{"id":25621,"date":"2024-12-20T07:04:05","date_gmt":"2024-12-20T07:04:05","guid":{"rendered":"https:\/\/www.globalafricasciences.org\/series-issues\/african-researchers-are-the-architects-who-will-guide-how-africa-secures-its-place-in-the-world-in-the-digital-age\/"},"modified":"2026-04-30T09:21:45","modified_gmt":"2026-04-30T09:21:45","slug":"african-researchers-are-the-architects-who-will-guide-how-africa-secures-its-place-in-the-world-in-the-digital-age","status":"publish","type":"series-issues","link":"https:\/\/www.globalafricasciences.org\/fr\/issues\/numero-8\/african-researchers-are-the-architects-who-will-guide-how-africa-secures-its-place-in-the-world-in-the-digital-age\/","title":{"rendered":"Les chercheur\u00b7e\u00b7s africain\u00b7e\u00b7s sont les architectes qui orienteront la mani\u00e8re dont l\u2019Afrique s\u00e9curise sa place dans le monde \u00e0 l\u2019\u00e8re num\u00e9rique"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Ibrahima Kane et Mame-Penda Ba <\/strong><strong>:<\/strong> Professeure Gueldich, merci d\u2019avoir accept\u00e9 d\u2019\u00eatre interview\u00e9e dans le cadre de ce dossier th\u00e9matique de la revue <em>Global Africa<\/em> sur l\u2019\u00e9conomie num\u00e9rique. Nous aimerions commencer par un rappel de votre parcours scientifique. Pourriez-vous revenir sur votre trajectoire en tant que professeure de droit et conseill\u00e8re juridique de l&rsquo;Union africaine ? En quoi consiste le travail de la Commission de l\u2019Union africaine pour le droit international, quelles sont ses missions et ses domaines d\u2019intervention ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Hajer Gueldich<\/strong>&nbsp;: Du point de vue de mon engagement professionnel avec l\u2019organisation panafricaine, je suis membre \u00e9lue de la Commission de l\u2019Union africaine pour le Droit international (CUADI) depuis 2015 (\u00e9lue en 2015 et r\u00e9\u00e9lue en 2018). J\u2019ai \u00e9t\u00e9 le Rapporteur g\u00e9n\u00e9ral de la Commission de 2015 \u00e0 2019 et j\u2019ai \u00e9t\u00e9 \u00e9lue, de 2022 \u00e0 2023, Pr\u00e9sidente de la CUADI, ce qui a fait de moi la premi\u00e8re femme \u00e9lue \u00e0 ce poste prestigieux depuis la cr\u00e9ation de la Commission en 2009.<\/p>\n\n\n\n<p>La Commission de l&rsquo;Union africaine pour le Droit International (CUADI), en anglais <em>African Union Commission on International Law<\/em> (AUCIL), a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e le 4 f\u00e9vrier 2009. Elle est compos\u00e9e d&rsquo;experts en droit international \u00e9lus par les 55 \u00c9tats membres de l&rsquo;organisation. Son si\u00e8ge est \u00e0 Addis-Abeba, en \u00c9thiopie et ses activit\u00e9s ont commenc\u00e9 en mai 2010.<\/p>\n\n\n\n<p>La CUADI est compos\u00e9e de 11 membres \u00e9lus par le Conseil ex\u00e9cutif de l\u2019UA, dans le respect des principes de la repr\u00e9sentation g\u00e9ographique \u00e9quitable, de la repr\u00e9sentation des principaux syst\u00e8mes juridiques et de la repr\u00e9sentation des femmes. Les membres si\u00e8gent \u00e0 titre personnel. Ils sont \u00e9lus pour un mandat de cinq ans, renouvelable une seule fois.<\/p>\n\n\n\n<p>Cet organe statutaire remplit une double mission : d\u2019une part, une mission de conseil aupr\u00e8s des organes de l&rsquo;Union et d\u2019autre part une mission de prospection juridique. \u00c0 ce titre, la CUADI peut sugg\u00e9rer la r\u00e9vision de certains textes d\u00e9j\u00e0 adopt\u00e9s, voire des trait\u00e9s de l\u2019OUA\/UA. Notre Commission doit soutenir le travail quotidien de la Commission de l\u2019Union et de son d\u00e9partement juridique, lesquels doivent recourir \u00e0 la CUADI en cas de besoin. Elle a, ainsi, vocation \u00e0 devenir un v\u00e9ritable maillon fort de la prise de d\u00e9cision communautaire. C\u2019est un organe pivot dans le travail de prospection juridique, le seul organe \u00e0 vocation transversale et capable d\u2019assurer un r\u00f4le strat\u00e9gique dans l\u2019int\u00e9gration du continent.