{"id":26616,"date":"2023-09-20T07:33:33","date_gmt":"2023-09-20T07:33:33","guid":{"rendered":"https:\/\/www.globalafricasciences.org\/series-issues\/education-science-technology-and-innovation-a-lever-for-african-development\/"},"modified":"2026-05-09T14:08:26","modified_gmt":"2026-05-09T14:08:26","slug":"education-science-technology-and-innovation-a-lever-for-african-development","status":"publish","type":"series-issues","link":"https:\/\/www.globalafricasciences.org\/fr\/issues\/numero-3\/education-science-technology-and-innovation-a-lever-for-african-development\/","title":{"rendered":"L&rsquo;Esti (\u00e9ducation, science, technologie et innovation), un levier pour le d\u00e9veloppement africain"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Ba&nbsp;: Bonjour Dr&nbsp;Ou\u00e9draogo, merci d\u2019avoir accept\u00e9 d\u2019\u00eatre interview\u00e9 pour ce dossier th\u00e9matique \u00ab&nbsp;Panafricanisme et recherche africaine&nbsp;\u00bb de la revue <em>Global Africa<\/em>. C\u2019est un grand plaisir de pouvoir \u00e9changer avec vous. Vous \u00e9tiez en charge, aux c\u00f4t\u00e9s de diff\u00e9rents commissaires, de la direction \u00c9ducation, Science, Technologie et Innovation de l\u2019Union africaine (UA). Pouvez-vous nous pr\u00e9senter votre direction&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dr&nbsp;Ou\u00e9draogo&nbsp;: C\u2019est un plaisir de pouvoir m\u2019entretenir avec vous.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur le plan historique, les questions li\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9ducation, \u00e0 la science et \u00e0 la technologie sont importantes pour l\u2019UA. En effet, elles \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 discut\u00e9es d\u00e8s les ind\u00e9pendances, et \u00e0 la cr\u00e9ation de l\u2019Organisation de l\u2019unit\u00e9 africaine (OUA) en&nbsp;1963, les p\u00e8res fondateurs en avaient fait une des priorit\u00e9s pour l\u2019Afrique.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, la Commission de coop\u00e9ration technique au sud du Sahara (CCTA), cr\u00e9\u00e9e d\u00e8s&nbsp;1950 par les puissances coloniales notamment fran\u00e7aise, britannique et belge, visait \u00e0 coordonner les actions de d\u00e9veloppement en Afrique et \u00e0 tisser des liens avec l\u2019Europe. Elle a \u00e9t\u00e9 absorb\u00e9e par l\u2019OUA \u00e0 travers la Commission scientifique, technique et de la recherche (CSTR) en&nbsp;1964, commission que j\u2019ai eu le privil\u00e8ge de diriger entre 2009 et 2012. Depuis sa cr\u00e9ation, suite \u00e0 plusieurs r\u00e9am\u00e9nagements, la CSTR a mis en \u0153uvre des programmes prioritaires de l\u2019UA en science et technologie \u00e0 travers l\u2019organisation de formations, s\u00e9minaires, colloques, ateliers, r\u00e9unions techniques, etc., et la coordination des activit\u00e9s des diff\u00e9rents sous-comit\u00e9s d\u2019experts interafricains dans des domaines sp\u00e9cifiques tels que la pharmacop\u00e9e africaine. La CSTR disposait de deux&nbsp;organismes permanents&nbsp;: le Bureau interafricain des sols (BIS) et le Conseil phytosanitaire interafricain (UA-IAPSC<a href=\"#_ftn1\" id=\"_ftnref1\"><sup>[1]<\/sup><\/a>). Ils ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9plac\u00e9s respectivement de Paris \u00e0 Bangui, en R\u00e9publique centrafricaine, et de Londres \u00e0 Yaound\u00e9, au Cameroun. Le BIS a ensuite \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9 au bureau de la CSTR \u00e0 Lagos. La CSTR a aussi coordonn\u00e9, entre autres, les activit\u00e9s du Bureau interafricain pour les ressources animales (Bira) et du Bureau de l\u2019Union africaine en charge de la recherche et d\u00e9veloppement sur les cultures vivri\u00e8res en zones semi-arides (UA-Safgrad), cr\u00e9\u00e9e pour apporter des solutions durables \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire suite aux s\u00e9cheresses des ann\u00e9es&nbsp;1970.<\/p>\n\n\n\n<p>Conform\u00e9ment au plan de Lagos&nbsp;1980<a href=\"#_ftn2\" id=\"_ftnref2\"><sup>[2]<\/sup><\/a> et \u00e0 la d\u00e9cision de Maputo&nbsp;2003<a href=\"#_ftn3\" id=\"_ftnref3\"><sup>[3]<\/sup><\/a>, beaucoup d\u2019institutions sous-r\u00e9gionales ont \u00e9t\u00e9 mises en place pour la recherche dans certains domaines sp\u00e9cifiques, y inclus le Centre d\u2019\u00e9tudes linguistiques et historiques par tradition orale (Celhto) \u00e0 Niamey (Niger), l\u2019Acad\u00e9mie africaine des langues (Acalan) \u00e0 Bamako (Mali), le Centre international d\u2019\u00e9ducation des filles et des femmes en Afrique (Cieffa) \u00e0 Ouagadougou (Burkina Faso), l\u2019Institut panafricain de l\u2019\u00e9ducation pour le d\u00e9veloppement (Iped) (ancien Bureau africain des sciences de l\u2019\u00e9ducation \u2013 Base) \u00e0 Kinshasa (R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo), l\u2019Universit\u00e9 panafricaine \u00e0 Yaound\u00e9 (Cameroun), et l\u2019Observatoire africain pour la science, la technologie et l\u2019innovation (Oasti), pour ne citer que celles-ci. En 2014, les \u00c9tats membres ont cr\u00e9\u00e9 le Conseil africain pour la recherche scientifique et l\u2019innovation (Carsi), dont le secr\u00e9tariat est le bureau de la CSTR actuellement bas\u00e9 \u00e0 Abuja (Nigeria).<\/p>\n\n\n\n<p>Avec l\u2019av\u00e8nement de l\u2019UA, la d\u00e9cision de Maputo en&nbsp;2003 a aussi permis la cr\u00e9ation du d\u00e9partement des Ressources humaines, Science et Technologie (RHST) qui est la structure \u00e0 laquelle se rapporte la CSTR. D\u00e8s lors, le RHST a eu pour mission de coordonner les politiques des \u00c9tats membres dans le domaine de l\u2019\u00e9ducation, la science et la technologie et \u00e0 cet effet, avait des bras techniques, dont la CSTR et le bureau en charge de la science et de la technologie du Nouveau partenariat pour le d\u00e9veloppement de l\u2019Afrique (Nepad). Le d\u00e9partement avait aussi en charge la question de la jeunesse, son d\u00e9veloppement, son autonomisation et sa contribution inclusive au d\u00e9veloppement africain. Plusieurs programmes et strat\u00e9gies ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9s dont le Plan d\u2019action consolid\u00e9 (CPA) pour la science et la technologie, puis tout derni\u00e8rement la Strat\u00e9gie africaine de la science, la