{"id":25707,"date":"2024-09-20T07:43:52","date_gmt":"2024-09-20T07:43:52","guid":{"rendered":"https:\/\/www.globalafricasciences.org\/series-issues\/fifty-years-of-the-african-review-the-past-present-and-future\/"},"modified":"2026-04-30T11:51:37","modified_gmt":"2026-04-30T11:51:37","slug":"fifty-years-of-the-african-review-the-past-present-and-future","status":"publish","type":"series-issues","link":"https:\/\/www.globalafricasciences.org\/fr\/issues\/numero-7\/fifty-years-of-the-african-review-the-past-present-and-future\/","title":{"rendered":"Cinquante ans de The African Review : Pass\u00e9, pr\u00e9sent et futur"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Introduction<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p><em>The African Review<\/em> (<em>TARE<\/em>) a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9e en mars&nbsp;1971 par le d\u00e9partement de science politique de l\u2019universit\u00e9 de Dar es&nbsp;Salaam (UDSM). Cette universit\u00e9 est la plus ancienne universit\u00e9 publique de Tanzanie. Elle a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e le 25&nbsp;octobre 1961 sous le nom d\u2019University College Dar es&nbsp;Salaam, un centre universitaire affili\u00e9 \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Londres. En&nbsp;1963, elle est devenue un coll\u00e8ge de l\u2019universit\u00e9 d\u2019Afrique de l\u2019Est. L\u2019UDSM est devenue une universit\u00e9 \u00e0 part enti\u00e8re le 1<sup>er<\/sup>&nbsp;juillet 1970 par la loi n\u00b0&nbsp;12 de 1970.<\/p>\n\n\n\n<p>Fond\u00e9e durant les luttes d\u2019ind\u00e9pendance en Afrique, l\u2019universit\u00e9 a adopt\u00e9 les id\u00e9es r\u00e9volutionnaires de d\u00e9colonisation du continent de la domination politique et \u00e9conomique occidentale. C\u2019est \u00e0 cette \u00e9poque qu\u2019un groupe d\u2019historiens commun\u00e9ment appel\u00e9 \u00ab&nbsp;l\u2019\u00e9cole de pens\u00e9e de Dar es&nbsp;Salaam&nbsp;\u00bb a \u00e9merg\u00e9 du d\u00e9partement d\u2019histoire de l\u2019UDSM. Cette \u00ab&nbsp;\u00e9cole&nbsp;\u00bb \u00e9tait essentiellement contre le colonialisme et l\u2019imp\u00e9rialisme en Afrique et dans le \u00ab&nbsp;Sud&nbsp;\u00bb global (Ranger, 1971&nbsp;; Campbell, 1986&nbsp;; Chuhila, 2015). Parmi les ouvrages influents sortis \u00e0 cette \u00e9poque, citons <em>How Europe Underdeveloped Africa<\/em> (1972) de Walter Rodney, dont la pr\u00e9occupation \u00e9tait de savoir comment le syst\u00e8me capitaliste mondial avait r\u00e9ussi \u00e0 dominer le \u00ab&nbsp;Sud&nbsp;\u00bb, en particulier l\u2019Afrique. Rodney a expliqu\u00e9 de mani\u00e8re syst\u00e9matique et analytique comment le capitalisme, en tant que syst\u00e8me occidental, a \u00e9t\u00e9 export\u00e9 vers les r\u00e9gions les moins d\u00e9velopp\u00e9es du monde dans les ann\u00e9es&nbsp;1880 sous la forme d\u2019un colonialisme visant \u00e0 dominer politiquement ces soci\u00e9t\u00e9s dans le but d\u2019en extraire de super profits \u00e9conomiques (Rodney, 1972). Cette perspective s\u2019est encore renforc\u00e9e lorsque la Tanzanie a adopt\u00e9 l\u2019Ujamaa, une forme de socialisme qui cherchait \u00e0 \u00e9tablir une soci\u00e9t\u00e9 libre de toute forme d\u2019exploitation.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00ab&nbsp;\u00e9cole de Dar es&nbsp;Salaam&nbsp;\u00bb partage avec l\u2019\u00e9cole de la d\u00e9pendance (Prebisch, 1950&nbsp;; Cardoso &amp; Feletto, 1979) et la th\u00e9orie des syst\u00e8mes mondiaux (Wallerstein, 1974) son programme anti-imp\u00e9rialiste. Il n\u2019est pas surprenant que, des ann\u00e9es&nbsp;1960 aux ann\u00e9es&nbsp;1970, le point de vue anti-imp\u00e9rialiste ait inspir\u00e9 l\u2019enseignement, la recherche et les publications \u00e0 l\u2019UDSM (Mamdani, 2019). Cependant, la chute du mur de Berlin en 1989, puis l\u2019introduction de politiques d\u2019ajustement structurel par les institutions de Bretton Woods dans les ann\u00e9es&nbsp;1980 ont boulevers\u00e9 la pens\u00e9e organisatrice de l\u2019\u00e9poque pass\u00e9e. L\u2019\u00ab&nbsp;\u00e9cole de Dar es&nbsp;Salaam&nbsp;\u00bb a perdu de son potentiel \u00e0 mesure que les pays du \u00ab&nbsp;Sud&nbsp;\u00bb ont \u00e9t\u00e9 contraints d\u2019accepter les conditions occidentales dans tous les aspects de la vie, y compris la science. Partant de ce contexte, l\u2019UDSM a d\u00e9velopp\u00e9 un certain nombre de politiques et de lignes directrices, notamment en ce qui concerne la recherche et la publication de revues, afin d\u2019encadrer les collaborations. Parmi ces instruments figurent la politique de recherche et les proc\u00e9dures op\u00e9rationnelles de l\u2019UDSM (2015) &#8211; 3e \u00e9dition, la politique et les directives des revues de l\u2019UDSM (2024), ainsi que la politique sur la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle de l\u2019UDSM (2015). Cet article analyse le d\u00e9veloppement de <em>TARE<\/em> dans le contexte des politiques et directives de l\u2019UDSM. Ce faisant, nous nous inspirons de notre article publi\u00e9 dans le volume&nbsp;51 de <em>TARE<\/em> (Makulilo &amp; Henry, 2024) pour \u00e9largir et consolider le d\u00e9bat sur la collaboration dans l\u2019\u00e9dition de revues scientifiques.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>L\u2019\u00e9volution de <em>The African Review<\/em><\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Nous analysons ci-dessous les trois phases de l\u2019\u00e9volution de <em>TARE<\/em> au cours des cinquante derni\u00e8res ann\u00e9es. Dans l&rsquo;espace de ce demi-si\u00e8cle, la revue a connu des succ\u00e8s remarquables mais aussi de nombreux d\u00e9fis. Les contextes international et local ont influenc\u00e9 ce d\u00e9veloppement. Nous faisons le bilan de l\u2019\u00e9volution de la revue en soulignant comment chaque phase a permis \u00e0 la revue d\u2019atteindre une meilleure position.