{"id":25702,"date":"2024-09-20T08:52:37","date_gmt":"2024-09-20T08:52:37","guid":{"rendered":"https:\/\/www.globalafricasciences.org\/series-issues\/twenty-five-years-of-open-access-publishing-on-africa-past-and-future-challenges\/"},"modified":"2026-04-30T11:46:04","modified_gmt":"2026-04-30T11:46:04","slug":"twenty-five-years-of-open-access-publishing-on-africa-past-and-future-challenges","status":"publish","type":"series-issues","link":"https:\/\/www.globalafricasciences.org\/fr\/issues\/numero-7\/twenty-five-years-of-open-access-publishing-on-africa-past-and-future-challenges\/","title":{"rendered":"Vingt-cinq ans de publications en libre acc\u00e8s sur l\u2019Afrique\u00a0: d\u00e9fis pass\u00e9s et futurs"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Introduction<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>En 2022, l\u2019<em>African Studies Quarterly <\/em>(<em>ASQ<\/em>)a c\u00e9l\u00e9br\u00e9 ses vingt-cinq ans de publications<a href=\"#_ftn1\" id=\"_ftnref1\"><sup>[1]<\/sup><\/a>. Premi\u00e8re revue en libre acc\u00e8s dans le domaine des \u00e9tudes africaines, l\u2019<em>ASQ<\/em> reste engag\u00e9e dans la publication de recherches sur l\u2019Afrique \u00e9valu\u00e9es par des pairs. Ainsi, l\u2019<em>ASQ<\/em> a publi\u00e9 une grande vari\u00e9t\u00e9 de chercheurs, dont beaucoup sont bien connus dans la communaut\u00e9 des \u00e9tudes africaines, tels Korwa Adar, Florence Bernault, Mbye Cham, Gracia Clark, Joost Fontein, Karen Hansen, G\u00f6ran Hyd\u00e9n, Abiola Irele, Sean Jacobs, John Janzen, Lauren MacLean, D.&nbsp;A.&nbsp;Masolo, Ali Mazrui, Sabelo Ndlovu-Gatsheni, Moses Ochonu, Elliott Skinner, Aili Tripp et Kwasi Wiredu. Les cinq premiers volumes contenaient plus de 45&nbsp;% d\u2019auteurs africains (articles et contributions au num\u00e9ro), tandis que dans les cinq volumes les plus r\u00e9cents, ce pourcentage a atteint pr\u00e8s de 75&nbsp;%<a href=\"#_ftn2\" id=\"_ftnref2\"><sup>[2]<\/sup><\/a>. Dans ces derniers volumes, la couverture g\u00e9ographique est cons\u00e9quente avec des articles concernant plus de vingt pays, ainsi que de nombreuses \u00e9tudes multi-pays ou continentales. Le dernier num\u00e9ro de 2023 a inclus des critiques de livres de chercheurs issus de huit pays africains \u2013&nbsp;Botswana, \u00c9thiopie, Kenya, Lesotho, Malawi, Afrique du Sud, Tanzanie et Ouganda&nbsp;\u2013, ainsi que de Chine, d\u2019Allemagne, de Hongrie, d\u2019Inde, de Turquie et du Royaume-Uni. Le lectorat de l\u2019<em>ASQ<\/em> conserve \u00e9galement une forte pr\u00e9sence africaine&nbsp;; par exemple, les analyses de 2023 ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que les dix premiers lieux d\u2019acc\u00e8s (class\u00e9s par nombre d\u2019utilisateurs) \u00e9taient&nbsp;: Lagos, Abuja, Accra, Port Harcourt, Nairobi, Kampala, Londres, New York, Dar es Salaam et Le&nbsp;Cap.<\/p>\n\n\n\n<p>Deux ans seulement avant la cr\u00e9ation de l\u2019<em>ASQ<\/em>, Paul Zeleza affirmait que \u00ab&nbsp;les chercheurs africains ne peuvent continuer \u00e0 \u00eatre les invit\u00e9s ind\u00e9sirables au banquet intellectuel des autres&nbsp;\u00bb (Zeleza, 1995). Sur la base des chiffres ci-dessus, on pourrait sans doute soutenir que, du moins dans le cas de l\u2019<em>ASQ<\/em>, les chercheurs africains ont non seulement toujours \u00e9t\u00e9 les bienvenus, mais qu\u2019ils contribuent d\u00e9sormais \u00e0 fa\u00e7onner activement la configuration m\u00eame de la table. Ainsi, le paysage de l\u2019\u00e9dition acad\u00e9mique sur l\u2019Afrique a chang\u00e9 de mani\u00e8re substantielle au cours du dernier quart de si\u00e8cle. Cet article tente de poser un regard critique sur ces changements \u00e0 travers l\u2019exp\u00e9rience d\u2019une revue. \u00c0&nbsp;travers le prisme de la communaut\u00e9, de l\u2019infrastructure et des ressources, l\u2019article explore \u00e0 la fois la vuln\u00e9rabilit\u00e9 et la r\u00e9silience.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Communaut\u00e9<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Conscients des possibilit\u00e9s qu\u2019une croissance fulgurante des applications web pourrait apporter \u00e0 l\u2019\u00e9dition universitaire au milieu des ann\u00e9es&nbsp;1990, plusieurs \u00e9tudiants dipl\u00f4m\u00e9s ont approch\u00e9 le directeur du Centre d\u2019\u00e9tudes africaines (CEA) de l\u2019\u00e9poque, Michael Chege, avec une id\u00e9e que beaucoup jugeaient irr\u00e9aliste&nbsp;: publier une revue multidisciplinaire enti\u00e8rement en ligne et accessible gratuitement \u00e0 toute personne disposant d\u2019une connexion. En 1997, Chege a soumis cette id\u00e9e au doyen du College of Liberal Arts and Sciences (CLAS) de l\u2019universit\u00e9 de Floride (UF). Vingt-cinq ans plus tard, nous sommes immens\u00e9ment reconnaissants au CLAS pour son soutien ind\u00e9fectible.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9quipe \u00e9ditoriale fondatrice \u00e9tait compos\u00e9e de Chege en tant qu\u2019\u00e9diteur, soutenu par les membres du corps professoral en science politique Errol Henderson et Carol Lauriault, gestionnaire de bureau au CEA, qui apportait son expertise en correction. Les doctorants Christopher Johnson et Richard Marcus sont devenus les premiers r\u00e9dacteurs en chef, soutenus par d\u2019autres \u00e9tudiants dipl\u00f4m\u00e9s qui ont assur\u00e9 \u00e0 la fois une r\u00e9vision interne des soumissions et un soutien technique. Le premier comit\u00e9 consultatif externe \u00e9tait compos\u00e9 en grande partie de chercheurs issus du r\u00e9seau de l\u2019\u00e9diteur fondateur, couvrant l\u2019Afrique, l\u2019Am\u00e9rique du Nord et l\u2019Europe.