technologie et l\u2019innovation (Stisa-2024), la Strat\u00e9gie continentale pour l\u2019\u00e9ducation en Afrique (Cesa&nbsp;16-25), la strat\u00e9gie et la politique africaines de l\u2019espace. La pr\u00e9sente r\u00e9forme de l\u2019UA, commenc\u00e9e en&nbsp;2016 et toujours en cours, a renomm\u00e9 le service&nbsp;: \u00ab&nbsp;d\u00e9partement \u00c9ducation, Science, Technologie et Innovation&nbsp;\u00bb. Dans un souci de coh\u00e9rence et de r\u00e9partition ad\u00e9quate des t\u00e2ches, ce d\u00e9partement a \u00e9t\u00e9 charg\u00e9 d\u2019\u00e9laborer et d\u2019harmoniser des politiques et des programmes dans les domaines de l\u2019\u00e9ducation, de la science, de la technologie, de l\u2019espace et de l\u2019innovation, et ce afin de promouvoir une croissance inclusive et un d\u00e9veloppement durable en Afrique, en vue d\u2019atteindre les objectifs de l\u2019UA et de l\u2019Agenda&nbsp;2063, et contribuer ainsi \u00e0 l\u2019Agenda mondial. Ses principales fonctions sont&nbsp;: \u00eatre le fer de lance du d\u00e9veloppement de syst\u00e8mes d\u2019\u00e9ducation et de formation de qualit\u00e9, pertinents et harmonis\u00e9s r\u00e9pondant aux besoins de d\u00e9veloppement social et humain de l\u2019Afrique&nbsp;; la promotion et le renforcement des capacit\u00e9s du continent en mati\u00e8re d\u2019espace, de science, de technologie et d\u2019innovation&nbsp;; coordonner et d\u00e9velopper des projets phares de l\u2019UA et des initiatives propres sur l\u2019Universit\u00e9 panafricaine (UPA) et l\u2019universit\u00e9 virtuelle africaine, la strat\u00e9gie africaine de l\u2019espace extra-atmosph\u00e9rique.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ba&nbsp;: L\u2019UA est l\u2019institution panafricaine par excellence. En quoi les th\u00e9matiques que vous avez en charge participent-elles au projet panafricain&nbsp;? Nous faisons r\u00e9f\u00e9rence non seulement \u00e0 la construction politique du panafricanisme, mais aussi aux objectifs \u00e9conomiques et sociaux du projet.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dr&nbsp;Ou\u00e9draogo&nbsp;: Lors de mon passage \u00e0 l\u2019UA, j\u2019avais en charge plusieurs th\u00e9matiques qui ont d\u2019ailleurs eu l\u2019approbation des \u00c9tats membres pour leur mise en \u0153uvre.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces programmes d\u00e9coulent g\u00e9n\u00e9ralement des diff\u00e9rentes strat\u00e9gies africaines notamment la Stisa-2024, la Cesa&nbsp;16-25, la politique et la strat\u00e9gie africaines de l\u2019espace. Elles forment l\u2019ossature de l\u2019Agenda&nbsp;2063 dans le domaine de l\u2019\u00e9ducation, la science et la technologie. Elles contribuent \u00e0 l\u2019int\u00e9gration du continent, \u00e0 son d\u00e9veloppement socio\u00e9conomique par la science et la technologie, et \u00e0 r\u00e9soudre les d\u00e9fis cl\u00e9s avec un capital humain form\u00e9. L\u2019\u00e9ducation, la science et la technologie constituaient un volet transversal et devaient contribuer \u00e0 la mise en \u0153uvre des sept&nbsp;aspirations de l\u2019Agenda&nbsp;2063. Nous collaborions donc avec tous les d\u00e9partements de la commission de l\u2019UA pour l\u2019atteinte des objectifs d\u2019une Afrique int\u00e9gr\u00e9e, en paix et prosp\u00e8re. L\u2019UPA a donc ajout\u00e9 \u00e0 son programme, par exemple, l\u2019enseignement de l\u2019histoire g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019Afrique. La diaspora africaine \u00e9tait mise \u00e0 contribution pour le d\u00e9veloppement des strat\u00e9gies et des programmes, ainsi que dans les r\u00e9unions minist\u00e9rielles sectorielles.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ba&nbsp;: Depuis la cr\u00e9ation de l\u2019OUA en&nbsp;1963, beaucoup de choses ont \u00e9t\u00e9 faites. Pouvez-vous donner des exemples de success-stories, de strat\u00e9gies en faveur de la science (Stim<a href=\"#_ftn4\" id=\"_ftnref4\"><sup><strong><sup>[4]<\/sup><\/strong><\/sup><\/a> et SHS<a href=\"#_ftn5\" id=\"_ftnref5\"><sup><strong><sup>[5]<\/sup><\/strong><\/sup><\/a>) qui ont transform\u00e9 l\u2019espace panafricain de la recherche et de l\u2019\u00e9ducation&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dr&nbsp;Ou\u00e9draogo&nbsp;: D\u2019une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, les sciences et l\u2019\u00e9ducation jouent un r\u00f4le majeur dans la mise en \u0153uvre des dix&nbsp;premi\u00e8res ann\u00e9es de l\u2019Agenda&nbsp;2063. La Stisa-2024 a \u00e9t\u00e9 la premi\u00e8re d\u2019une s\u00e9rie de cinq&nbsp;strat\u00e9gies. Elle vise essentiellement \u00e0 l\u2019acc\u00e9l\u00e9ration de la transition de l\u2019Afrique vers une \u00e9conomie fond\u00e9e sur l\u2019innovation et la connaissance. La politique et la strat\u00e9gie africaines de l\u2019espace est l\u2019un des huit&nbsp;premiers projets phares de l\u2019Agenda&nbsp;2063. Ces strat\u00e9gies et ces politiques n\u2019ont de la valeur que si les acteurs concourent \u00e0 les d\u00e9ployer sur le terrain au b\u00e9n\u00e9fice des populations.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le domaine de l\u2019agriculture, un exemple d\u2019action qui a significativement contribu\u00e9 \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire est la recherche et la vulgarisation de vari\u00e9t\u00e9s pr\u00e9coces et extra pr\u00e9coces de ma\u00efs, de ni\u00e9b\u00e9 et de petit mil en Afrique de l\u2019Ouest et du Centre gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019action de l\u2019UA-Safgrad, en collaboration avec les centres internationaux de recherche agricole<a href=\"#_ftn6\" id=\"_ftnref6\"><sup>[6]<\/sup><\/a>. Les activit\u00e9s du Bira ont contribu\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9radication de la peste bovine en Afrique et \u00e0 la protection et la valorisation des ressources animales du continent en g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019UA, en collaboration avec l\u2019Union europ\u00e9enne (UE), a mis en place le prix Kwame Nkrumah pour l\u2019excellence dans le domaine des sciences, et plus r\u00e9cemment le prix de l\u2019enseignant a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 dans le but de promouvoir les bonnes pratiques dans ces domaines. Les bourses de recherche attribu\u00e9es par l\u2019UA et ses partenaires ont permis la mise en r\u00e9seaux de plusieurs milliers de chercheurs africains pour r\u00e9soudre des th\u00e9matiques ch\u00e8res au continent telles la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire ou les \u00e9nergies renouvelables. Ces bonnes pratiques sont mises en \u0153uvre en collaboration avec les Communaut\u00e9s \u00e9conomiques r\u00e9gionales (CER) qui sont encourag\u00e9es \u00e0 se les approprier et \u00e0 les promouvoir aussi au niveau des pays.