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong><em>Premi\u00e8re phase&nbsp;: TARE publi\u00e9e par le d\u00e9partement de science politique (1971-2018)<\/em><\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p><em>TARE<\/em> a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e le 1<sup>er<\/sup>&nbsp;mars 1971 (figure&nbsp;1). Initialement, la revue se concentrait principalement sur la d\u00e9colonisation de l\u2019interpr\u00e9tation des \u00e9v\u00e9nements importants de la politique africaine, monopolis\u00e9e par les experts \u00e9trangers. Elle \u00e9tait par cons\u00e9quent anticolonialiste et anti-imp\u00e9rialiste. \u00c0&nbsp;partir des ann\u00e9es 1990, la revue s\u2019est concentr\u00e9e sur les questions contemporaines li\u00e9es \u00e0 la mondialisation, au d\u00e9veloppement et aux affaires africaines afin de rem\u00e9dier \u00e0 la fracture des connaissances entre le Nord et le Sud. De&nbsp;1971 \u00e0 1975, la revue \u00e9tait dirig\u00e9e par un comit\u00e9 de r\u00e9daction plut\u00f4t que par un seul r\u00e9dacteur en chef. La majeure partie du travail au cours de cette p\u00e9riode \u00e9tait effectu\u00e9e par un r\u00e9dacteur adjoint et le comit\u00e9 de r\u00e9daction organisait une r\u00e9union avant la publication de chaque num\u00e9ro. Cette r\u00e9union approuvait les articles \u00e0 publier. \u00c0&nbsp;partir de 1976, la revue a commenc\u00e9 \u00e0 \u00eatre dirig\u00e9e par un r\u00e9dacteur en chef. Le tableau&nbsp;1 ci-dessous pr\u00e9sente la liste des r\u00e9dacteurs en chef depuis l\u2019inauguration de la revue en 1971 jusqu\u2019\u00e0 maintenant.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table class=\"has-fixed-layout\"><tbody><tr><td><strong>R\u00e9dacteurs en chef<\/strong><\/td><td><strong>Ann\u00e9es<\/strong><\/td><\/tr><tr><td>Comit\u00e9 de r\u00e9daction<\/td><td>1971-1975<\/td><\/tr><tr><td>Nathan Shamuyarira<\/td><td>1976-1977<\/td><\/tr><tr><td>Gelase Mutahaba<\/td><td>1978-1984<\/td><\/tr><tr><td>Emmanuel Bavu<\/td><td>1985-1987<\/td><\/tr><tr><td>Sammuel Mushi<\/td><td>1988-1989, 2003<\/td><\/tr><tr><td>Rwekaza Mukandala<\/td><td>1990-1992<\/td><\/tr><tr><td>Charles Gasarasi<\/td><td>1993-1995<\/td><\/tr><tr><td>Andrew Kiondo<\/td><td>1996-1997<\/td><\/tr><tr><td>Daudi Mukangara<\/td><td>1998-1999<\/td><\/tr><tr><td>Mohammed Bakari<\/td><td>2000, 2005-2008<\/td><\/tr><tr><td>Benson Bana<\/td><td>2001<\/td><\/tr><tr><td>Mwesiga Baregu<\/td><td>2002-2004<\/td><\/tr><tr><td>Bruce Heilman<\/td><td>2009-2011<\/td><\/tr><tr><td>Alexander Makulilo<\/td><td>Depuis 2012<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Tableau 1<\/strong>&nbsp;: R\u00e9dacteurs en chef depuis 1971.<\/p>\n\n\n\n<p>Il convient de noter que, traditionnellement, le r\u00e9dacteur en chef est nomm\u00e9 par le chef du d\u00e9partement de science politique de l\u2019UDSM. Son service repose sur du b\u00e9n\u00e9volat. Il n\u2019y a pas de limite de dur\u00e9e sp\u00e9cifique pour exercer les fonctions d\u2019\u00e9diteur. Habituellement, on cesse lorsqu\u2019on assume d\u2019autres responsabilit\u00e9s qui pourraient affecter le fonctionnement de la revue, ou lorsqu\u2019il n\u2019est physiquement plus possible d\u2019exercer ses fonctions. L\u2019id\u00e9e est qu\u2019un r\u00e9dacteur en chef productif reste en poste jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019il ressente le besoin de d\u00e9missionner.<\/p>\n\n\n\n<p><em>TARE<\/em> \u00e9tait au d\u00e9part une revue trimestrielle. Alors qu\u2019elle conna\u00eet une pause de 1979 \u00e0 1981, elle devient semestrielle en 1982 car, d\u2019une part, la revue ne disposait pas d\u2019assez de ressources de la part de l\u2019universit\u00e9 et, d\u2019autre part, elle recevait trop peu de soumissions pour pouvoir publier chaque trimestre. De&nbsp;2022 \u00e0 2023, la revue est publi\u00e9e trois fois par an, et \u00e0 partir de 2024, cinq fois par an. Pendant environ quarante-cinq ans, elle paraissait uniquement sous forme imprim\u00e9e. Comme beaucoup d\u2019autres revues \u00e9dit\u00e9es dans les pays du Sud, <em>TARE<\/em> a \u00e9t\u00e9 confront\u00e9e \u00e0 des d\u00e9fis tels que l\u2019absence d\u2019un syst\u00e8me de revue institutionnalis\u00e9 et une d\u00e9pendance excessive \u00e0 l\u2019\u00e9gard de son r\u00e9dacteur en chef qui se chargeait de la r\u00e9vision des textes, de la relecture des \u00e9preuves et de la composition (Makulilo, 2013). Cela a entra\u00een\u00e9 d\u2019autres difficult\u00e9s telles que l\u2019irr\u00e9gularit\u00e9 des publications pendant quelques ann\u00e9es, une faible visibilit\u00e9 internationale, le manque de services d\u2019indexation et de r\u00e9sum\u00e9s, une mauvaise distribution, une mauvaise qualit\u00e9 d\u2019impression, des ressources financi\u00e8res peu fiables et insuffisantes, une publication combinant deux num\u00e9ros en un, l\u2019absence d\u2019un syst\u00e8me efficace de suivi des manuscrits depuis la soumission jusqu\u2019\u00e0 la d\u00e9cision, la difficult\u00e9 d\u2019attirer des auteurs potentiels entra\u00eenant un faible nombre de manuscrits, une gestion des archives d\u00e9faillante, et des difficult\u00e9s \u00e0 trouver des \u00e9valuateurs. C\u2019est dans ce contexte que, lorsque le nouveau r\u00e9dacteur en chef, Alexander Makulilo, a pris ses fonctions en 2012, des objectifs sp\u00e9cifiques ont \u00e9t\u00e9 fix\u00e9s pour faire de la revue une plateforme de premier plan pour les \u00e9tudes africaines (Makulilo, 2013).<\/p>\n\n\n\n\n\n<p><strong>Figure 1<\/strong>: <em>The African Review<\/em> 1971, volume&nbsp;1, num\u00e9ro&nbsp;1 (couverture et contenu).