<\/p>\n\n\n\n<p>Le comit\u00e9 \u00e9ditorial (CE) est toujours constitu\u00e9 de b\u00e9n\u00e9voles parmi les \u00e9tudiants dipl\u00f4m\u00e9s de l\u2019UF, provenant de diverses disciplines en sciences sociales et humaines. Les lecteurs du CE effectuent un examen pr\u00e9liminaire des nouvelles soumissions et donnent leur avis \u00e0 l\u2019\u00e9diteur quant \u00e0 la suite \u00e0 donner au manuscrit. Les rapports sont discut\u00e9s lors d\u2019une r\u00e9union hebdomadaire avec le CE. Ce processus permet non seulement de faire avancer les soumissions dans le processus d\u2019\u00e9valuation, mais il offre \u00e9galement aux \u00e9tudiants une exp\u00e9rience de lecture critique en dehors de leur discipline et un aper\u00e7u sur la fa\u00e7on dont les d\u00e9cisions de publication sont prises.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s pr\u00e8s d\u2019une d\u00e9cennie de publications avec l\u2019ancien directeur du CEA comme \u00e9diteur, le professeur \u00e9m\u00e9rite Hunt Davis&nbsp;Jr. a pris le relais en 2010 et a rapidement reconstitu\u00e9 le comit\u00e9 consultatif. L\u2019UF comptant en moyenne neuf dipl\u00f4m\u00e9s en doctorat sur l\u2019Afrique chaque ann\u00e9e depuis 1985, nous avons puis\u00e9 dans ce vaste vivier d\u2019anciens \u00e9l\u00e8ves pour choisir un groupe diversifi\u00e9 et multidisciplinaire bas\u00e9 dans des institutions en Afrique, en Europe et en Am\u00e9rique du Nord. De m\u00eame, lorsque j\u2019ai pris la direction de la revue en 2018, j\u2019ai ajout\u00e9 un groupe de r\u00e9dacteurs associ\u00e9s parmi les anciens \u00e9l\u00e8ves de l\u2019UF.<\/p>\n\n\n\n<p>Le num\u00e9ro inaugural comportait trois articles \u2013&nbsp;dont deux r\u00e9dig\u00e9s par des professeurs de l\u2019UF&nbsp;\u2013 ainsi que quelques critiques de livres \u00e9crites par des professeurs de l\u2019UF et des \u00e9tudiants de troisi\u00e8me cycle. Les num\u00e9ros des premiers volumes sont rest\u00e9s modestes, avec en g\u00e9n\u00e9ral deux \u00e0 trois articles et cinq \u00e0 dix critiques de livres. Janet Puhalla se souvient&nbsp;: \u00ab&nbsp;Au cours des premiers num\u00e9ros, cela semblait \u00eatre une p\u00e9riode de famine ou d\u2019abondance. Allions-nous avoir des soumissions&nbsp;? Et pourrions-nous tout terminer \u00e0 temps pour respecter un d\u00e9lai trimestriel<a href=\"#_ftn3\" id=\"_ftnref3\"><sup>[3]<\/sup><\/a>&nbsp;? \u00bb Une strat\u00e9gie pour augmenter la visibilit\u00e9 de la jeune revue a \u00e9t\u00e9 la production de num\u00e9ros sp\u00e9ciaux cibl\u00e9s. Le premier en 1997 \u2013&nbsp;\u00ab&nbsp;Crise dans les Grands Lacs&nbsp;\u00bb&nbsp;\u2013 pr\u00e9sentait des contributions de Ren\u00e9 Lemarchand, Thomas Turner, William Reno et Tony Waters.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019accent mis sur la multidisciplinarit\u00e9 a probablement aggrav\u00e9 les difficult\u00e9s de d\u00e9veloppement auxquelles est confront\u00e9e toute nouvelle revue. Et il n\u2019\u00e9tait pas pr\u00e9vu que de nombreux chercheurs restent r\u00e9ticents \u00e0 l\u2019id\u00e9e de publier dans un m\u00e9dia exclusivement en ligne, malgr\u00e9 le fait que l\u2019<em>ASQ<\/em> soit une revue enti\u00e8rement \u00e9valu\u00e9e par des pairs et index\u00e9e. Ce qui semble omnipr\u00e9sent en 2023 a r\u00e9ellement d\u00e9fi\u00e9 le statu quo de l\u2019\u00e9dition acad\u00e9mique au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es du xx<sup>e<\/sup>&nbsp;si\u00e8cle. Un nombre relativement faible de soumissions spontan\u00e9es a suscit\u00e9 une culture \u00e9ditoriale consistant \u00e0 travailler tr\u00e8s \u00e9troitement, et patiemment, avec certains auteurs pour amener leurs travaux \u00e0 un niveau publiable. Cette culture a prosp\u00e9r\u00e9 avec des \u00e9diteurs tels que Leonardo Villal\u00f3n et Hunt Davis, et continue malgr\u00e9 les r\u00e9centes augmentations spectaculaires du nombre de soumissions.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019<em>ASQ<\/em> fait bien s\u00fbr partie de la vaste communaut\u00e9 des revues acad\u00e9miques consacr\u00e9es \u00e0 l\u2019Afrique. Au&nbsp;cours de la derni\u00e8re d\u00e9cennie, un groupe d\u2019\u00e9diteurs s\u2019est efforc\u00e9 de faire conna\u00eetre, en particulier aux chercheurs \u00e9mergents, les connaissances pratiques et \u00e9sot\u00e9riques de l\u2019\u00e9dition de revues. Ces efforts ont pris la forme de sessions publiques r\u00e9guli\u00e8res lors de grandes conf\u00e9rences internationales telles que l\u2019Association des \u00e9tudes africaines (AEA), l\u2019Association des \u00e9tudes africaines d\u2019Afrique (AEAA) et la Conf\u00e9rence europ\u00e9enne sur les \u00e9tudes africaines (CEEA). Ces sessions abordent \u00e0 la fois des questions g\u00e9n\u00e9rales sur la s\u00e9lection des revues et les processus de soumission ainsi que des pr\u00e9occupations sp\u00e9cifiques concernant l\u2019usage de la langue, les taux d\u2019acceptation et la communication \u00e9ditoriale. Des ateliers organis\u00e9s par l\u2019<em>African Studies Review <\/em>(\u00ab&nbsp;Pipeline pour les nouveaux chercheurs&nbsp;\u00bb) et le <em>Journal of African Cultural Studies<\/em> (\u00ab&nbsp;Journal Academy&nbsp;\u00bb) ont \u00e9galement propos\u00e9 des lectures critiques cibl\u00e9es accompagn\u00e9es de retours \u00e9crits et de mentorats individuels. Toutes ces opportunit\u00e9s ont permis aux \u00e9diteurs de se mettre en contact non seulement avec des auteurs potentiels, mais aussi entre eux.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Infrastructure<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Au d\u00e9part, l\u2019<em>ASQ<\/em> ne disposait que de ressources humaines et d\u2019un site web h\u00e9berg\u00e9 par l\u2019universit\u00e9 de Floride. Au bout de deux ans, elle disposait d\u2019un bureau \u00e9quip\u00e9 d\u2019un ordinateur et d\u2019une imprimante. Un autre bureau et un autre ordinateur ont \u00e9t\u00e9 ajout\u00e9s avec l\u2019arriv\u00e9e de Davis \u00e0 la direction. La pand\u00e9mie de Covid-19 a donn\u00e9 lieu \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019un bureau s\u00e9par\u00e9 pour le critique de livres. Un soutien informatique du CLAS ainsi que des conseils r\u00e9guliers du biblioth\u00e9caire sp\u00e9cialiste de l\u2019Afrique, Daniel Reboussin, ont \u00e9galement contribu\u00e9 \u00e0 une croissance lente mais continue.