<\/p>\n\n\n\n<p>La mise en place de l\u2019UPA et de l\u2019Universit\u00e9 virtuelle africaine a permis de renforcer la formation de plus de 1000 \u00e9tudiants de niveau master et doctorat dans les domaines des Stim et des SHS sur le continent. Des recherches ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es sur des th\u00e9matiques africaines et des \u00e9tudiants ont enregistr\u00e9 des brevets aupr\u00e8s des organisations de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle. La mobilit\u00e9 acad\u00e9mique interafricaine a permis d\u2019augmenter le nombre d\u2019inscriptions des \u00e9tudiants africains dans les universit\u00e9s africaines gr\u00e2ce aux bourses d\u2019\u00e9tudes et de recherche, et de ce fait \u00e9viter la fuite des cerveaux dans les pays occidentaux.<\/p>\n\n\n\n<p>La th\u00e8se selon laquelle on peut mieux faire \u00e0 l\u2019UA est indiscutable, mais il faut aussi reconna\u00eetre que l\u2019UA a eu beaucoup d\u2019initiatives et de success-stories peu connues du grand public soit par manque de publicit\u00e9, soit par fausse appropriation.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ba&nbsp;: Qu\u2019en est-il de la coop\u00e9ration avec les CER et les organisations pour la recherche et la formation comme le Codesria<a href=\"#_ftn7\" id=\"_ftnref7\"><sup><strong><sup>[7]<\/sup><\/strong><\/sup><\/a> ou le Cames<a href=\"#_ftn8\" id=\"_ftnref8\"><sup><strong><sup>[8]<\/sup><\/strong><\/sup><\/a>&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dr&nbsp;Ou\u00e9draogo&nbsp;: Les CER servent de fondation de l\u2019UA. Une coop\u00e9ration tacite existe donc entre ces institutions et la commission pour l\u2019organisation de r\u00e9unions, dont le but est d\u2019harmoniser les politiques des diff\u00e9rents pays et r\u00e9gions. Le plan de mise en \u0153uvre des dix&nbsp;premi\u00e8res ann\u00e9es de l\u2019Agenda&nbsp;2063, et conform\u00e9ment \u00e0 la r\u00e9forme de l\u2019UA, implique une r\u00e9partition des actions et des activit\u00e9s aux niveaux national, r\u00e9gional et continental. Une r\u00e9union de coordination entre l\u2019UA et les CER a lieu une fois par an pour le suivi de l\u2019Agenda&nbsp;2063 et la coordination des activit\u00e9s des diff\u00e9rentes composantes de l\u2019UA. Concernant les organisations de recherche, l\u2019UA signe des protocoles d\u2019accord (MOU) avec ces organisations selon leurs domaines d\u2019attribution et leur capacit\u00e9 dans la recherche pour l\u2019\u00e9laboration de strat\u00e9gies et de programmes. Ainsi, l\u2019Acad\u00e9mie africaine des sciences travaille avec l\u2019UA pour mettre en \u0153uvre la Stisa-2024, par voie de d\u00e9l\u00e9gation. Le Forum pour la recherche agricole en Afrique (Fara) et le RUFORUM<a href=\"#_ftn9\" id=\"_ftnref9\"><sup>[9]<\/sup><\/a> collaborent \u00e0 la mise en place du pilier&nbsp;1 de la Stisa-2024 sur l\u2019\u00e9radication de la faim \u00e0 travers le volet recherche et formation dans le domaine de l\u2019agriculture. Concernant le Codesria, nous avons particip\u00e9, avec le commissaire en charge des affaires \u00e9conomiques, \u00e0 une de leurs conf\u00e9rences au Ghana en&nbsp;2019, un think tank relatif aux sciences sociales tr\u00e8s utile pour le continent. Je vois en filigrane une coop\u00e9ration avec l\u2019UPA, surtout avec l\u2019Institut de la gouvernance et les SHS, relative au suivi de l\u2019Agenda&nbsp;2063. La question de rendre les curriculums plus adapt\u00e9s aux besoins du march\u00e9 du travail interpelle la commission \u00e0 collaborer avec le Cames. En 2015, nous avons travaill\u00e9 ensemble sur l\u2019assurance qualit\u00e9 de l\u2019enseignement sup\u00e9rieur, ceci en pr\u00e9lude \u00e0 la mise en place d\u2019un cadre panafricain. Mais il faut l\u2019avouer, la collaboration pourrait \u00eatre plus approfondie. La commission a aussi travaill\u00e9 avec l\u2019Unesco pour la reconnaissance des \u00e9tudes et des certificats, grades et autres titres de l\u2019enseignement sup\u00e9rieur dans les \u00c9tats africains. Cela y va de l\u2019int\u00e9gration du continent et de la mobilit\u00e9 des enseignants et des \u00e9tudiants.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ba&nbsp;: Nous voudrions revenir sur le Celhto et l\u2019Acalan, leur importance pour l\u2019Afrique et le monde. Ce sont des organisations mal connues des Africains.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dr&nbsp;Ou\u00e9draogo&nbsp;: En effet, beaucoup de bureaux sp\u00e9cialis\u00e9s de l\u2019UA, importants de par leur mandat et au regard du travail accompli, restent peu connus. On peut citer, entre autres, le Celhto et l\u2019Acalan, de l\u2019Oasti et de l\u2019Iped. Ils ont publi\u00e9 beaucoup d\u2019ouvrages importants pour l\u2019Afrique, et sont bien plac\u00e9s quant \u00e0 la promotion du panafricanisme et la contribution historique du continent pour l\u2019humanit\u00e9. La question des langues africaines fut une question identitaire soulev\u00e9e d\u00e8s les premi\u00e8res heures de l\u2019OUA, et elle reste d\u2019actualit\u00e9. Ces institutions m\u00e9ritent beaucoup plus de soutien concernant l\u2019actualisation de leur mandat, du personnel ad\u00e9quat et des ressources, tout ce qui peut \u00eatre revu dans le cadre de la r\u00e9forme des bureaux techniques sp\u00e9cialis\u00e9s de l\u2019UA, mais qui se fait attendre.