<\/p>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 ces difficult\u00e9s, <em>TARE<\/em> a r\u00e9ussi \u00e0 survivre. Elle \u00e9tait connue internationalement car elle n\u2019a cess\u00e9 d\u2019attirer des auteurs et des chercheurs internationaux dans son comit\u00e9 de r\u00e9daction. De&nbsp;plus, gr\u00e2ce \u00e0 WorldCat (WorldCat.org), nous avons pu \u00e9tablir que, depuis son lancement en 1971, <em>TARE<\/em> compte quatorze \u00e9ditions pr\u00e9sentes dans 559&nbsp;biblioth\u00e8ques de par le monde \u2013&nbsp;Europe, Asie, \u00c9tats-Unis, Am\u00e9rique latine, Australie, Canada et Afrique&nbsp;\u2013, y compris \u00e0 l\u2019universit\u00e9 d\u2019Oxford (biblioth\u00e8que de Rhodes House), la biblioth\u00e8que de l\u2019universit\u00e9 Yale, l\u2019universit\u00e9 Harvard, la biblioth\u00e8que du Parlement europ\u00e9en et l\u2019universit\u00e9 du Michigan. Cela signifie que la revue est lue dans le monde entier, faisant d\u2019elle un canal important pour le partage des connaissances scientifiques. En&nbsp;2013, la revue a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e pour la premi\u00e8re fois en ligne. Cependant, le syst\u00e8me en ligne de la revue n\u2019\u00e9tait pas fiable en raison de probl\u00e8mes li\u00e9s \u00e0 la connectivit\u00e9 internet. L\u2019ensemble des num\u00e9ros pr\u00e9c\u00e9dents est disponible sur JSTOR.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong><em>Deuxi\u00e8me phase&nbsp;:&nbsp;TARE publi\u00e9e par Dar es&nbsp;Salaam University Press (2018-2019)<\/em><\/strong><em><\/em><\/h3>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"496\" height=\"270\" src=\"https:\/\/www.globalafricasciences.org\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/image.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-25749\" srcset=\"https:\/\/www.globalafricasciences.org\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/image.png 496w, https:\/\/www.globalafricasciences.org\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/image-300x163.png 300w\" sizes=\"(max-width: 496px) 100vw, 496px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Figure 2<\/strong>&nbsp;: <em>The African Review<\/em> 2018, volume&nbsp;45, num\u00e9ro&nbsp;2 (premi\u00e8re et quatri\u00e8me de couverture).<\/p>\n\n\n\n<p>En 2018, Dar es&nbsp;Salaam University Press (DUP) a publi\u00e9 trois num\u00e9ros avant que la maison d\u2019\u00e9dition n\u00e9erlandaise Brill ne prenne le relais. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, les num\u00e9ros publi\u00e9s \u00e9taient le volume&nbsp;45 n<sup>o<\/sup>&nbsp;1 de juin&nbsp;2018 (num\u00e9ro sp\u00e9cial), le volume&nbsp;45 n<sup>o<\/sup>&nbsp;2 de d\u00e9cembre&nbsp;2018 (figure&nbsp;2) et le volume 46 n<sup>o<\/sup>&nbsp;1 de juin&nbsp;2019. DUP a permis une meilleure visibilit\u00e9 de la revue. Cependant, suite au manque de personnel sp\u00e9cialis\u00e9 dans l\u2019\u00e9dition, \u00e0 l\u2019inad\u00e9quation des installations, \u00e0 l\u2019insuffisance des investissements en capital et aux syst\u00e8mes de distribution limit\u00e9s pour la commercialisation et la visibilit\u00e9 internationale, l\u2019id\u00e9e de rechercher un autre \u00e9diteur en collaboration a \u00e9t\u00e9 envisag\u00e9e. Actuellement, l\u2019universit\u00e9 travaille activement pour relancer DUP.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong><em>Troisi\u00e8me phase&nbsp;: TARE publi\u00e9e par Brill (depuis 2019)<\/em><\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>\u00c0 partir de mai&nbsp;2016, nous avons commenc\u00e9 \u00e0 chercher un \u00e9diteur \u00e9tabli pour collaborer avec <em>TARE<\/em>. Dans un premier temps, nous avons contact\u00e9 Taylor &amp; Francis. <em>TARE<\/em> a suivi plusieurs processus, dont une \u00e9valuation jusqu\u2019en mars&nbsp;2019 \u00e0 l\u2019issue de laquelle la revue a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9e de mani\u00e8re positive. Cependant, deux probl\u00e8mes majeurs ont constitu\u00e9 un obstacle \u00e0 la collaboration avec Taylor &amp; Francis. Tout d\u2019abord, il fallait que <em>TARE<\/em> change de nom, puisqu\u2019\u00e0 cette \u00e9poque Taylor &amp; Francis \u00e9ditait une autre revue appel\u00e9e <em>Africa Review<\/em>, mais nous n\u2019\u00e9tions pas d\u2019accord car <em>TARE<\/em> avait alors d\u00e9j\u00e0 quarante-cinq ans d\u2019existence alors que l\u2019<em>Africa Review<\/em> allait vers ses sept ans. Ensuite, l\u2019autre probl\u00e8me concernait les abonnements&nbsp;: nous \u00e9tions cens\u00e9s produire des preuves d\u2019abonnements pour les cinq derni\u00e8res ann\u00e9es, \u00e9tant donn\u00e9 qu\u2019\u00e0 cette \u00e9poque <em>TARE<\/em> ne disposait pas de syst\u00e8me de gestion d\u2019archives solide, il \u00e9tait difficile de remplir cette condition. C\u2019est ainsi que nous avons par la suite contact\u00e9 l\u2019\u00e9diteur Brill et en&nbsp;juin 2019, un accord a \u00e9t\u00e9 n\u00e9goci\u00e9 et sign\u00e9 pour la publication de <em>TARE<\/em>. Dans le cadre de cet accord, Brill fournit \u00e0 la revue des infrastructures et entreprend la production finale et la distribution de la revue. L\u2019UDSM, quant \u00e0 elle, conserve la propri\u00e9t\u00e9 des droits d\u2019auteur et assume toutes les activit\u00e9s \u00e9ditoriales. Cet accord a significativement institutionnalis\u00e9 et am\u00e9lior\u00e9 la qualit\u00e9, l\u2019indexation, la distribution et la visibilit\u00e9 de la revue (figure&nbsp;3). Notre \u00e9valuation actuelle indique clairement que la qualit\u00e9 de la revue s\u2019est consid\u00e9rablement am\u00e9lior\u00e9e. Cette section revisite six aspects de la revue pour en appr\u00e9cier l\u2019\u00e9volution&nbsp;: le processus d\u2019\u00e9valuation par les pairs, les services d\u2019indexation et de r\u00e9sum\u00e9, le syst\u00e8me de gestion des revues, le site web, les fr\u00e9quences de publication et la distribution.