<\/p>\n\n\n\n<p>Pendant plus d\u2019une d\u00e9cennie, l\u2019<em>ASQ<\/em> n\u2019\u00e9tait disponible qu\u2019au format HTML pour optimiser l\u2019accessibilit\u00e9. Il est difficile de l\u2019imaginer aujourd\u2019hui mais l\u2019acc\u00e8s \u00e0 Adobe Reader n\u2019\u00e9tait pas universel, et la taille des fichiers PDF posait certainement probl\u00e8me aux utilisateurs disposant de connexion commut\u00e9e. La transition vers le format PDF, qui devient de plus en plus courant, a d\u00fb attendre que le personnel constate une am\u00e9lioration suffisante de la bande passante pour les chercheurs et les \u00e9tudiants, de sorte que cela n\u2019affecte plus de mani\u00e8re significative l\u2019acc\u00e8s. Richard Marcus se souvient&nbsp;: \u00ab&nbsp;Nous avons pass\u00e9 beaucoup de temps au d\u00e9but \u00e0 discuter du format. Il ne s\u2019agissait pas seulement de produire une publication en ligne de haute qualit\u00e9 et \u00e9valu\u00e9e par des pairs, mais aussi de la technologie. Nous voulions que la bande passante soit r\u00e9duite pour faciliter l\u2019acc\u00e8s. M\u00eame aux \u00c9tats-Unis, l\u2019internet \u00e9tait encore par ligne commut\u00e9e\u2026 nos coll\u00e8gues africains n\u2019avaient g\u00e9n\u00e9ralement acc\u00e8s qu\u2019\u00e0 des lignes commut\u00e9es en payant \u00e0 la minute<a href=\"#_ftn4\" id=\"_ftnref4\"><sup>[4]<\/sup><\/a>\u00bb. Bien que les r\u00e9sum\u00e9s restent disponibles en HTML, un assistant dipl\u00f4m\u00e9 du CEA a d\u00e9velopp\u00e9 un mod\u00e8le \u2013&nbsp;toujours utilis\u00e9 aujourd\u2019hui&nbsp;\u2013 et a converti tous les anciens num\u00e9ros en PDF pendant les ann\u00e9es 2013-2014.<\/p>\n\n\n\n<p>Au d\u00e9part, les logiciels de gestion de revues n\u2019existaient pas ou d\u00e9passaient le budget, tr\u00e8s limit\u00e9, de l\u2019<em>ASQ<\/em>. Notre syst\u00e8me \u00ab&nbsp;fait maison&nbsp;\u00bb \u00e9tait loin d\u2019\u00eatre sans papier&nbsp;! Bien que le personnel et les auteurs communiquaient essentiellement par e-mail, tout \u00e9tait imprim\u00e9 et stock\u00e9. C\u2019\u00e9tait une pratique courante au d\u00e9but des ann\u00e9es&nbsp;2000. Les tableaux de suivi des soumissions pouvaient s\u2019\u00e9tendre sur plusieurs pages. En&nbsp;2008, notre bureau contenait deux armoires \u00e0 quatre tiroirs de manuscrits, certains contenant m\u00eame des disques de 3,5&nbsp;pouces envoy\u00e9s \u00e0 l\u2019<em>ASQ<\/em> \u00e0 la fin des ann\u00e9es&nbsp;1990. Cette ann\u00e9e-l\u00e0, notre r\u00e9dacteur en chef est pass\u00e9 sur Gmail, utilisant la fonction d\u2019\u00e9tiquetage pour classer chaque soumission. En 2024, l\u2019<em>ASQ<\/em> fera enfin la transition vers le dernier environnement Open Journal System (OJS).<\/p>\n\n\n\n<p>Bien qu\u2019aujourd\u2019hui l\u2019<em>ASQ<\/em> soit h\u00e9berg\u00e9 sur un site web g\u00e9r\u00e9 par WordPress, les syst\u00e8mes de gestion de contenu n\u2019existaient pas \u00e0 l\u2019\u00e9poque. De plus, \u00ab&nbsp;il n\u2019y avait pas de JavaScript, pas de Dreamweaver, donc nous avons d\u00fb apprendre \u00e0 travailler en HTML<a href=\"#_ftn5\" id=\"_ftnref5\"><sup>[5]<\/sup><\/a>&nbsp;\u00bb. Cela a cr\u00e9\u00e9 des d\u00e9fis potentiels, car tout candidat au poste de r\u00e9dacteur en chef devait ma\u00eetriser le langage HTML et poss\u00e9der de solides comp\u00e9tences organisationnelles et en communication. Le format s\u2019est \u00e9galement av\u00e9r\u00e9 rebutant pour certains auteurs qui souhaitaient que des tir\u00e9s \u00e0 part pagin\u00e9s soient inclus dans leurs dossiers de promotion.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00ab&nbsp;empreinte&nbsp;\u00bb exclusivement num\u00e9rique de l\u2019<em>ASQ<\/em> a longtemps \u00e9t\u00e9 maintenue au niveau local par le CLAS de l\u2019universit\u00e9 de Floride et au niveau national par la Biblioth\u00e8que du Congr\u00e8s des \u00c9tats-Unis. Nous n\u2019avons pas investi dans un service DOI. Bien que les frais annuels et d\u2019enregistrement de contenu ne soient pas un obstacle pour l\u2019<em>ASQ<\/em>, ils pourraient l\u2019\u00eatre pour une petite revue avec peu (ou pas) de soutien institutionnel. Dans la pratique, presque aucun de nos auteurs n\u2019inclut d\u2019informations DOI dans leurs r\u00e9f\u00e9rences, et il n\u2019y a tout simplement eu aucune demande de DOI de la part de nos auteurs ou lecteurs. Cependant, apr\u00e8s le passage \u00e0 OJS \u2013&nbsp;avec le soutien technique des biblioth\u00e8ques de l\u2019UF et du Campus virtuel de Floride (CVF)&nbsp;\u2013 la mise en \u0153uvre des DOI deviendra la norme pour les num\u00e9ros \u00e0 venir. Les biblioth\u00e8ques de l\u2019UF fournissent m\u00eame un petit budget pour les services DOI aux revues qu\u2019elles soutiennent.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Ressources<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s plus de vingt-cinq ans, l\u2019<em>ASQ<\/em> reste toujours accessible gratuitement \u00e0 toute personne disposant d\u2019une connexion internet. Nous maintenons cette \u00ab&nbsp;norme diamant&nbsp;\u00bb de libre acc\u00e8s depuis le d\u00e9but&nbsp;: les auteurs ne paient jamais pour publier dans l\u2019<em>ASQ<\/em>. Le libre acc\u00e8s n\u2019\u00e9tait pas courant \u00e0 l\u2019\u00e9poque de la cr\u00e9ation de la revue, nous utilisions simplement les termes \u00ab&nbsp;uniquement en ligne&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;gratuit&nbsp;\u00bb, ce qui nous semblait assez radical \u00e0 l\u2019\u00e9poque. Bien que certaines ressources aient \u00e9t\u00e9 d\u00e9crites plus haut \u2013&nbsp;bureau, h\u00e9bergement de site et archivage&nbsp;\u2013, quels sont les engagements financiers plus imm\u00e9diats, ou tangibles, qui sous-tendent la production d\u2019une revue en acc\u00e8s libre&nbsp;? Comme c\u2019est souvent le cas dans le budget d\u2019une universit\u00e9, les salaires repr\u00e9sentent la majeure partie des co\u00fbts.