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ba&nbsp;: En quoi consistent la politique et la strat\u00e9gie africaines de l\u2019espace&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dr&nbsp;Ou\u00e9draogo&nbsp;: En 2012, beaucoup de conseils minist\u00e9riels ont \u00e9t\u00e9 organis\u00e9s sur la question de l\u2019espace en Afrique impliquant les ministres en charge de l\u2019information et de la culture, ceux des infrastructures et de l\u2019\u00e9nergie, ceux de la m\u00e9t\u00e9orologie, et ceux des sciences et de la technologie. Ces derniers ont demand\u00e9 \u00e0 la commission de l\u2019UA de cr\u00e9er un groupe de travail participatif compos\u00e9 d\u2019experts africains pour \u00e9tudier la mise en place de la strat\u00e9gie et de la politique africaines de l\u2019espace. Le but \u00e9tait de mobiliser les ressources africaines pour un d\u00e9veloppement harmonieux du continent. C\u2019\u00e9tait \u00e0 Brazzaville durant la 11<sup>e<\/sup>&nbsp;session de l\u2019Amcost<a href=\"#_ftn10\" id=\"_ftnref10\"><sup>[10]<\/sup><\/a> en&nbsp;2012. Cette directive des ministres a abouti \u00e0 l\u2019adoption de documents statutaires pour ces strat\u00e9gies, ainsi que celles relatives \u00e0 l\u2019agence spatiale africaine charg\u00e9e de la mise en \u0153uvre des programmes d\u00e9coulant de ces politiques. Essentiellement pilot\u00e9e par des experts africains, cette strat\u00e9gie a pos\u00e9 les bases d\u2019un d\u00e9veloppement coordonn\u00e9 des technologies spatiales \u00e0 des fins pacifiques, pour le d\u00e9veloppement africain. Cette politique a pour objectifs principaux l\u2019utilisation de la science et de la technologie spatiales pour tirer des avantages socio\u00e9conomiques optimaux, am\u00e9liorer la qualit\u00e9 de vie des Africains et cr\u00e9er de la richesse. Pour cela, il faut d\u00e9velopper les infrastructures locales, le capital humain et les capacit\u00e9s qui desservent un march\u00e9 africain r\u00e9pondant aux besoins d\u2019informations g\u00e9ospatiales et spatiales. La strat\u00e9gie africaine de l\u2019espace fournit un cadre pour tous les acteurs public et priv\u00e9 africains pour d\u00e9velopper des initiatives, avec une vision collective \u00e0 long terme. Elle a mis en place les bases du d\u00e9veloppement et coordonn\u00e9 des technologies&nbsp;: l\u2019observation de la Terre&nbsp;; la communication satellitaire, la navigation, le positionnement et le timing&nbsp;; l\u2019astronomie et les sciences de l\u2019espace.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec ces documents-cadres, l\u2019UA s\u2019est offert un outil pour promouvoir la technologie spatiale dans un contexte de d\u00e9veloppement durable.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ba&nbsp;: Le monde africain n\u2019est pas toujours \u00e0 la table des r\u00e9solutions de probl\u00e8mes cruciaux de notre temps. Les questions environnementales, sanitaires, de d\u00e9mocratie, de paix internationale, de bien-\u00eatre mat\u00e9riel des populations, nous le savons, sont aussi des probl\u00e8mes locaux. Ainsi, les \u00c9tats africains ont compris la n\u00e9cessit\u00e9 de financer la recherche africaine \u00e0 hauteur de 1&nbsp;% du PIB des pays du continent. Comment appr\u00e9ciez-vous cet engagement&nbsp;? Pourquoi aucun pays n\u2019est encore parvenu \u00e0 atteindre cet objectif&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dr&nbsp;Ou\u00e9draogo&nbsp;: Nous ne pouvons occulter la faible participation de l\u2019Afrique \u00e0 la r\u00e9solution de ces questions. En effet, nous avons pris l\u2019habitude de faire appel aux autres pour trouver des solutions \u00e0 nos propres d\u00e9fis. D\u00e9j\u00e0 \u00e0 Lagos en&nbsp;1980, les chefs d\u2019\u00c9tat faisaient cas du paradoxe africain&nbsp;: un continent riche mais avec des citoyens pauvres. Malgr\u00e9 les diff\u00e9rentes avanc\u00e9es, en&nbsp;2017 le conseil ex\u00e9cutif a tenu une r\u00e9union extraordinaire \u00e0 Nairobi pour apporter des solutions idoines. La bonne volont\u00e9 et les meilleurs textes existent au sein de l\u2019UA, mais leur application laisse \u00e0 d\u00e9sirer. C\u2019est ainsi que la d\u00e9cision de 1&nbsp;% initialement prise dans le plan d\u2019action de Lagos, et reprise dans la d\u00e9cision de Khartoum en&nbsp;2006, n\u2019a pas rencontr\u00e9 le succ\u00e8s escompt\u00e9. Selon Stisa-2024 et le rapport du Nepad sur les perspectives de l\u2019innovation africaine de&nbsp;2019, la d\u00e9cision appelle les pays africains \u00e0 augmenter leurs d\u00e9penses int\u00e9rieures brutes n\u00e9cessaires pour renforcer les comp\u00e9tences techniques de l\u2019Afrique, am\u00e9liorer les infrastructures de recherche, de capacit\u00e9 d\u2019innovation et d\u2019entrepreneuriat et cr\u00e9er un environnement politique propice pour acc\u00e9l\u00e9rer \u00ab&nbsp;la transition de l\u2019Afrique vers une \u00e9conomie de la connaissance ax\u00e9e sur l\u2019innovation<a href=\"#_ftn11\" id=\"_ftnref11\"><sup>[11]<\/sup><\/a>&nbsp;\u00bb. Ainsi, l\u2019Observatoire africain pour la science, la technologie et l\u2019innovation (Aosti) et l\u2019Initiative africaine sur les indicateurs de la science, de la technologie et de l\u2019innovation (Aisti) apportent un soutien aux pays africains pour collecter des donn\u00e9es sur les indicateurs Science, technologie et innovation (STI) et en g\u00e9n\u00e9rer de nouveaux, afin de suivre la mise en \u0153uvre des d\u00e9cisions relatives \u00e0 la performance des STI dans nos pays. Les champions dans son application sont le Rwanda et l\u2019Afrique du Sud qui ont effleur\u00e9 le taux de 1&nbsp;% pour une seule ann\u00e9e. On a tendance \u00e0 croire que nous prenons les d\u00e9cisions sans pour autant \u00e9valuer les co\u00fbts et les cons\u00e9quences de leur application. Ainsi, la plupart des strat\u00e9gies ne sont pas financi\u00e8rement \u00e9valu\u00e9es, encore moins pourvues d\u2019un budget ad\u00e9quat. En r\u00e9alit\u00e9, les investissements dans la recherche et l\u2019\u00e9ducation ne donnent pas de r\u00e9sultats imm\u00e9diats voulus par les dirigeants, qui jettent g\u00e9n\u00e9ralement leur d\u00e9volu sur les projets de courte dur\u00e9e, et optent pour le saupoudrage budg\u00e9taire.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais l\u2019horizon s\u2019\u00e9claircit, le r\u00e9veil africain se fait doucement, mais s\u00fbrement. Il s\u2019inscrit dans le long terme comme toutes les histoires des continents. Il y a beaucoup plus d\u2019Africains \u00e9duqu\u00e9s aujourd\u2019hui gr\u00e2ce aux Objectifs de d\u00e9veloppement durable (ODD) et aux Objectifs du mill\u00e9naire pour le d\u00e9veloppement (OMD) qui contribuent au d\u00e9veloppement global, bien que les r\u00e9sultats de ces plans globaux soient mitig\u00e9s pour le continent. Mais la jeunesse africaine, dynamique et \u00e9clair\u00e9e, est de plus en plus consciente de la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019un changement de paradigme afin de transformer l\u2019Afrique en \u00ab&nbsp;eldorado&nbsp;\u00bb. Je crois que cette marche pour la transformation du continent est in\u00e9luctable.