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"348\" height=\"428\" src=\"https:\/\/www.globalafricasciences.org\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/image.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-25747\" srcset=\"https:\/\/www.globalafricasciences.org\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/image.jpeg 348w, https:\/\/www.globalafricasciences.org\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/image-244x300.jpeg 244w\" sizes=\"(max-width: 348px) 100vw, 348px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Figure 3<\/strong>&nbsp;: <em>The African Review<\/em> 2024 (premi\u00e8re de couverture).<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le cadre de l\u2019accord UDSM-Brill, le processus d\u2019\u00e9valuation par les pairs est men\u00e9 syst\u00e9matiquement par des auteurs d\u2019Afrique et d\u2019ailleurs. La revue dispose d\u00e9sormais d\u2019une liste potentielle de tous les \u00e9valuateurs disponibles selon diff\u00e9rentes sp\u00e9cialit\u00e9s. Le syst\u00e8me de gestion en ligne des articles (Editorial Manager, EM<a href=\"#_ftn1\" id=\"_ftnref1\"><sup>[1]<\/sup><\/a>) traite automatiquement tous les auteurs inscrits comme des \u00e9valuateurs potentiels. De&nbsp;plus, l\u2019\u00e9diteur peut y ajouter des relecteurs qui ne sont pas n\u00e9cessairement des auteurs. La revue compte d\u00e9sormais environ 400&nbsp;experts, la majorit\u00e9 viennent des pays du Sud. Il n\u2019est donc pas difficile de trouver un \u00e9valuateur. Cependant, un d\u00e9fi persiste&nbsp;: la plupart n\u2019accomplissent pas leur mission dans les d\u00e9lais impartis, et le comit\u00e9 de r\u00e9daction les relance sans cesse afin qu\u2019ils rendent leurs \u00e9valuations dans les temps. De m\u00eame, le processus d\u2019\u00e9valuation par les pairs a \u00e9t\u00e9 syst\u00e9matis\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Avant cet accord, <em>TARE<\/em> \u00e9tait uniquement index\u00e9e par EBSCOhost, elle l\u2019est d\u00e9sormais par Scopus et son indexation dans Web of Science est en cours. De&nbsp;plus, Brill a index\u00e9 et r\u00e9sum\u00e9 <em>TARE<\/em> dans le Chadwyck-Healey International Index to Black Periodicals, les bibliographies de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences de Russie, African Studies Abstracts et JSTOR. Gr\u00e2ce \u00e0 JSTOR, par exemple, les anciens num\u00e9ros de la revue ont \u00e9t\u00e9 archiv\u00e9s. Cela est important pour nos lecteurs afin qu\u2019ils puissent appr\u00e9cier la riche histoire et l\u2019\u00e9volution de la revue dans le d\u00e9bat Nord-Sud.<\/p>\n\n\n\n<p>La revue dispose d\u2019une plateforme en ligne, Editorial Manager, permettant la soumission d\u2019articles. EM est un syst\u00e8me de suivi des soumissions et des \u00e9valuations par les pairs en ligne, o\u00f9 les auteurs peuvent soumettre des manuscrits et suivre les diff\u00e9rentes \u00e9tapes du processus de publication. Que vous soyez auteur, \u00e9diteur ou critique, vous pouvez acc\u00e9der \u00e0 EM (figure&nbsp;4) de n\u2019importe o\u00f9 et \u00e0 tout moment, \u00e0 condition d\u2019avoir acc\u00e8s \u00e0 un ordinateur dot\u00e9 d\u2019une connexion internet. Ce syst\u00e8me permet une interaction syst\u00e9matique entre les auteurs, les r\u00e9viseurs, les r\u00e9dacteurs et les \u00e9diteurs. De&nbsp;plus, il conserve une trace de toutes les activit\u00e9s entreprises au sein du syst\u00e8me. Il renforce donc la responsabilit\u00e9 de tous les acteurs, car il fournit un retour d\u2019information apr\u00e8s chaque \u00e9tape du processus.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le cadre de cet accord, la revue dispose d\u2019un excellent site web (https:\/\/brill.com\/view\/journals\/tare\/tare-overview.xml) contenant des informations importantes. Le site web fournit des instructions aux auteurs ainsi que des didacticiels sur la mani\u00e8re de naviguer sur le site.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"711\" height=\"395\" src=\"https:\/\/www.globalafricasciences.org\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/image-2.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-25748\" srcset=\"https:\/\/www.globalafricasciences.org\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/image-2.jpg 711w, https:\/\/www.globalafricasciences.org\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/image-2-300x167.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 711px) 100vw, 711px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Figure 4<\/strong>&nbsp;: Le site web de <em>The African Review.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Tous les num\u00e9ros publi\u00e9s, ainsi que l\u2019avancement des articles et les informations d\u2019abonnement sont disponibles sur le site web. H\u00e9berg\u00e9 par Brill, il est accessible \u00e0 tout moment, permettant une visibilit\u00e9 de la revue.