<\/p>\n\n\n\n<p>Bien que les premi\u00e8res ann\u00e9es aient davantage ressembl\u00e9 \u00e0 une entreprise collective, avec des \u00e9tudiants b\u00e9n\u00e9voles, des professeurs et du personnel r\u00e9mun\u00e9r\u00e9 \u00e0 temps plein, il est rapidement devenu \u00e9vident qu\u2019un r\u00e9f\u00e9rent unique serait essentiel \u00e0 mesure que les soumissions augmentaient. Cela a conduit \u00e0 un financement par le CLAS d\u2019un poste d\u2019assistant dipl\u00f4m\u00e9 \u00e0 temps partiel en tant que r\u00e9dacteur en chef. Il s\u2019est occup\u00e9 de toutes les t\u00e2ches quotidiennes pendant plusieurs ann\u00e9es avant que la croissance ne pousse le r\u00e9dacteur en chef et le directeur \u00e0 solliciter \u00e0 nouveau le soutien du CLAS pour un deuxi\u00e8me poste d\u2019assistant, cette fois en tant que responsable des critiques de livres. Ce double mod\u00e8le de financement est en place depuis 2011, ces deux postes sont occup\u00e9s en grande partie par des \u00e9tudiants dipl\u00f4m\u00e9s africains (en provenance d\u2019Eswatini, d\u2019\u00c9thiopie, du Ghana, du Kenya, du Nigeria, de la Zambie et du Zimbabwe) qui poursuivent des dipl\u00f4mes dans divers domaines universitaires tels que la communication, la g\u00e9ographie, les sciences horticoles, la science politique, le d\u00e9veloppement durable et l\u2019\u00e9cologie de la faune. En 2023, ces deux postes repr\u00e9sentent un co\u00fbt annuel de plus de 70&nbsp;000&nbsp;dollars (bourses et frais de scolarit\u00e9) support\u00e9 par le CLAS en soutien \u00e0 la revue.<\/p>\n\n\n\n<p>La direction de la r\u00e9daction a connu plusieurs changements au cours de ces d\u00e9cennies. Pendant les onze premi\u00e8res ann\u00e9es, le r\u00e9dacteur en chef de l\u2019<em>ASQ<\/em> (Chege, Villal\u00f3n) \u00e9tait \u00e9galement directeur d\u2019un centre acad\u00e9mique actif dans une universit\u00e9 de recherche. Cette structure a fonctionn\u00e9 dans les premiers temps lorsque le nombre de soumissions restait faible et la charge de travail des \u00e9diteurs relativement l\u00e9g\u00e8re, Corinna Greene prenant le relais de Lauriault pour l\u2019\u00e9dition des manuscrits et les t\u00e2ches de production. Cependant, \u00e0 mesure que la revue grandissait au d\u00e9but des ann\u00e9es&nbsp;2000, le niveau d\u2019activit\u00e9 du centre a augment\u00e9 au point que l\u2019<em>ASQ<\/em> a souvent d\u00fb c\u00e9der la place \u00e0 d\u2019autres responsabilit\u00e9s de direction. Ainsi, lorsque Davis \u2013&nbsp;apr\u00e8s avoir dirig\u00e9 un num\u00e9ro sp\u00e9cial en 2007&nbsp;\u2013 a propos\u00e9 de reprendre la direction, ayant pr\u00e9c\u00e9demment \u00e9t\u00e9 \u00e9diteur de l\u2019<em>African Studies Review <\/em>au cours des ann\u00e9es 1980, l\u2019accord a \u00e9t\u00e9 imm\u00e9diat<a href=\"#_ftn6\" id=\"_ftnref6\"><sup>[6]<\/sup><\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette structure a dur\u00e9 encore dix ans avec Leedy, directeur adjoint du CEA, en tant que seul r\u00e9dacteur associ\u00e9. Davis supervisait \u00e0 la fois le r\u00e9dacteur en chef et le r\u00e9dacteur des critiques de livres, tout en assurant la r\u00e9vision de tous les manuscrits accept\u00e9s. Leedy s\u2019occupait de la relecture finale et de l\u2019examen occasionnel des manuscrits. Ces r\u00f4les se sont invers\u00e9s en 2018 avec le d\u00e9part de Davis, qui est rest\u00e9 impliqu\u00e9 de mani\u00e8re hebdomadaire. \u00c0&nbsp;ce moment-l\u00e0, Leedy a ajout\u00e9 un groupe de r\u00e9dacteurs associ\u00e9s dans le but de r\u00e9partir de mani\u00e8re durable la gestion des manuscrits.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Vuln\u00e9rabilit\u00e9 et r\u00e9silience<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Comme mentionn\u00e9 ci-dessus, la production d\u2019une revue gratuite est loin d\u2019\u00eatre exempte de co\u00fbts. Bien que ce ne soit certainement pas impossible, il est difficile d\u2019imaginer une op\u00e9ration enti\u00e8rement b\u00e9n\u00e9vole dans le contexte universitaire actuel. Les professeurs et les \u00e9tudiants semblent plus prudents quant \u00e0 leur temps et leurs engagements, plus n\u00e9gociateurs dans leur prise de d\u00e9cision. Cette tendance s\u2019est intensifi\u00e9e pendant et apr\u00e8s la pand\u00e9mie, et s\u2019est r\u00e9percut\u00e9e \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur de notre institution avec des difficult\u00e9s pour trouver des \u00e9valuateurs volontaires. Ainsi, les aspects financiers constituent une source de vuln\u00e9rabilit\u00e9 centrale. Bien que l\u2019<em>ASQ<\/em> ait r\u00e9ussi \u00e0 traverser pas moins de quatre doyens de facult\u00e9 et cinq directeurs de centre, \u00e0 tout moment un doyen pourrait r\u00e9duire le financement des postes d\u2019assistants existants \u2013&nbsp;ou un directeur peut les r\u00e9affecter. De m\u00eame, la direction de la revue se trouve actuellement dans le portefeuille d\u2019un membre du personnel acad\u00e9mique \u00e0 temps plein, mais cela pourrait prendre fin si leurs priorit\u00e9s changent ou si cette personne est finalement remplac\u00e9e par quelqu\u2019un sans l\u2019int\u00e9r\u00eat et l\u2019expertise n\u00e9cessaires.