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ba&nbsp;: Tout comme la question du financement, la d\u00e9connexion entre le monde de la recherche, celui de l\u2019entreprise et les politiques publiques est une des faiblesses majeures des pays africains. Comment participez-vous \u00e0 r\u00e9sorber cela, afin que les secteurs public et priv\u00e9 mettent en pratique les r\u00e9sultats de la recherche&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dr&nbsp;Ou\u00e9draogo&nbsp;: L\u2019innovation n\u00e9cessite la participation active du politique, de la recherche et du secteur priv\u00e9. Cette complicit\u00e9 semble naturelle dans les pays d\u00e9velopp\u00e9s alors qu\u2019en Afrique, des d\u00e9fis demeurent. \u00c0&nbsp;la Commission de l\u2019UA (CUA), nos actions concernaient essentiellement les diff\u00e9rentes politiques communautaires, le secteur priv\u00e9 \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 dans l\u2019\u00e9laboration de ces politiques. Dans le domaine de l\u2019\u00e9ducation, le priv\u00e9 est aujourd\u2019hui incontournable pour g\u00e9rer les flux d\u2019apprenants. De m\u00eame, la mise en place de centres d\u2019incubation \u00e0 l\u2019UPA vise \u00e0 rendre le partenariat recherche, public et priv\u00e9 gagnant-gagnant. Des r\u00e9unions d\u2019experts productives ont \u00e9t\u00e9 tenues pour r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 un d\u00e9veloppement harmonieux. Les parlementaires africains ont \u00e9t\u00e9 form\u00e9s afin de briser la barri\u00e8re entre ces trois&nbsp;secteurs qui influence n\u00e9gativement le financement de la recherche, et en d\u00e9consid\u00e8re les r\u00e9sultats. En&nbsp;2014, l\u2019UA a cr\u00e9\u00e9 le Forum africain pour la recherche et l\u2019innovation (Fari) \u00e0 Brazzaville, il vise \u00e0 mettre en relation la recherche, les politiques et les utilisateurs des r\u00e9sultats de la recherche. De tels forums sont mis en place dans la plupart des pays, par exemple le Forum de la recherche scientifique et des innovations technologiques (FRSIT) au Burkina Faso.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ba&nbsp;: L\u2019actualit\u00e9 de la recherche pose la n\u00e9cessit\u00e9 de la d\u00e9colonialit\u00e9 des savoirs. En tant qu\u2019institution panafricaine, vous r\u00e9fl\u00e9chissez certainement au besoin de centrer l\u2019Afrique. Quelle est la place des sciences endog\u00e8nes comme les m\u00e9decines traditionnelles, les savoirs environnementaux locaux, etc.&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dr&nbsp;Ou\u00e9draogo&nbsp;: Le plan d\u2019action de Lagos appelle \u00e0 une coop\u00e9ration entre les pays africains dans la pr\u00e9servation, la protection et l\u2019am\u00e9lioration de l\u2019environnement naturel. La question de la m\u00e9decine traditionnelle a \u00e9t\u00e9 prise en compte par le Comit\u00e9 interafricain sur la m\u00e9decine traditionnelle et les plantes m\u00e9dicinales. Gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019effort des experts africains, l\u2019UA a publi\u00e9 la pharmacop\u00e9e africaine version&nbsp;1 et&nbsp;2. Durant la pand\u00e9mie en 2020, il y a eu un regain de la recherche pour l\u2019utilisation de la m\u00e9decine traditionnelle et des plantes m\u00e9dicinales pour son traitement. Pratiquement tous les pays africains disposent de centres de recherche sur cette m\u00e9decine, \u00e0 des niveaux diff\u00e9rents. Du fait m\u00eame de la chert\u00e9 de la m\u00e9decine moderne, la m\u00e9decine traditionnelle est une solution pour les populations, surtout les plus d\u00e9munies. L\u2019UA s\u2019est lanc\u00e9e dans des programmes de documentation, de conservation et d\u2019utilisation des savoir-faire traditionnels, de la culture et du folklore avec la cr\u00e9ation de l\u2019Organisation panafricaine de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle (Opapi) dont le si\u00e8ge sera \u00e0 Tunis.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est important de continuer \u00e0 documenter ces savoirs en phytoth\u00e9rapie et de faire les \u00e9valuations n\u00e9cessaires, en d\u00e9finissant un protocole accept\u00e9 par la majorit\u00e9. D\u00e9tecter les lacunes nous permettra de d\u00e9finir des axes de recherche pour pallier ce manque. La protection des savoirs traditionnels, sa gouvernance au niveau continental et leur utilisation pour l\u2019innovation et l\u2019am\u00e9lioration des moyens de subsistance des Africains sont des domaines importants \u00e0 ne pas n\u00e9gliger. L\u2019espoir est mis sur la jeunesse africaine en pleine croissance.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ba&nbsp;: M\u00eame si la Zone de libre-\u00e9change continentale africaine (Zlecaf) est une avanc\u00e9e sur le plan \u00e9conomique, la libre circulation des personnes est extr\u00eamement probl\u00e9matique sur le continent. Il n\u2019existe toujours pas de passeport africain et les frais de visa sont les plus \u00e9lev\u00e9s au monde, alors que faire de la recherche est synonyme de mobilit\u00e9. Quel r\u00f4le l\u2019UA doit-elle jouer dans ce processus&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dr&nbsp;Ou\u00e9draogo&nbsp;: L\u2019Agenda&nbsp;2063, \u00e0 son lancement, a promulgu\u00e9 huit&nbsp;projets phares, dont la Zlecaf, le passeport africain et la libre circulation des personnes. Ce projet visait \u00e0 s\u2019affranchir des fronti\u00e8res par la d\u00e9livrance de visas, afin d\u2019am\u00e9liorer la libre circulation des citoyens dans tous les pays africains avant&nbsp;2018. La Zlecaf a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de la mobilisation de l\u2019ex-pr\u00e9sident nig\u00e9rien Mahamadou Issoufou qui avec ses pairs ont travaill\u00e9 dur pour sa mise en \u0153uvre. Le projet de zone de libre-\u00e9change \u00e9conomique \u00e9tait dans le c\u0153ur des p\u00e8res fondateurs de l\u2019OUA d\u00e8s&nbsp;1963. Ils voulaient une Afrique qui, au lendemain des ind\u00e9pendances, formerait ses enfants dans des domaines tels que la science, la technologie ou la gouvernance, qui pourraient ainsi prendre la rel\u00e8ve du colon, mais aussi pour que les pays du continent aient une \u00e9conomie interd\u00e9pendante.