<\/p>\n\n\n\n<p>Les perspectives de la revue ont chang\u00e9 en raison de la production industrielle. Apr\u00e8s cet accord, la fr\u00e9quence de la revue est pass\u00e9e de semestrielle \u00e0 cinq fois par an. \u00c0&nbsp;partir de 2025, <em>TARE<\/em> sera publi\u00e9e bimensuellement. Cela signifie que le nombre d\u2019articles publi\u00e9s passera de 10 \u00e0 32 ou 40 par an. Le d\u00e9lai moyen de traitement des manuscrits pour la publication en s\u00e9rie varie de quatorze \u00e0 dix-huit semaines. Le taux moyen d\u2019acceptation des manuscrits est d\u2019environ 40&nbsp;%. Cela a rendu la revue tr\u00e8s comp\u00e9titive et sa qualit\u00e9 s\u2019est consid\u00e9rablement am\u00e9lior\u00e9e. La revue est d\u00e9sormais publi\u00e9e sur abonnement et en libre acc\u00e8s. Chaque article publi\u00e9 contient des m\u00e9tadonn\u00e9es importantes telles que le titre, la date \u00e0 laquelle il a \u00e9t\u00e9 soumis, accept\u00e9 et publi\u00e9, ainsi que son identifiant d\u2019objet num\u00e9rique (DOI) et des mots-cl\u00e9s. De&nbsp;plus, chaque article comporte des donn\u00e9es qui indiquent le nombre de vues des r\u00e9sum\u00e9s, des textes ainsi que celui des t\u00e9l\u00e9chargements. Les articles publi\u00e9s sont promus via les r\u00e9seaux sociaux. Les donn\u00e9es montrent qu\u2019\u00e0 la fin juin&nbsp;2023, la revue avait, en termes de t\u00e9l\u00e9chargements d\u2019articles, un taux de 126&nbsp;% de plus qu\u2019en 2022, cela montre que la popularit\u00e9 de la revue augmente rapidement. Il convient de noter qu\u2019en 2020, le syst\u00e8me de mesures n\u2019\u00e9tait pas encore introduit pour <em>TARE<\/em>. \u00c9tant donn\u00e9 que la revue ne publie que 160&nbsp;pages par num\u00e9ro, de plus en plus d\u2019articles sont publi\u00e9s en avance. En&nbsp;octobre&nbsp;2023, environ 60&nbsp;articles avaient d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s comme tels, cela a permis aux articles d\u2019\u00eatre accessibles aux lecteurs avant m\u00eame qu\u2019un num\u00e9ro sp\u00e9cifique leur soit attribu\u00e9. Dans le cadre de l\u2019accord, Brill, gr\u00e2ce \u00e0 ses infrastructures internationales, distribue la revue en ligne, imprim\u00e9 uniquement, ou imprim\u00e9 et en ligne \u00e0 plusieurs biblioth\u00e8ques dans le monde entier, conform\u00e9ment aux accords. Les clients peuvent commander des publications via customerservices@brill.com. Le b\u00e9n\u00e9fice provenant de la distribution est \u00e9quitablement r\u00e9parti entre les partenaires.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Conclusion<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p><em>TARE<\/em> a sa propre histoire et sa propre identit\u00e9. Au&nbsp;cours des cinquante derni\u00e8res ann\u00e9es, elle a connu de nombreux succ\u00e8s et d\u00e9fis. Cependant, le fait de disposer d\u2019un \u00e9diteur bas\u00e9 au Nord a aid\u00e9 la revue \u00e0 am\u00e9liorer sa qualit\u00e9 ainsi que sa visibilit\u00e9. L\u2019accord UDSM-Brill a chang\u00e9 la donne pour <em>TARE<\/em>. La revue est devenue de plus en plus comp\u00e9titive au niveau international et sa qualit\u00e9 est \u00e0 la hauteur de celle de certaines revues bien connues publi\u00e9es dans les pays du Nord. Brill, bien qu\u2019\u00e9tant une institution du Nord, a collabor\u00e9 de mani\u00e8re positive et \u00e9quitable avec l\u2019universit\u00e9 de Dar es&nbsp;Salaam pour publier la revue. En&nbsp;effet, <em>TARE<\/em> est devenue une plateforme importante pour la plupart des auteurs du Sud. Comme l\u2019explique le pr\u00e9sent article, ce r\u00e9sultat positif a \u00e9t\u00e9 rendu possible non seulement gr\u00e2ce \u00e0 la conception de l\u2019accord, mais \u00e9galement \u00e0 la volont\u00e9 des partenaires de se respecter mutuellement et de travailler de mani\u00e8re transparente. Cet accord implique que les partenariats mondiaux encadr\u00e9s dans le contexte de la fracture Nord-Sud doivent principalement fonctionner pour renforcer leurs partenaires du Sud.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Remerciements<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Une premi\u00e8re version de cet article a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e lors de la 9<sup>e<\/sup> Conf\u00e9rence europ\u00e9enne sur les \u00e9tudes africaines (31 mai-3 juin 2023, universit\u00e9 de Cologne, Allemagne). Nous souhaitons remercier les animateurs du panel \u00ab&nbsp;L\u2019\u00e9dition en Afrique&nbsp;: d\u00e9fis et perspectives&nbsp;\u00bb, Stephanie Kitchen (Institut Africain International) et Mame-Penda BA (universit\u00e9 Gaston-Berger), le pr\u00e9sident de la session, David Mills de l\u2019universit\u00e9 d\u2019Oxford, et les participants pour leurs pr\u00e9cieux commentaires. Nous remercions l\u2019universit\u00e9 de Duisburg-Essen et Brill de nous avoir financ\u00e9s pour assister \u00e0 la conf\u00e9rence. Nous remercions Alexander von Humboldt d\u2019avoir accord\u00e9 la bourse Georg Forster pour chercheurs exp\u00e9riment\u00e9s \u00e0 Alexander Makulilo pour un s\u00e9jour de recherche en Allemagne, ce qui nous a permis d\u2019avoir plus de temps pour travailler sur cet article. Nous remercions \u00e9galement l\u2019universit\u00e9 de Dar es&nbsp;Salaam de nous avoir permis d\u2019assister \u00e0 la conf\u00e9rence et d\u2019avoir permis \u00e0 Alexander Makulilo d\u2019avoir une bourse en Allemagne.<\/p>\n\n\n\n<p><a><\/a><strong>Bibliographie<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Campbell, H. (1986). The Impact of Walter Rodney and Progressive Scholars on the Dar es&nbsp;Salaam School, Utafiti. <em>Journal of the Faculty of Arts and Social Sciences, University of Dar es Salaam<\/em>, <em>VIII<\/em>(2), 59-77.<\/p>\n\n\n\n<p>Cardoso, F. H., &amp; Feletto, E. (1979). <em>Dependency and <\/em><em>Development in Latin America<\/em>. University of California Press.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Chuhila, M. J. (2015). Who Writes and Reads African History and Why? Locating African Voices in the Twenty-First Century, From 1960 to the Present. <em>Utafiti<\/em>, <em>11<\/em>(1-2), 67-83.<\/p>\n\n\n\n<p>Makulilo, A. (2013). Editorial. <em>The<\/em> <em>African Review<\/em>,<em> 40<\/em>(1), v-vi.<\/p>\n\n\n\n<p>Makulilo, A., &amp; Henry, R. (2024). From \u201cDar-es-Salaam\u201d to \u201cBrill\u201d: Beyond the North-South Polarity in Publishing Scientific Journals. <em>The African Review<\/em>,<em> 51<\/em>(1-2), 1-20.