<\/p>\n\n\n\n<p>Au moment de la cr\u00e9ation de l\u2019<em>ASQ<\/em>, de nombreuses revues acad\u00e9miques africaines faisaient face \u00e0 un avenir incertain en raison de contraintes financi\u00e8res et autres. La technologie allait-elle am\u00e9liorer la situation ou ne ferait-elle que renforcer la position des revues europ\u00e9ennes et nord-am\u00e9ricaines&nbsp;? En 1998, Damtew Teferra semblait optimiste&nbsp;: \u00ab&nbsp;Avec l\u2019\u00e9mergence des nouvelles technologies, on esp\u00e8re que de nombreux facteurs limitants seront \u00e9limin\u00e9s, et que la vie et les conditions des revues africaines pourront \u00eatre am\u00e9lior\u00e9es.&nbsp;\u00bb (Teferra, 1998). Pr\u00e8s d\u2019une d\u00e9cennie plus tard, environ 62&nbsp;revues avaient un acc\u00e8s \u00e9lectronique complet gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019African Journals Online (AJOL), mais toutes sauf une conservaient encore une version imprim\u00e9e (Aina &amp; Mutula, 2007). Cela signifiait que la promesse des nouvelles technologies d\u2019\u00ab&nbsp;offrir un peu d\u2019espoir aux \u00e9diteurs de revues qui luttaient contre des co\u00fbts d\u2019impression et de distribution exorbitants&nbsp;\u00bb n\u2019avait toujours pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e (Hussein &amp; Smart, 2007). Comme l\u2019exp\u00e9rience de l\u2019<em>ASQ<\/em> en t\u00e9moigne, le co\u00fbt de la production et de la distribution ne sont pas n\u00e9cessairement les plus contraignants. Les ressources humaines ont \u00e9galement un co\u00fbt cons\u00e9quent, malgr\u00e9 le b\u00e9n\u00e9volat&nbsp;; de plus, de nombreux chercheurs africains font souvent face \u00e0 des charges d\u2019enseignement lourdes et \u00e0 des salaires bas, rendant le travail pour les revues encore plus difficile.<\/p>\n\n\n\n<p>Pourtant, certains indicateurs incitent \u00e0 l\u2019optimisme. En 2024, AJOL pr\u00e9sente plus de 700&nbsp;revues provenant de 39&nbsp;pays, dont pr\u00e8s de 500 en acc\u00e8s libre<a href=\"#_ftn7\" id=\"_ftnref7\"><sup>[7]<\/sup><\/a>. Cela indique un changement significatif tant en termes de connectivit\u00e9 que d\u2019innovation depuis&nbsp;2007. Alors que l\u2019<em>ASQ<\/em> entre dans sa troisi\u00e8me d\u00e9cennie, la participation du comit\u00e9 \u00e9ditorial aux r\u00e9unions hebdomadaires s\u2019est largement r\u00e9tablie, apr\u00e8s une baisse significative pendant la pand\u00e9mie lorsque les r\u00e9unions se faisaient en visio. Le nombre de soumissions des chercheurs bas\u00e9s en Afrique est rest\u00e9 stable pendant ces ann\u00e9es et s\u2019est renforc\u00e9 depuis 2022. L\u2019inclusion r\u00e9guli\u00e8re de l\u2019<em>ASQ<\/em> dans les forums d\u2019\u00e9diteurs et les tables rondes entre dans sa deuxi\u00e8me d\u00e9cennie, offrant une visibilit\u00e9 et un contact avec une autre g\u00e9n\u00e9ration de chercheurs \u00e9mergents. L\u2019\u00e9diteur de l\u2019<em>ASQ<\/em> a r\u00e9cemment consult\u00e9 plusieurs autres projets de lancement de revues, tant en Afrique qu\u2019en Am\u00e9rique du Nord. Enfin, un directeur de centre nouvellement \u00e9lu reconna\u00eet la valeur ajout\u00e9e de l\u2019<em>ASQ<\/em> pour cette institution au niveau local, ainsi que les efforts et les ressources n\u00e9cessaires pour le faire progresser. Alors que les revues en acc\u00e8s libre ont prolif\u00e9r\u00e9 depuis la fin des ann\u00e9es&nbsp;1990 \u2013&nbsp;et que le mod\u00e8le de l\u2019<em>ASQ<\/em> n\u2019est certainement pas la seule voie possible&nbsp;\u2013, nous esp\u00e9rons que cette r\u00e9flexion apportera une contribution utile \u00e0 l\u2019histoire et \u00e0 l\u2019\u00e9tat actuel de la publication sur l\u2019Afrique.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Bibliographie<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Aina, L. O., &amp; Mutula, S. (2007). Opportunities for Electronic Publishing in Africa. Dans Mlambo (ed.), <em>African Scholarly Publishing Essays<\/em> (p.&nbsp;194). African Books Collective.<\/p>\n\n\n\n<p>Briggs, R., &amp; Weathers, S. (2016). Gender and Location in African Politics Scholarship: The Other White Man\u2019s Burden? <em>African Affairs<\/em>, 115.460, 466-489.<\/p>\n\n\n\n<p>Hussein, J., &amp; Smart, P. (2007). Journal Publishing in Africa. Dans Mlambo (ed.), <em>African Scholarly Publishing Essays<\/em> (p.&nbsp;174). African Books Collective.<\/p>\n\n\n\n<p>Leedy, T. (2018). <em>ASQ \u00e0 vingt<\/em>. Centre d\u2019\u00e9tudes africaines, rapport de recherche 2017-2018, 8. <a href=\"https:\/\/africa.ufl.edu\/wp-content\/uploads\/sites\/167\/Research-Report_18_forweb.pdf\">https:\/\/africa.ufl.edu\/wp-content\/uploads\/sites\/167\/Research-Report_18_forweb.pdf<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Teferra, D. (1998). The Significance of Information Technology for African Scholarly Journals. Dans Altbach et Teferra (eds.), <em>Knowledge Dissemination in Africa: The Role of Scholarly Journals<\/em> (p.&nbsp;48). African Books Collective.<\/p>\n\n\n\n<p>Zeleza, P. (1995). <em>Fabriquer et consommer le savoir : Biblioth\u00e8ques et \u00e9dition africaines<\/em>. Conf\u00e9rence internationale sur le livre et les biblioth\u00e8ques, G\u00f6teborg. Dans J.&nbsp;Jaygbay, <em>The Politics and Prospects for African Scholarly Journals in the Information Age<\/em>. Dans Altbach et Teferra (eds.), <em>Knowledge Dissemination in Africa: The Role of Scholarly Journals<\/em> (p.&nbsp;68)<em>.<\/em> Bellagio Publishing Network.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\" id=\"_ftn1\"><sup>[1]<\/sup><\/a> Certaines parties de cet article ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 publi\u00e9es dans Leedy (2018).<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref2\" id=\"_ftn2\"><sup>[2]<\/sup><\/a> Cette tendance va \u00e0 l\u2019encontre des r\u00e9sultats obtenus pour d\u2019autres revues, telles que <em>African Affairs<\/em> et <em>The Journal of Modern African Studies<\/em>. Voir Briggs et Weathers (2016).