
– Si le français et l’anglais doivent rester les langues de production de la recherche dans la région, est-il vraiment acquis que ces deux langues soient les seules à être utilisées pour la valorisation de la recherche ?
– Comment trouver un équilibre dans un écosystème de plus en plus multilingue ?
– Dans le but de diversifier les publics et les canaux de diffusion, devrions-nous envisager d’utiliser certaines langues locales africaines, en particulier pour les formats courts et dans le cadre d’approches de vulgarisation pour des publics plus larges ?
– Quelles leçons linguistiques l’édition publique de développement basée au Nord peut-elle tirer des pratiques informationnelles africaines et des stratégies éditoriales des chaînes destinées à un public panafricain ?
– Quelles sont les langues africaines qui émergent en tant que canaux de diffusion des connaissances sur le développement ?
– En matière de valorisation multilingue, faut-il privilégier la traduction ou chercher à favoriser l’émergence d’œuvres originales écrites directement dans les langues locales ?
Pour explorer ces questions et ces enjeux, participez à cet échange entre :
Mame-Penda BA, maître de conférences en sciences politiques à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal, rédactrice en chef de la nouvelle revue Global Africa et co-rédactrice du blog CIHA (Critical Investigations into Humanitarianism in Africa) ; et Bodiel FALL, spécialiste de programme à l’Institut de la Francophonie pour l’éducation et la formation (IFEF). Une session introduite par Thomas Melonio, directeur exécutif du département de l’innovation, de la stratégie et de la recherche à l’AFD, et animée par Étienne Charrière, directeur de publication à l’Agence Française de Développement Editions.
La discussion sera suivie d’une séance de questions-réponses avec les participants.