<\/p>\n\n\n\n<p>Mamdani, M. (2019). Decolonising universities. Sharing knowledge transforming societies. Dans T.&nbsp;Halvorsen, K.&nbsp;Skare Orgeret, &amp; R.&nbsp;Kr\u00f8vel (eds), <em>Sharing Knowledge, Transforming Societies: The Norhed Programme 2013-2020<\/em>. African Minds.<\/p>\n\n\n\n<p>Prebisch, R. (1950). <em>The Economic Development of Latin America and its Principal Problems<\/em>. United Nations, Dept. of Economic Affairs.<\/p>\n\n\n\n<p>Ranger, T. (1971). The \u2018New Historiography\u2019 in Dar es&nbsp;Salaam: An Answer. <em>African Affairs<\/em>, <em>70<\/em>(278), 50-61.<\/p>\n\n\n\n<p>Rodney, W. (1972). <em>How Europe <\/em><em>Underdeveloped Africa.<\/em> Bogle-L\u2019Ouverture Publications.<\/p>\n\n\n\n<p>Wallerstein, I. (1974). The rise and future demise of the world capitalist system: concepts for comparative analysis. <em>Comparative Studies in Society and History<\/em>, <em>16<\/em>(04), 387-415.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\" id=\"_ftn1\"><sup>[1]<\/sup><\/a> Ndt&nbsp;: Editorial Manager (EM) pour responsable \u00e9ditorial.<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":4900,"template":"","meta":[],"series-categories":[1350],"cat-articles":[1015],"keywords":[1521,1494,1520],"ppma_author":[446,447],"class_list":["post-25707","series-issues","type-series-issues","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","series-categories-numero-7","cat-articles-analyses-critiques","keywords-revues","keywords-the-african-review","keywords-universite-de-dar-es-salaam","author-alexander-makulilo-fr","author-rodrick-henry-fr"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.5 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>Cinquante ans de The African Review : Pass\u00e9, pr\u00e9sent et futur | Global Africa<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.globalafricasciences.org\/fr\/issues\/numero-7\/fifty-years-of-the-african-review-the-past-present-and-future\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Cinquante ans de The African Review : Pass\u00e9, pr\u00e9sent et futur | Global Africa\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Introduction The African Review (TARE) a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9e en mars&nbsp;1971 par le d\u00e9partement de science politique de l\u2019universit\u00e9 de Dar es&nbsp;Salaam (UDSM). Cette universit\u00e9 est la plus ancienne universit\u00e9 publique de Tanzanie. Elle a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e le 25&nbsp;octobre 1961 sous le nom d\u2019University College Dar es&nbsp;Salaam, un centre universitaire affili\u00e9 \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Londres. En&nbsp;1963, elle est devenue un coll\u00e8ge de l\u2019universit\u00e9 d\u2019Afrique de l\u2019Est. L\u2019UDSM est devenue une universit\u00e9 \u00e0 part enti\u00e8re le 1er&nbsp;juillet 1970 par la loi n\u00b0&nbsp;12 de 1970. Fond\u00e9e durant les luttes d\u2019ind\u00e9pendance en Afrique, l\u2019universit\u00e9 a adopt\u00e9 les id\u00e9es r\u00e9volutionnaires de d\u00e9colonisation du continent de la domination politique et \u00e9conomique occidentale. C\u2019est \u00e0 cette \u00e9poque qu\u2019un groupe d\u2019historiens commun\u00e9ment appel\u00e9 \u00ab&nbsp;l\u2019\u00e9cole de pens\u00e9e de Dar es&nbsp;Salaam&nbsp;\u00bb a \u00e9merg\u00e9 du d\u00e9partement d\u2019histoire de l\u2019UDSM. Cette \u00ab&nbsp;\u00e9cole&nbsp;\u00bb \u00e9tait essentiellement contre le colonialisme et l\u2019imp\u00e9rialisme en Afrique et dans le \u00ab&nbsp;Sud&nbsp;\u00bb global (Ranger, 1971&nbsp;; Campbell, 1986&nbsp;; Chuhila, 2015). Parmi les ouvrages influents sortis \u00e0 cette \u00e9poque, citons How Europe Underdeveloped Africa (1972) de Walter Rodney, dont la pr\u00e9occupation \u00e9tait de savoir comment le syst\u00e8me capitaliste mondial avait r\u00e9ussi \u00e0 dominer le \u00ab&nbsp;Sud&nbsp;\u00bb, en particulier l\u2019Afrique. Rodney a expliqu\u00e9 de mani\u00e8re syst\u00e9matique et analytique comment le capitalisme, en tant que syst\u00e8me occidental, a \u00e9t\u00e9 export\u00e9 vers les r\u00e9gions les moins d\u00e9velopp\u00e9es du monde dans les ann\u00e9es&nbsp;1880 sous la forme d\u2019un colonialisme visant \u00e0 dominer politiquement ces soci\u00e9t\u00e9s dans le but d\u2019en extraire de super profits \u00e9conomiques (Rodney, 1972). Cette perspective s\u2019est encore renforc\u00e9e lorsque la Tanzanie a adopt\u00e9 l\u2019Ujamaa, une forme de socialisme qui cherchait \u00e0 \u00e9tablir une soci\u00e9t\u00e9 libre de toute forme d\u2019exploitation. L\u2019\u00ab&nbsp;\u00e9cole de Dar es&nbsp;Salaam&nbsp;\u00bb partage avec l\u2019\u00e9cole de la d\u00e9pendance (Prebisch, 1950&nbsp;; Cardoso &amp; Feletto, 1979) et la th\u00e9orie des syst\u00e8mes mondiaux (Wallerstein, 1974) son programme anti-imp\u00e9rialiste. Il n\u2019est pas surprenant que, des ann\u00e9es&nbsp;1960 aux ann\u00e9es&nbsp;1970, le point de vue anti-imp\u00e9rialiste ait inspir\u00e9 l\u2019enseignement, la recherche et les publications \u00e0 l\u2019UDSM (Mamdani, 2019). Cependant, la chute du mur de Berlin en 1989, puis l\u2019introduction de politiques d\u2019ajustement structurel par les institutions de Bretton Woods dans les ann\u00e9es&nbsp;1980 ont boulevers\u00e9 la pens\u00e9e organisatrice de l\u2019\u00e9poque pass\u00e9e. L\u2019\u00ab&nbsp;\u00e9cole de Dar es&nbsp;Salaam&nbsp;\u00bb a perdu de son potentiel \u00e0 mesure que les pays du \u00ab&nbsp;Sud&nbsp;\u00bb ont \u00e9t\u00e9 contraints d\u2019accepter les conditions occidentales dans tous les aspects de la vie, y compris la science. Partant de ce