<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref3\" id=\"_ftn3\"><sup>[3]<\/sup><\/a> Janet Puhalla, communication personnelle, 27 f\u00e9vrier 2018.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref4\" id=\"_ftn4\"><sup>[4]<\/sup><\/a> Richard Marcus, communication personnelle, 26 f\u00e9vrier 2018.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref5\" id=\"_ftn5\"><sup>[5]<\/sup><\/a> Richard Marcus, communication personnelle, 26 f\u00e9vrier 2018.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref6\" id=\"_ftn6\"><sup>[6]<\/sup><\/a> Hunt Davis, communication personnelle, 12 octobre 2023.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref7\" id=\"_ftn7\"><sup>[7]<\/sup><\/a> African Journals Online. https:\/\/www.ajol.info\/index.php\/ajol (consult\u00e9 le 1<sup>er<\/sup> mai 2024).<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":4868,"template":"","meta":[],"series-categories":[1350],"cat-articles":[1015],"keywords":[1488,1518,1491,1517],"ppma_author":[445],"class_list":["post-25702","series-issues","type-series-issues","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","series-categories-numero-7","cat-articles-analyses-critiques","keywords-libre-acces","keywords-multidisciplinaire","keywords-open-journal-system","keywords-publication","author-todd-leedy-fr"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.5 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>Vingt-cinq ans de publications en libre acc\u00e8s sur l\u2019Afrique\u00a0: d\u00e9fis pass\u00e9s et futurs | Global Africa<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.globalafricasciences.org\/fr\/issues\/numero-7\/twenty-five-years-of-open-access-publishing-on-africa-past-and-future-challenges\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vingt-cinq ans de publications en libre acc\u00e8s sur l\u2019Afrique\u00a0: d\u00e9fis pass\u00e9s et futurs | Global Africa\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Introduction En 2022, l\u2019African Studies Quarterly (ASQ)a c\u00e9l\u00e9br\u00e9 ses vingt-cinq ans de publications[1]. Premi\u00e8re revue en libre acc\u00e8s dans le domaine des \u00e9tudes africaines, l\u2019ASQ reste engag\u00e9e dans la publication de recherches sur l\u2019Afrique \u00e9valu\u00e9es par des pairs. Ainsi, l\u2019ASQ a publi\u00e9 une grande vari\u00e9t\u00e9 de chercheurs, dont beaucoup sont bien connus dans la communaut\u00e9 des \u00e9tudes africaines, tels Korwa Adar, Florence Bernault, Mbye Cham, Gracia Clark, Joost Fontein, Karen Hansen, G\u00f6ran Hyd\u00e9n, Abiola Irele, Sean Jacobs, John Janzen, Lauren MacLean, D.&nbsp;A.&nbsp;Masolo, Ali Mazrui, Sabelo Ndlovu-Gatsheni, Moses Ochonu, Elliott Skinner, Aili Tripp et Kwasi Wiredu. Les cinq premiers volumes contenaient plus de 45&nbsp;% d\u2019auteurs africains (articles et contributions au num\u00e9ro), tandis que dans les cinq volumes les plus r\u00e9cents, ce pourcentage a atteint pr\u00e8s de 75&nbsp;%[2]. Dans ces derniers volumes, la couverture g\u00e9ographique est cons\u00e9quente avec des articles concernant plus de vingt pays, ainsi que de nombreuses \u00e9tudes multi-pays ou continentales. Le dernier num\u00e9ro de 2023 a inclus des critiques de livres de chercheurs issus de huit pays africains \u2013&nbsp;Botswana, \u00c9thiopie, Kenya, Lesotho, Malawi, Afrique du Sud, Tanzanie et Ouganda&nbsp;\u2013, ainsi que de Chine, d\u2019Allemagne, de Hongrie, d\u2019Inde, de Turquie et du Royaume-Uni. Le lectorat de l\u2019ASQ conserve \u00e9galement une forte pr\u00e9sence africaine&nbsp;; par exemple, les analyses de 2023 ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que les dix premiers lieux d\u2019acc\u00e8s (class\u00e9s par nombre d\u2019utilisateurs) \u00e9taient&nbsp;: Lagos, Abuja, Accra, Port Harcourt, Nairobi, Kampala, Londres, New York, Dar es Salaam et Le&nbsp;Cap. Deux ans seulement avant la cr\u00e9ation de l\u2019ASQ, Paul Zeleza affirmait que \u00ab&nbsp;les chercheurs africains ne peuvent continuer \u00e0 \u00eatre les invit\u00e9s ind\u00e9sirables au banquet intellectuel des autres&nbsp;\u00bb (Zeleza, 1995). Sur la base des chiffres ci-dessus, on pourrait sans doute soutenir que, du moins dans le cas de l\u2019ASQ, les chercheurs africains ont non seulement toujours \u00e9t\u00e9 les bienvenus, mais qu\u2019ils contribuent d\u00e9sormais \u00e0 fa\u00e7onner activement la configuration m\u00eame de la table. Ainsi, le paysage de l\u2019\u00e9dition acad\u00e9mique sur l\u2019Afrique a chang\u00e9 de mani\u00e8re substantielle au cours du dernier quart de si\u00e8cle. Cet article tente de poser un regard critique sur ces changements \u00e0 travers l\u2019exp\u00e9rience d\u2019une revue. \u00c0&nbsp;travers le prisme de la communaut\u00e9, de l\u2019infrastructure et des ressources, l\u2019article explore \u00e0 la fois la vuln\u00e9rabilit\u00e9 et la r\u00e9silience. Communaut\u00e9 Conscients des possibilit\u00e9s qu\u2019une croissance fulgurante des applications web pourrait apporter \u00e0 l\u2019\u00e9dition universitaire au milieu des ann\u00e9es&nbsp;1990, plusieurs \u00e9tudiants dipl\u00f4m\u00e9s ont approch\u00e9 le directeur du Centre d\u2019\u00e9tudes africaines (CEA) de l\u2019\u00e9poque, Michael Chege, avec une id\u00e9e que beaucoup jugeaient irr\u00e9aliste&nbsp;: publier une revue multidisciplinaire enti\u00e8rement en ligne et accessible gratuitement \u00e0 toute personne disposant d\u2019une connexion. En 1997, Chege a soumis cette id\u00e9e au doyen du College of Liberal Arts and Sciences (CLAS) de l\u2019universit\u00e9 de Floride (UF). Vingt-cinq ans plus tard, nous sommes immens\u00e9ment reconnaissants au CLAS pour son soutien ind\u00e9fectible. L\u2019\u00e9quipe \u00e9ditoriale fondatrice \u00e9tait compos\u00e9e de Chege en tant qu\u2019\u00e9diteur, soutenu par les membres du corps professoral en science politique