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019Aspiration&nbsp;2<a href=\"#_ftn12\" id=\"_ftnref12\"><sup>[12]<\/sup><\/a> de l\u2019Agenda&nbsp;2063 envisage \u00ab&nbsp;un continent int\u00e9gr\u00e9, politiquement uni et bas\u00e9 sur les id\u00e9aux de la renaissance de l\u2019Afrique&nbsp;\u00bb. D\u2019ici&nbsp;2063, l\u2019Afrique devrait \u00eatre un continent aux fronti\u00e8res homog\u00e8nes, avec des ressources transfrontali\u00e8res g\u00e9r\u00e9es par le dialogue. Un continent o\u00f9 la libre circulation des personnes, des capitaux, des biens et des services se traduira par une augmentation significative des \u00e9changes et des investissements entre les pays africains, ce qui renforcera la place de l\u2019Afrique dans le commerce mondial.<\/p>\n\n\n\n<p>Il convient de noter que le passeport africain existe, mais actuellement il est limit\u00e9 au personnel de l\u2019UA et aux chefs d\u2019\u00c9tat, il n\u2019est pas accept\u00e9 en dehors du continent. Pire encore, certains pays africains exigent l\u2019obtention pr\u00e9alable de visa. La commission de l\u2019UA travaille en collaboration avec l\u2019Organisation de l\u2019aviation civile internationale (Oaci) et l\u2019Organisation internationale pour les migrations (OIM) pour fournir l\u2019appui technique n\u00e9cessaire aux \u00c9tats membres afin de d\u00e9livrer un passeport africain aux citoyens.<\/p>\n\n\n\n<p>Le premier rapport continental sur la mise en \u0153uvre de l\u2019Agenda&nbsp;2063, publi\u00e9 en&nbsp;2020, note que le protocole au trait\u00e9 instituant la Communaut\u00e9 \u00e9conomique africaine relatif \u00e0 la libre circulation des personnes, le droit de s\u00e9jour et le droit d\u2019\u00e9tablissement a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9 en janvier&nbsp;2018. La vulgarisation du protocole sur la libre circulation des personnes a \u00e9t\u00e9 entreprise \u2013 impliquant les \u00c9tats membres et les CER en vue d\u2019obtenir les quinze ratifications requises pour son entr\u00e9e en vigueur. Mieux, 32&nbsp;\u00c9tats membres ont sign\u00e9 le protocole mais seul, le Rwanda, l\u2019a ratifi\u00e9 et mis en application. L\u2019\u00c9thiopie avait aussi commenc\u00e9 \u00e0 d\u00e9livrer des visas mais la situation interne du pays en&nbsp;2021 a fragilis\u00e9 cette d\u00e9cision.<\/p>\n\n\n\n<p>La vision de l\u2019UA et les objectifs de l\u2019Agenda&nbsp;2063 ne sont pas hors de port\u00e9e pour le continent au vu de sa richesse, sa population grandissante et sa jeunesse dynamique tr\u00e8s entreprenante. J\u2019ose donc croire que le d\u00e9veloppement africain, l\u2019Afrique que nous voulons, est atteignable, notre futur est entre nos propres mains.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading\"><a href=\"#_ftnref1\" id=\"_ftn1\"><sup>[1]<\/sup><\/a> Inter-African Phytosanitary Council. https:\/\/auiapsc.org\/fr\/<\/h1>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref2\" id=\"_ftn2\"><sup>[2]<\/sup><\/a> Plan d\u2019action de Lagos pour la mise en application de la strat\u00e9gie de Monrovia pour le d\u00e9veloppement \u00e9conomique de l\u2019Afrique.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref3\" id=\"_ftn3\"><sup>[3]<\/sup><\/a> Rapport de la 3\u00e8me session ordinaire du conseil ex\u00e9cutif sur la structure, les besoins en ressources humaines et les conditions de service du personnel de la commission de l\u2019UA et de ses implications financi\u00e8res. Ce conseil s\u2019est tenu du 4-8 Juillet 2003 \u00e0 Maputo au Mozambique.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref4\" id=\"_ftn4\"><sup>[4]<\/sup><\/a> Science, technologie, ing\u00e9nierie et math\u00e9matiques.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref5\" id=\"_ftn5\"><sup>[5]<\/sup><\/a> Sciences humaines et sociales.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref6\" id=\"_ftn6\"><sup>[6]<\/sup><\/a> L\u2019Institut international de l\u2019agriculture tropicale (Iita), l\u2019Institut international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides (Icrisat) et le Centre international pour l\u2019am\u00e9lioration du ma\u00efs et du bl\u00e9 (Cimmyt).<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref7\" id=\"_ftn7\"><sup>[7]<\/sup><\/a> Conseil pour le d\u00e9veloppement de la recherche en sciences sociales en Afrique.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref8\" id=\"_ftn8\"><sup>[8]<\/sup><\/a> Conseil africain et malgache pour l\u2019enseignement sup\u00e9rieur.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref9\" id=\"_ftn9\"><sup>[9]<\/sup><\/a> Regional Universities Forum for Capacity Building in Agriculture.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref10\" id=\"_ftn10\"><sup>[10]<\/sup><\/a> Conseil minist\u00e9riel africain sur la science et la technologie.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref11\" id=\"_ftn11\"><sup>[11]<\/sup><\/a> https:\/\/au.int\/sites\/default\/files\/documents\/37448-doc-stisa-2024_french.pdf<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref12\" id=\"_ftn12\"><sup>[12]<\/sup><\/a> https:\/\/au.int\/fr\/agenda2063\/aspirations<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":4540,"template":"","meta":[],"series-categories":[1349],"cat-articles":[1143],"keywords":[],"ppma_author":[502,422],"class_list":["post-26616","series-issues","type-series-issues","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","series-categories-numero-3","cat-articles-champ","author-mahama-ouedraogo-fr","author-mame-penda-ba-fr"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.6 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>L&#039;Esti (\u00e9ducation, science, technologie et innovation), un levier pour le d\u00e9veloppement africain | Global Africa<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.globalafricasciences.org\/issues\/numero-3\/education-science-technology-and-innovation-a-lever-for-african-development\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"L&#039;Esti (\u00e9ducation, science, technologie et innovation), un levier pour le d\u00e9veloppement africain | Global Africa\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Ba&nbsp;: Bonjour Dr&nbsp;Ou\u00e9draogo, merci d\u2019avoir accept\u00e9 d\u2019\u00eatre interview\u00e9 pour ce dossier th\u00e9matique \u00ab&nbsp;Panafricanisme et recherche africaine&nbsp;\u00bb de la revue Global Africa. C\u2019est un grand plaisir de pouvoir \u00e9changer avec vous. Vous \u00e9tiez en charge, aux c\u00f4t\u00e9s de diff\u00e9rents commissaires, de la direction \u00c9ducation, Science, Technologie et Innovation de l\u2019Union africaine (UA). Pouvez-vous nous pr\u00e9senter votre direction&nbsp;? Dr&nbsp;Ou\u00e9draogo&nbsp;: C\u2019est un plaisir de pouvoir m\u2019entretenir avec vous. Sur le plan historique, les questions li\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9ducation, \u00e0 la science et \u00e0 la technologie sont importantes pour l\u2019UA. En effet, elles \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 discut\u00e9es d\u00e8s les ind\u00e9pendances, et \u00e0 la cr\u00e9ation de l\u2019Organisation de l\u2019unit\u00e9 africaine (OUA) en&nbsp;1963, les p\u00e8res fondateurs en avaient fait une des priorit\u00e9s pour l\u2019Afrique. Ainsi, la Commission de coop\u00e9ration technique au sud du Sahara (CCTA), cr\u00e9\u00e9e d\u00e8s&nbsp;1950 par les puissances coloniales notamment fran\u00e7aise, britannique et belge, visait \u00e0 coordonner les actions de d\u00e9veloppement en Afrique et \u00e0 tisser des liens avec l\u2019Europe. Elle a \u00e9t\u00e9 absorb\u00e9e par l\u2019OUA \u00e0 travers la Commission scientifique, technique et de la recherche (CSTR) en&nbsp;1964, commission que j\u2019ai eu le privil\u00e8ge de diriger entre 2009 et 2012. Depuis sa cr\u00e9ation, suite \u00e0 plusieurs r\u00e9am\u00e9nagements, la CSTR a mis en \u0153uvre des programmes prioritaires de l\u2019UA en science et technologie \u00e0 travers l\u2019organisation de formations, s\u00e9minaires, colloques, ateliers, r\u00e9unions techniques, etc., et la coordination des activit\u00e9s des diff\u00e9rents sous-comit\u00e9s d\u2019experts interafricains dans des domaines sp\u00e9cifiques tels que la pharmacop\u00e9e africaine. La CSTR disposait de deux&nbsp;organismes permanents&nbsp;: le Bureau interafricain des sols (BIS) et le Conseil phytosanitaire interafricain (UA-IAPSC[1]). Ils ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9plac\u00e9s respectivement de Paris \u00e0 Bangui, en R\u00e9publique centrafricaine, et de Londres \u00e0 Yaound\u00e9, au Cameroun. Le BIS a ensuite \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9 au bureau de la CSTR \u00e0 Lagos. La CSTR a aussi coordonn\u00e9, entre autres, les activit\u00e9s du Bureau interafricain pour les ressources animales (Bira) et du Bureau de l\u2019Union africaine en charge de la recherche et d\u00e9veloppement sur les cultures vivri\u00e8res en zones semi-arides (UA-Safgrad), cr\u00e9\u00e9e pour apporter des solutions durables \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire suite aux s\u00e9cheresses des ann\u00e9es&nbsp;1970. Conform\u00e9ment au plan de Lagos&nbsp;1980[2] et \u00e0 la d\u00e9cision de Maputo&nbsp;2003[3], beaucoup d\u2019institutions sous-r\u00e9gionales ont \u00e9t\u00e9 mises en place pour la recherche dans certains domaines sp\u00e9cifiques, y inclus le Centre d\u2019\u00e9tudes linguistiques et historiques par tradition orale (Celhto) \u00e0 Niamey (Niger), l\u2019Acad\u00e9mie africaine des langues (Acalan) \u00e0 Bamako (Mali), le Centre international d\u2019\u00e9ducation des filles et des femmes en Afrique (Cieffa) \u00e0 Ouagadougou (Burkina Faso), l\u2019Institut panafricain de l\u2019\u00e9ducation pour le d\u00e9veloppement (Iped) (ancien Bureau africain des sciences de l\u2019\u00e9ducation \u2013 Base) \u00e0 Kinshasa (R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo), l\u2019Universit\u00e9 panafricaine \u00e0 Yaound\u00e9 (Cameroun), et l\u2019Observatoire africain pour la science, la technologie et l\u2019innovation (Oasti), pour ne citer que celles-ci. En 2014, les \u00c9tats membres ont cr\u00e9\u00e9 le Conseil africain pour la recherche scientifique et l\u2019innovation (Carsi), dont le secr\u00e9tariat est le bureau de la CSTR actuellement bas\u00e9 \u00e0 Abuja (Nigeria). Avec l\u2019av\u00e8nement de l\u2019UA, la d\u00e9cision de Maputo en&nbsp;2003 a aussi permis la cr\u00e9ation du d\u00e9partement des Ressources humaines, Science et Technologie (RHST) qui est la structure \u00e0 laquelle se rapporte la CSTR. D\u00e8s lors, le RHST a eu pour mission de coordonner les politiques des \u00c9tats membres dans le domaine de l\u2019\u00e9ducation, la science et la technologie et \u00e0 cet effet, avait des bras techniques, dont la CSTR et le bureau en charge de la science et de la technologie du Nouveau partenariat pour le d\u00e9veloppement de l\u2019Afrique (Nepad). Le d\u00e9partement avait aussi en charge la question de la jeunesse, son d\u00e9veloppement, son autonomisation et sa contribution inclusive au d\u00e9veloppement africain. Plusieurs programmes et strat\u00e9gies ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9s dont le Plan d\u2019action consolid\u00e9 (CPA) pour la science et la technologie, puis tout derni\u00e8rement la Strat\u00e9gie africaine de la science, la technologie et l\u2019innovation (Stisa-2024), la Strat\u00e9gie continentale pour l\u2019\u00e9ducation en Afrique (Cesa&nbsp;16-25), la strat\u00e9gie et la politique africaines de l\u2019espace. La pr\u00e9sente r\u00e9forme de l\u2019UA, commenc\u00e9e en&nbsp;2016 et toujours en cours, a renomm\u00e9 le service&nbsp;: \u00ab&nbsp;d\u00e9partement \u00c9ducation, Science, Technologie et Innovation&nbsp;\u00bb. Dans un souci de coh\u00e9rence et de r\u00e9partition ad\u00e9quate des t\u00e2ches, ce d\u00e9partement a \u00e9t\u00e9 charg\u00e9 d\u2019\u00e9laborer et d\u2019harmoniser des politiques et des programmes dans les domaines de l\u2019\u00e9ducation, de la science, de la technologie, de l\u2019espace et de l\u2019innovation, et ce afin de promouvoir une croissance inclusive et un d\u00e9veloppement durable en Afrique, en vue d\u2019atteindre les objectifs de l\u2019UA et de l\u2019Agenda&nbsp;2063, et