contexte, l\u2019UDSM a d\u00e9velopp\u00e9 un certain nombre de politiques et de lignes directrices, notamment en ce qui concerne la recherche et la publication de revues, afin d\u2019encadrer les collaborations. Parmi ces instruments figurent la politique de recherche et les proc\u00e9dures op\u00e9rationnelles de l\u2019UDSM (2015) &#8211; 3e \u00e9dition, la politique et les directives des revues de l\u2019UDSM (2024), ainsi que la politique sur la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle de l\u2019UDSM (2015). Cet article analyse le d\u00e9veloppement de TARE dans le contexte des politiques et directives de l\u2019UDSM. Ce faisant, nous nous inspirons de notre article publi\u00e9 dans le volume&nbsp;51 de TARE (Makulilo &amp; Henry, 2024) pour \u00e9largir et consolider le d\u00e9bat sur la collaboration dans l\u2019\u00e9dition de revues scientifiques. L\u2019\u00e9volution de The African Review Nous analysons ci-dessous les trois phases de l\u2019\u00e9volution de TARE au cours des cinquante derni\u00e8res ann\u00e9es. Dans l&rsquo;espace de ce demi-si\u00e8cle, la revue a connu des succ\u00e8s remarquables mais aussi de nombreux d\u00e9fis. Les contextes international et local ont influenc\u00e9 ce d\u00e9veloppement. Nous faisons le bilan de l\u2019\u00e9volution de la revue en soulignant comment chaque phase a permis \u00e0 la revue d\u2019atteindre une meilleure position. Premi\u00e8re phase&nbsp;: TARE publi\u00e9e par le d\u00e9partement de science politique (1971-2018) TARE a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e le 1er&nbsp;mars 1971 (figure&nbsp;1). Initialement, la revue se concentrait principalement sur la d\u00e9colonisation de l\u2019interpr\u00e9tation des \u00e9v\u00e9nements importants de la politique africaine, monopolis\u00e9e par les experts \u00e9trangers. Elle \u00e9tait par cons\u00e9quent anticolonialiste et anti-imp\u00e9rialiste. \u00c0&nbsp;partir des ann\u00e9es 1990, la revue s\u2019est concentr\u00e9e sur les questions contemporaines li\u00e9es \u00e0 la mondialisation, au d\u00e9veloppement et aux affaires africaines afin de rem\u00e9dier \u00e0 la fracture des connaissances entre le Nord et le Sud. De&nbsp;1971 \u00e0 1975, la revue \u00e9tait dirig\u00e9e par un comit\u00e9 de r\u00e9daction plut\u00f4t que par un seul r\u00e9dacteur en chef. La majeure partie du travail au cours de cette p\u00e9riode \u00e9tait effectu\u00e9e par un r\u00e9dacteur adjoint et le comit\u00e9 de r\u00e9daction organisait une r\u00e9union avant la publication de chaque num\u00e9ro. Cette r\u00e9union approuvait les articles \u00e0 publier. \u00c0&nbsp;partir de 1976, la revue a commenc\u00e9 \u00e0 \u00eatre dirig\u00e9e par un r\u00e9dacteur en chef. Le tableau&nbsp;1 ci-dessous pr\u00e9sente la liste des r\u00e9dacteurs en chef depuis l\u2019inauguration de la revue en 1971 jusqu\u2019\u00e0 maintenant. R\u00e9dacteurs en chef Ann\u00e9es Comit\u00e9 de r\u00e9daction 1971-1975 Nathan Shamuyarira 1976-1977 Gelase Mutahaba 1978-1984 Emmanuel Bavu 1985-1987 Sammuel Mushi 1988-1989, 2003 Rwekaza Mukandala 1990-1992 Charles Gasarasi 1993-1995 Andrew Kiondo 1996-1997 Daudi Mukangara 1998-1999 Mohammed Bakari 2000, 2005-2008 Benson Bana 2001 Mwesiga Baregu 2002-2004 Bruce Heilman 2009-2011 Alexander Makulilo Depuis 2012 Tableau 1&nbsp;: R\u00e9dacteurs en chef depuis 1971. Il convient de noter que, traditionnellement, le r\u00e9dacteur en chef est nomm\u00e9 par le chef du d\u00e9partement de science politique de l\u2019UDSM. Son service repose sur du b\u00e9n\u00e9volat. Il n\u2019y a pas de limite de dur\u00e9e sp\u00e9cifique pour exercer les fonctions d\u2019\u00e9diteur. Habituellement, on cesse lorsqu\u2019on assume d\u2019autres responsabilit\u00e9s qui pourraient affecter le fonctionnement de la revue, ou lorsqu\u2019il n\u2019est physiquement plus possible d\u2019exercer ses fonctions. L\u2019id\u00e9e est qu\u2019un r\u00e9dacteur en chef productif reste en poste jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019il ressente le besoin de d\u00e9missionner. TARE \u00e9tait au d\u00e9part une revue trimestrielle. Alors qu\u2019elle conna\u00eet une pause de 1979 \u00e0 1981, elle devient semestrielle en 1982 car, d\u2019une part, la revue ne disposait pas d\u2019assez de ressources de la part de l\u2019universit\u00e9 et, d\u2019autre part, elle recevait trop peu de soumissions pour pouvoir publier chaque trimestre. 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Comme beaucoup d\u2019autres revues \u00e9dit\u00e9es dans les pays du Sud, TARE a \u00e9t\u00e9 confront\u00e9e \u00e0 des d\u00e9fis tels que l\u2019absence d\u2019un syst\u00e8me de revue institutionnalis\u00e9 et une d\u00e9pendance\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/www.globalafricasciences.org\/fr\/issues\/numero-7\/fifty-years-of-the-african-review-the-past-present-and-future\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Global Africa\" \/>\n<meta property=\"article:publisher\" content=\"https:\/\/www.facebook.com\/globalafricasciences\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2026-04-30T11:51:37+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/www.globalafricasciences.org\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/zaaaak-1-1024x724.png\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:width\" content=\"1024\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:height\" content=\"724\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:type\" content=\"image\/png\" \/>\n<meta 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Cette universit\u00e9 est la plus ancienne universit\u00e9 publique de Tanzanie. Elle a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e le 25&nbsp;octobre 