Errol Henderson et Carol Lauriault, gestionnaire de bureau au CEA, qui apportait son expertise en correction. Les doctorants Christopher Johnson et Richard Marcus sont devenus les premiers r\u00e9dacteurs en chef, soutenus par d\u2019autres \u00e9tudiants dipl\u00f4m\u00e9s qui ont assur\u00e9 \u00e0 la fois une r\u00e9vision interne des soumissions et un soutien technique. Le premier comit\u00e9 consultatif externe \u00e9tait compos\u00e9 en grande partie de chercheurs issus du r\u00e9seau de l\u2019\u00e9diteur fondateur, couvrant l\u2019Afrique, l\u2019Am\u00e9rique du Nord et l\u2019Europe. Le comit\u00e9 \u00e9ditorial (CE) est toujours constitu\u00e9 de b\u00e9n\u00e9voles parmi les \u00e9tudiants dipl\u00f4m\u00e9s de l\u2019UF, provenant de diverses disciplines en sciences sociales et humaines. Les lecteurs du CE effectuent un examen pr\u00e9liminaire des nouvelles soumissions et donnent leur avis \u00e0 l\u2019\u00e9diteur quant \u00e0 la suite \u00e0 donner au manuscrit. Les rapports sont discut\u00e9s lors d\u2019une r\u00e9union hebdomadaire avec le CE. Ce processus permet non seulement de faire avancer les soumissions dans le processus d\u2019\u00e9valuation, mais il offre \u00e9galement aux \u00e9tudiants une exp\u00e9rience de lecture critique en dehors de leur discipline et un aper\u00e7u sur la fa\u00e7on dont les d\u00e9cisions de publication sont prises. Apr\u00e8s pr\u00e8s d\u2019une d\u00e9cennie de publications avec l\u2019ancien directeur du CEA comme \u00e9diteur, le professeur \u00e9m\u00e9rite Hunt Davis&nbsp;Jr. a pris le relais en 2010 et a rapidement reconstitu\u00e9 le comit\u00e9 consultatif. L\u2019UF comptant en moyenne neuf dipl\u00f4m\u00e9s en doctorat sur l\u2019Afrique chaque ann\u00e9e depuis 1985, nous avons puis\u00e9 dans ce vaste vivier d\u2019anciens \u00e9l\u00e8ves pour choisir un groupe diversifi\u00e9 et multidisciplinaire bas\u00e9 dans des institutions en Afrique, en Europe et en Am\u00e9rique du Nord. De m\u00eame, lorsque j\u2019ai pris la direction de la revue en 2018, j\u2019ai ajout\u00e9 un groupe de r\u00e9dacteurs associ\u00e9s parmi les anciens \u00e9l\u00e8ves de l\u2019UF. Le num\u00e9ro inaugural comportait trois articles \u2013&nbsp;dont deux r\u00e9dig\u00e9s par des professeurs de l\u2019UF&nbsp;\u2013 ainsi que quelques critiques de livres \u00e9crites par des professeurs de l\u2019UF et des \u00e9tudiants de troisi\u00e8me cycle. Les num\u00e9ros des premiers volumes sont rest\u00e9s modestes, avec en g\u00e9n\u00e9ral deux \u00e0 trois articles et cinq \u00e0 dix critiques de livres. Janet Puhalla se souvient&nbsp;: \u00ab&nbsp;Au cours des premiers num\u00e9ros, cela semblait \u00eatre une p\u00e9riode de famine ou d\u2019abondance. Allions-nous avoir des soumissions&nbsp;? Et pourrions-nous tout terminer \u00e0 temps pour respecter un d\u00e9lai trimestriel[3]&nbsp;? \u00bb Une strat\u00e9gie pour augmenter la visibilit\u00e9 de la jeune revue a \u00e9t\u00e9 la production de num\u00e9ros sp\u00e9ciaux cibl\u00e9s. Le premier en 1997 \u2013&nbsp;\u00ab&nbsp;Crise dans les Grands Lacs&nbsp;\u00bb&nbsp;\u2013 pr\u00e9sentait des contributions de Ren\u00e9 Lemarchand, Thomas Turner, William Reno et Tony Waters. L\u2019accent mis sur la multidisciplinarit\u00e9 a probablement aggrav\u00e9 les difficult\u00e9s de d\u00e9veloppement auxquelles est confront\u00e9e toute nouvelle revue. Et il n\u2019\u00e9tait pas pr\u00e9vu que de nombreux chercheurs restent r\u00e9ticents \u00e0 l\u2019id\u00e9e de publier dans un m\u00e9dia exclusivement en ligne, malgr\u00e9 le fait que l\u2019ASQ soit une revue enti\u00e8rement \u00e9valu\u00e9e par des pairs et index\u00e9e. Ce qui semble omnipr\u00e9sent en 2023 a r\u00e9ellement d\u00e9fi\u00e9 le statu quo de l\u2019\u00e9dition acad\u00e9mique au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es du xxe&nbsp;si\u00e8cle. Un nombre relativement faible de soumissions spontan\u00e9es a suscit\u00e9 une culture \u00e9ditoriale consistant \u00e0 travailler tr\u00e8s \u00e9troitement, et patiemment, avec certains auteurs pour amener leurs travaux \u00e0 un niveau publiable. 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Premi\u00e8re revue en libre acc\u00e8s dans le domaine des \u00e9tudes africaines, l\u2019ASQ reste engag\u00e9e dans la publication de recherches sur l\u2019Afrique \u00e9valu\u00e9es par des pairs. Ainsi, l\u2019ASQ a publi\u00e9 une grande vari\u00e9t\u00e9 de chercheurs, dont beaucoup sont bien connus dans la communaut\u00e9 des \u00e9tudes africaines, tels Korwa Adar, Florence Bernault, Mbye Cham, Gracia Clark, Joost Fontein, Karen Hansen, G\u00f6ran Hyd\u00e9n, Abiola Irele, Sean Jacobs, John Janzen, Lauren MacLean, D.&nbsp;A.&nbsp;Masolo, Ali Mazrui, Sabelo Ndlovu-Gatsheni, Moses Ochonu, Elliott Skinner, Aili Tripp et Kwasi Wiredu. Les cinq premiers volumes contenaient plus de 45&nbsp;% d\u2019auteurs africains (articles et contributions au num\u00e9ro), tandis que dans les cinq volumes les plus r\u00e9cents, ce pourcentage a atteint pr\u00e8s de 75&nbsp;%[2]. Dans ces derniers volumes, la couverture g\u00e9ographique est cons\u00e9quente avec des articles concernant plus de vingt pays, ainsi que de nombreuses \u00e9tudes multi-pays ou continentales. Le dernier num\u00e9ro de 2023 a inclus des critiques de livres de chercheurs issus de huit pays africains \u2013&nbsp;Botswana, \u00c9thiopie, Kenya, Lesotho, Malawi, Afrique du Sud, Tanzanie et Ouganda&nbsp;\u2013, ainsi que de Chine, d\u2019Allemagne, de Hongrie, d\u2019Inde, de Turquie et du Royaume-Uni. Le lectorat de l\u2019ASQ conserve \u00e9galement une forte pr\u00e9sence africaine&nbsp;; par exemple, les analyses de 2023 ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que les dix premiers lieux d\u2019acc\u00e8s (class\u00e9s par nombre d\u2019utilisateurs) \u00e9taient&nbsp;: Lagos, Abuja, Accra, Port Harcourt, Nairobi, Kampala, Londres, New York, Dar es Salaam et Le&nbsp;Cap. Deux ans seulement avant la cr\u00e9ation de l\u2019ASQ, Paul Zeleza affirmait que \u00ab&nbsp;les chercheurs africains ne peuvent continuer \u00e0 \u00eatre les invit\u00e9s ind\u00e9sirables au banquet intellectuel des autres&nbsp;\u00bb (Zeleza, 1995). Sur la base des chiffres ci-dessus, on pourrait sans doute soutenir que, du moins dans le cas de l\u2019ASQ, les chercheurs africains ont non seulement toujours \u00e9t\u00e9 les bienvenus, mais qu\u2019ils contribuent d\u00e9sormais \u00e0 fa\u00e7onner activement la configuration m\u00eame de la table. Ainsi, le paysage de l\u2019\u00e9dition acad\u00e9mique sur l\u2019Afrique a chang\u00e9 de mani\u00e8re substantielle au cours du dernier quart de si\u00e8cle. Cet article tente de poser un regard critique sur ces changements \u00e0 travers l\u2019exp\u00e9rience d\u2019une revue. \u00c0&nbsp;travers le prisme de la communaut\u00e9, de l\u2019infrastructure et des ressources, l\u2019article explore \u00e0 la fois la vuln\u00e9rabilit\u00e9 et la r\u00e9silience. Communaut\u00e9 Conscients des possibilit\u00e9s qu\u2019une croissance fulgurante des applications web pourrait apporter \u00e0 l\u2019\u00e9dition universitaire au milieu des ann\u00e9es&nbsp;1990, plusieurs \u00e9tudiants dipl\u00f4m\u00e9s ont approch\u00e9 le directeur du Centre d\u2019\u00e9tudes africaines (CEA) de l\u2019\u00e9poque, Michael Chege, avec une id\u00e9e que beaucoup jugeaient irr\u00e9aliste&nbsp;: publier une revue multidisciplinaire enti\u00e8rement en ligne et accessible gratuitement \u00e0 toute personne disposant d\u2019une connexion. En 1997, Chege a soumis cette id\u00e9e au doyen du College of Liberal Arts and Sciences (CLAS) de l\u2019universit\u00e9 de Floride (UF). Vingt-cinq ans plus tard, nous sommes immens\u00e9ment reconnaissants au CLAS pour son soutien ind\u00e9fectible. L\u2019\u00e9quipe \u00e9ditoriale fondatrice \u00e9tait compos\u00e9e de Chege en tant qu\u2019\u00e9diteur, soutenu par les membres du corps professoral en science politique Errol Henderson et Carol Lauriault, gestionnaire de bureau au CEA, qui apportait son expertise en correction. Les doctorants Christopher Johnson et Richard Marcus sont devenus les premiers r\u00e9dacteurs en chef, soutenus par d\u2019autres \u00e9tudiants dipl\u00f4m\u00e9s qui ont assur\u00e9 \u00e0 la fois une r\u00e9vision interne des soumissions et un soutien technique. Le premier comit\u00e9 consultatif externe \u00e9tait compos\u00e9 en grande partie de chercheurs issus du r\u00e9seau de l\u2019\u00e9diteur fondateur, couvrant l\u2019Afrique, l\u2019Am\u00e9rique du Nord et l\u2019Europe. Le comit\u00e9 \u00e9ditorial (CE) est toujours constitu\u00e9 de b\u00e9n\u00e9voles parmi les \u00e9tudiants dipl\u00f4m\u00e9s de l\u2019UF, provenant de diverses disciplines en sciences sociales et humaines. Les lecteurs du CE effectuent un examen pr\u00e9liminaire des nouvelles soumissions et donnent leur avis \u00e0 l\u2019\u00e9diteur quant \u00e0 la suite \u00e0 donner au manuscrit. Les rapports sont discut\u00e9s lors d\u2019une r\u00e9union hebdomadaire avec le CE. Ce processus permet non seulement de faire avancer les soumissions dans le processus d\u2019\u00e9valuation, mais il offre \u00e9galement aux \u00e9tudiants une exp\u00e9rience de lecture critique en dehors de leur discipline et un aper\u00e7u sur la fa\u00e7on dont les d\u00e9cisions de publication sont prises. Apr\u00e8s pr\u00e8s d\u2019une d\u00e9cennie de publications avec l\u2019ancien directeur du CEA comme \u00e9diteur, le professeur \u00e9m\u00e9rite Hunt Davis&nbsp;Jr. a pris le relais en 2010 et a rapidement reconstitu\u00e9 le comit\u00e9 consultatif. L\u2019UF comptant en moyenne neuf dipl\u00f4m\u00e9s en doctorat sur l\u2019Afrique chaque ann\u00e9e depuis 1985, nous avons puis\u00e9 dans ce vaste vivier d\u2019anciens \u00e9l\u00e8ves pour choisir un groupe diversifi\u00e9 et multidisciplinaire bas\u00e9 dans des institutions en Afrique, en Europe et en Am\u00e9rique du Nord. De m\u00eame, lorsque j\u2019ai pris la direction de la revue en 2018, j\u2019ai ajout\u00e9 un groupe de r\u00e9dacteurs associ\u00e9s parmi les anciens \u00e9l\u00e8ves de l\u2019UF. Le num\u00e9ro inaugural comportait trois articles \u2013&nbsp;dont deux r\u00e9dig\u00e9s par des professeurs de l\u2019UF&nbsp;\u2013 ainsi que quelques critiques de livres \u00e9crites par des professeurs de l\u2019UF et des \u00e9tudiants de troisi\u00e8me cycle. Les num\u00e9ros des premiers volumes sont rest\u00e9s modestes, avec en g\u00e9n\u00e9ral deux \u00e0 trois articles et cinq \u00e0 dix critiques de livres. Janet Puhalla se souvient&nbsp;: \u00ab&nbsp;Au cours des premiers num\u00e9ros, cela semblait \u00eatre une p\u00e9riode de famine ou d\u2019abondance. Allions-nous avoir des soumissions&nbsp;? Et pourrions-nous tout terminer \u00e0 temps pour respecter un d\u00e9lai trimestriel[3]&nbsp;? \u00bb Une strat\u00e9gie pour augmenter la visibilit\u00e9 de la jeune revue a \u00e9t\u00e9 la production de num\u00e9ros sp\u00e9ciaux cibl\u00e9s. Le premier en 1997 \u2013&nbsp;\u00ab&nbsp;Crise dans les Grands Lacs&nbsp;\u00bb&nbsp;\u2013 pr\u00e9sentait des contributions de Ren\u00e9 Lemarchand, Thomas Turner, William Reno et Tony Waters. L\u2019accent mis sur la multidisciplinarit\u00e9 a probablement aggrav\u00e9 les difficult\u00e9s de d\u00e9veloppement auxquelles est confront\u00e9e toute nouvelle revue. Et il n\u2019\u00e9tait pas pr\u00e9vu que de nombreux chercheurs restent r\u00e9ticents \u00e0 l\u2019id\u00e9e de publier dans un m\u00e9dia exclusivement en ligne, malgr\u00e9 le fait que l\u2019ASQ soit une revue enti\u00e8rement \u00e9valu\u00e9e par des pairs et index\u00e9e. 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