contribuer ainsi \u00e0 l\u2019Agenda mondial. Ses principales fonctions sont&nbsp;: \u00eatre le fer de lance du d\u00e9veloppement de syst\u00e8mes d\u2019\u00e9ducation et de formation de qualit\u00e9, pertinents et harmonis\u00e9s r\u00e9pondant aux besoins de d\u00e9veloppement social et humain de l\u2019Afrique&nbsp;; la promotion et le renforcement des capacit\u00e9s du continent en mati\u00e8re d\u2019espace, de science, de technologie et d\u2019innovation&nbsp;; coordonner et d\u00e9velopper des projets phares de l\u2019UA et des initiatives propres sur l\u2019Universit\u00e9 panafricaine (UPA) et l\u2019universit\u00e9 virtuelle africaine, la strat\u00e9gie africaine de l\u2019espace extra-atmosph\u00e9rique. Ba&nbsp;: L\u2019UA est l\u2019institution panafricaine par excellence. En quoi les th\u00e9matiques que vous avez en charge participent-elles au projet panafricain&nbsp;? Nous faisons r\u00e9f\u00e9rence non seulement \u00e0 la construction politique du panafricanisme, mais aussi aux objectifs \u00e9conomiques et sociaux du projet. Dr&nbsp;Ou\u00e9draogo&nbsp;: Lors de mon passage \u00e0 l\u2019UA, j\u2019avais en charge plusieurs th\u00e9matiques qui ont d\u2019ailleurs eu l\u2019approbation des \u00c9tats membres pour leur mise en \u0153uvre. Ces programmes d\u00e9coulent g\u00e9n\u00e9ralement des diff\u00e9rentes strat\u00e9gies africaines notamment la Stisa-2024, la Cesa&nbsp;16-25, la politique et la strat\u00e9gie africaines de l\u2019espace. Elles forment l\u2019ossature de l\u2019Agenda&nbsp;2063 dans le domaine de l\u2019\u00e9ducation, la science et la technologie. Elles contribuent \u00e0 l\u2019int\u00e9gration du continent, \u00e0 son d\u00e9veloppement socio\u00e9conomique par la science et la technologie, et \u00e0 r\u00e9soudre les d\u00e9fis cl\u00e9s avec un capital humain form\u00e9. L\u2019\u00e9ducation, la science et la technologie constituaient un volet transversal et devaient contribuer \u00e0 la mise en \u0153uvre des sept&nbsp;aspirations de l\u2019Agenda&nbsp;2063. Nous collaborions donc avec tous les d\u00e9partements de la commission de l\u2019UA pour l\u2019atteinte des objectifs d\u2019une Afrique int\u00e9gr\u00e9e, en paix et prosp\u00e8re. L\u2019UPA a donc ajout\u00e9 \u00e0 son programme, par exemple, l\u2019enseignement de l\u2019histoire g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019Afrique. 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C\u2019est un grand plaisir de pouvoir \u00e9changer avec vous. Vous \u00e9tiez en charge, aux c\u00f4t\u00e9s de diff\u00e9rents commissaires, de la direction \u00c9ducation, Science, Technologie et Innovation de l\u2019Union africaine (UA). Pouvez-vous nous pr\u00e9senter votre direction&nbsp;? Dr&nbsp;Ou\u00e9draogo&nbsp;: C\u2019est un plaisir de pouvoir m\u2019entretenir avec vous. Sur le plan historique, les questions li\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9ducation, \u00e0 la science et \u00e0 la technologie sont importantes pour l\u2019UA. En effet, elles \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 discut\u00e9es d\u00e8s les ind\u00e9pendances, et \u00e0 la cr\u00e9ation de l\u2019Organisation de l\u2019unit\u00e9 africaine (OUA) en&nbsp;1963, les p\u00e8res fondateurs en avaient fait une des priorit\u00e9s pour l\u2019Afrique. 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Dans un souci de coh\u00e9rence et de r\u00e9partition ad\u00e9quate des t\u00e2ches, ce d\u00e9partement a \u00e9t\u00e9 charg\u00e9 d\u2019\u00e9laborer et d\u2019harmoniser des politiques et des programmes dans les domaines de l\u2019\u00e9ducation, de la science, de la technologie, de l\u2019espace et de l\u2019innovation, et ce afin de promouvoir une croissance inclusive et un d\u00e9veloppement durable en Afrique, en vue d\u2019atteindre les objectifs de l\u2019UA et de l\u2019Agenda&nbsp;2063, et contribuer ainsi \u00e0 l\u2019Agenda mondial. Ses principales fonctions sont&nbsp;: \u00eatre le fer de lance du d\u00e9veloppement de syst\u00e8mes d\u2019\u00e9ducation et de formation de qualit\u00e9, pertinents et harmonis\u00e9s r\u00e9pondant aux besoins de d\u00e9veloppement social et humain de l\u2019Afrique&nbsp;; la promotion et le renforcement des capacit\u00e9s du continent en mati\u00e8re d\u2019espace, de science, de technologie et d\u2019innovation&nbsp;; coordonner et d\u00e9velopper des projets phares de l\u2019UA et des initiatives propres sur l\u2019Universit\u00e9 panafricaine (UPA) et l\u2019universit\u00e9 virtuelle africaine, la strat\u00e9gie africaine de l\u2019espace extra-atmosph\u00e9rique. Ba&nbsp;: L\u2019UA est l\u2019institution panafricaine par excellence. En quoi les th\u00e9matiques que vous avez en charge participent-elles au projet panafricain&nbsp;? Nous faisons r\u00e9f\u00e9rence non seulement \u00e0 la construction politique du panafricanisme, mais aussi aux objectifs \u00e9conomiques et sociaux du projet. Dr&nbsp;Ou\u00e9draogo&nbsp;: Lors de mon passage \u00e0 l\u2019UA, j\u2019avais en charge plusieurs th\u00e9matiques qui ont d\u2019ailleurs eu l\u2019approbation des \u00c9tats membres pour leur mise en \u0153uvre. Ces programmes d\u00e9coulent g\u00e9n\u00e9ralement des diff\u00e9rentes strat\u00e9gies africaines notamment la Stisa-2024, la Cesa&nbsp;16-25, la politique et la strat\u00e9gie africaines de l\u2019espace. Elles forment l\u2019ossature de l\u2019Agenda&nbsp;2063 dans le domaine de l\u2019\u00e9ducation, la science et la technologie. Elles contribuent \u00e0 l\u2019int\u00e9gration du continent, \u00e0 son d\u00e9veloppement socio\u00e9conomique par la science et la technologie, et \u00e0 r\u00e9soudre les d\u00e9fis cl\u00e9s avec un capital humain form\u00e9. L\u2019\u00e9ducation, la science et la technologie constituaient un volet transversal et devaient contribuer \u00e0 la mise en \u0153uvre des sept&nbsp;aspirations de l\u2019Agenda&nbsp;2063. Nous collaborions donc avec tous les d\u00e9partements de la commission de l\u2019UA pour l\u2019atteinte des objectifs d\u2019une Afrique int\u00e9gr\u00e9e, en paix et prosp\u00e8re. L\u2019UPA a donc ajout\u00e9 \u00e0 son programme, par exemple, l\u2019enseignement de l\u2019histoire g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019Afrique. 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