1961 sous le nom d\u2019University College Dar es&nbsp;Salaam, un centre universitaire affili\u00e9 \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Londres. En&nbsp;1963, elle est devenue un coll\u00e8ge de l\u2019universit\u00e9 d\u2019Afrique de l\u2019Est. L\u2019UDSM est devenue une universit\u00e9 \u00e0 part enti\u00e8re le 1er&nbsp;juillet 1970 par la loi n\u00b0&nbsp;12 de 1970. Fond\u00e9e durant les luttes d\u2019ind\u00e9pendance en Afrique, l\u2019universit\u00e9 a adopt\u00e9 les id\u00e9es r\u00e9volutionnaires de d\u00e9colonisation du continent de la domination politique et \u00e9conomique occidentale. C\u2019est \u00e0 cette \u00e9poque qu\u2019un groupe d\u2019historiens commun\u00e9ment appel\u00e9 \u00ab&nbsp;l\u2019\u00e9cole de pens\u00e9e de Dar es&nbsp;Salaam&nbsp;\u00bb a \u00e9merg\u00e9 du d\u00e9partement d\u2019histoire de l\u2019UDSM. Cette \u00ab&nbsp;\u00e9cole&nbsp;\u00bb \u00e9tait essentiellement contre le colonialisme et l\u2019imp\u00e9rialisme en Afrique et dans le \u00ab&nbsp;Sud&nbsp;\u00bb global (Ranger, 1971&nbsp;; Campbell, 1986&nbsp;; Chuhila, 2015). Parmi les ouvrages influents sortis \u00e0 cette \u00e9poque, citons How Europe Underdeveloped Africa (1972) de Walter Rodney, dont la pr\u00e9occupation \u00e9tait de savoir comment le syst\u00e8me capitaliste mondial avait r\u00e9ussi \u00e0 dominer le \u00ab&nbsp;Sud&nbsp;\u00bb, en particulier l\u2019Afrique. Rodney a expliqu\u00e9 de mani\u00e8re syst\u00e9matique et analytique comment le capitalisme, en tant que syst\u00e8me occidental, a \u00e9t\u00e9 export\u00e9 vers les r\u00e9gions les moins d\u00e9velopp\u00e9es du monde dans les ann\u00e9es&nbsp;1880 sous la forme d\u2019un colonialisme visant \u00e0 dominer politiquement ces soci\u00e9t\u00e9s dans le but d\u2019en extraire de super profits \u00e9conomiques (Rodney, 1972). Cette perspective s\u2019est encore renforc\u00e9e lorsque la Tanzanie a adopt\u00e9 l\u2019Ujamaa, une forme de socialisme qui cherchait \u00e0 \u00e9tablir une soci\u00e9t\u00e9 libre de toute forme d\u2019exploitation. L\u2019\u00ab&nbsp;\u00e9cole de Dar es&nbsp;Salaam&nbsp;\u00bb partage avec l\u2019\u00e9cole de la d\u00e9pendance (Prebisch, 1950&nbsp;; Cardoso &amp; Feletto, 1979) et la th\u00e9orie des syst\u00e8mes mondiaux (Wallerstein, 1974) son programme anti-imp\u00e9rialiste. Il n\u2019est pas surprenant que, des ann\u00e9es&nbsp;1960 aux ann\u00e9es&nbsp;1970, le point de vue anti-imp\u00e9rialiste ait inspir\u00e9 l\u2019enseignement, la recherche et les publications \u00e0 l\u2019UDSM (Mamdani, 2019). Cependant, la chute du mur de Berlin en 1989, puis l\u2019introduction de politiques d\u2019ajustement structurel par les institutions de Bretton Woods dans les ann\u00e9es&nbsp;1980 ont boulevers\u00e9 la pens\u00e9e organisatrice de l\u2019\u00e9poque pass\u00e9e. L\u2019\u00ab&nbsp;\u00e9cole de Dar es&nbsp;Salaam&nbsp;\u00bb a perdu de son potentiel \u00e0 mesure que les pays du \u00ab&nbsp;Sud&nbsp;\u00bb ont \u00e9t\u00e9 contraints d\u2019accepter les conditions occidentales dans tous les aspects de la vie, y compris la science. Partant de ce contexte, l\u2019UDSM a d\u00e9velopp\u00e9 un certain nombre de politiques et de lignes directrices, notamment en ce qui concerne la recherche et la publication de revues, afin d\u2019encadrer les collaborations. Parmi ces instruments figurent la politique de recherche et les proc\u00e9dures op\u00e9rationnelles de l\u2019UDSM (2015) &#8211; 3e \u00e9dition, la politique et les directives des revues de l\u2019UDSM (2024), ainsi que la politique sur la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle de l\u2019UDSM (2015). Cet article analyse le d\u00e9veloppement de TARE dans le contexte des politiques et directives de l\u2019UDSM. Ce faisant, nous nous inspirons de notre article publi\u00e9 dans le volume&nbsp;51 de TARE (Makulilo &amp; Henry, 2024) pour \u00e9largir et consolider le d\u00e9bat sur la collaboration dans l\u2019\u00e9dition de revues scientifiques. L\u2019\u00e9volution de The African Review Nous analysons ci-dessous les trois phases de l\u2019\u00e9volution de TARE au cours des cinquante derni\u00e8res ann\u00e9es. Dans l&rsquo;espace de ce demi-si\u00e8cle, la revue a connu des succ\u00e8s remarquables mais aussi de nombreux d\u00e9fis. Les contextes international et local ont influenc\u00e9 ce d\u00e9veloppement. Nous faisons le bilan de l\u2019\u00e9volution de la revue en soulignant comment chaque phase a permis \u00e0 la revue d\u2019atteindre une meilleure position. Premi\u00e8re phase&nbsp;: TARE publi\u00e9e par le d\u00e9partement de science politique (1971-2018) TARE a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e le 1er&nbsp;mars 1971 (figure&nbsp;1). Initialement, la revue se concentrait principalement sur la d\u00e9colonisation de l\u2019interpr\u00e9tation des \u00e9v\u00e9nements importants de la politique africaine, monopolis\u00e9e par les experts \u00e9trangers. Elle \u00e9tait par cons\u00e9quent anticolonialiste et anti-imp\u00e9rialiste. \u00c0&nbsp;partir des ann\u00e9es 1990, la revue s\u2019est concentr\u00e9e sur les questions contemporaines li\u00e9es \u00e0 la mondialisation, au d\u00e9veloppement et aux affaires africaines afin de rem\u00e9dier \u00e0 la fracture des connaissances entre le Nord et le Sud. De&nbsp;1971 \u00e0 1975, la revue \u00e9tait dirig\u00e9e par un comit\u00e9 de r\u00e9daction plut\u00f4t que par un seul r\u00e9dacteur en chef. La majeure partie du travail au cours de cette p\u00e9riode \u00e9tait effectu\u00e9e par un r\u00e9dacteur adjoint et le comit\u00e9 de r\u00e9daction organisait une r\u00e9union avant la publication de chaque num\u00e9ro. 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