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ibrahima Kane et Mame-Penda Ba : <\/strong>S&rsquo;agissant pr\u00e9cis\u00e9ment d&rsquo;int\u00e9gration du continent<strong>, <\/strong>la Zone de Libre-\u00c9change Continentale Africaine (ZLECAf) est r\u00e9put\u00e9e jouer un r\u00f4le essentiel dans le d\u00e9veloppement \u00e9conomique de l\u2019Afrique et dans la r\u00e9alisation de <a href=\"https:\/\/au.int\/sites\/default\/files\/documents\/36204-doc-agenda2063_popular_version_fr.pdf\">l\u2019Agenda 2063<\/a>. Comment cette vision strat\u00e9gique de l\u2019Union africaine va-t-elle r\u00e9pondre aux d\u00e9fis du commerce, du num\u00e9rique et de la libre circulation des personnes ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Hajer Gueldich<\/strong>\u00a0: La\u00a0<a href=\"https:\/\/au.int\/sites\/default\/files\/treaties\/36437-treaty-consolidted_text_on_cfta_-_fr.pdf\">Zone de Libre-\u00c9change Continentale Africaine<\/a><strong>(<\/strong>ZLECAf<strong>)<\/strong>\u00a0constitue une pierre angulaire de l\u2019Agenda 2063\u00a0de l\u2019Union africaine, qui aspire \u00e0 b\u00e2tir \u00ab L\u2019Afrique que nous voulons \u00bb. Ce cadre transformateur vise \u00e0 favoriser l\u2019int\u00e9gration \u00e9conomique, \u00e0 accro\u00eetre le commerce intra-africain et \u00e0 lib\u00e9rer le potentiel collectif du continent. La ZLECAf n\u2019est pas qu\u2019un simple accord commercial ; c\u2019est un v\u00e9ritable plan strat\u00e9gique con\u00e7u pour relever les d\u00e9fis majeurs de l\u2019Afrique en mati\u00e8re de commerce, de num\u00e9risation et de mobilit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019un point de vue juridique, les protocoles de la ZLECAf relatifs au commerce des biens, aux services et aux investissements \u00e9tablissent un cadre juridique robuste facilitant la circulation fluide des biens, des services et des capitaux \u00e0 travers les fronti\u00e8res. Cette d\u00e9marche r\u00e9pond directement \u00e0 des probl\u00e9matiques de longue date, telles que les droits de douane \u00e9lev\u00e9s, les barri\u00e8res non tarifaires et les march\u00e9s fragment\u00e9s, qui ont frein\u00e9 le d\u00e9veloppement \u00e9conomique du continent.<\/p>\n\n\n\n<p>En ce qui concerne la\u00a0num\u00e9risation, l\u2019Union africaine a reconnu que le paysage commercial du XXIe si\u00e8cle ne peut prosp\u00e9rer sans exploiter les infrastructures num\u00e9riques. Gr\u00e2ce \u00e0 la\u00a0<a href=\"https:\/\/au.int\/sites\/default\/files\/documents\/38507-doc-DTS_for_Africa_2020-2030_French.pdf\">Strat\u00e9gie de transformation num\u00e9rique pour l\u2019Afrique (2020-2030)<\/a>, compl\u00e9mentaire \u00e0 la ZLECAf, l\u2019Union vise \u00e0 harmoniser les r\u00e9glementations sur le commerce num\u00e9rique, \u00e0 renforcer le commerce \u00e9lectronique transfrontalier et \u00e0 garantir que les outils num\u00e9riques soutiennent les entrepreneurs africains, notamment les petites et moyennes entreprises (PME). Cet alignement est crucial pour cr\u00e9er un \u00e9cosyst\u00e8me commercial inclusif, comp\u00e9titif et r\u00e9silient face aux chocs mondiaux.<\/p>\n\n\n\n<p>Concernant la\u00a0libre circulation des personnes, la ZLECAf s\u2019inscrit dans la continuit\u00e9 du\u00a0Protocole de l\u2019UA sur la libre circulation des personnes, le droit de r\u00e9sidence et le droit d\u2019\u00e9tablissement, adopt\u00e9 en 2018. Ce protocole vise \u00e0 \u00e9liminer les barri\u00e8res \u00e0 la mobilit\u00e9 et \u00e0 cr\u00e9er un march\u00e9 unique africain o\u00f9 les citoyens peuvent circuler librement, contribuant ainsi non seulement au commerce, mais aussi aux \u00e9changes culturels et professionnels. Ensemble, ces instruments juridiques marquent un tournant dans la gouvernance \u00e9conomique africaine, en int\u00e9grant commerce, technologie et mobilit\u00e9 humaine au c\u0153ur de la trajectoire de d\u00e9veloppement du continent.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ibrahima Kane et Mame-Penda Ba : <\/strong>Concernant la libre circulation des personnes, quels sont \u00a0selon vous, les principaux obstacles \u00e0 l\u2019exercice de cette libert\u00e9, sachant qu\u2019une des aspirations de l\u2019Agenda 2063 \u00e9tait d\u2019introduire le passeport africain d\u00e9livr\u00e9 par les \u00c9tats membres, en tirant parti de la migration dans le monde par l\u2019\u00e9mission de passeports \u00e9lectroniques, avec la suppression de l\u2019obligation de visa pour tous les citoyens africains dans tous les pays africains en 2018 ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Hajer Gueldich<\/strong>\u00a0: Bien que la vision de la\u00a0libre circulation des personnes\u00a0dans le cadre de l\u2019Agenda 2063 soit \u00e0 la fois ambitieuse et n\u00e9cessaire, sa r\u00e9alisation a rencontr\u00e9 des obstacles significatifs. L\u2019introduction du\u00a0passeport africain, ainsi que l\u2019\u00e9limination des exigences de visa, a progress\u00e9 plus lentement que pr\u00e9vu, principalement en raison de pr\u00e9occupations politiques, s\u00e9curitaires et \u00e9conomiques.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019un des principaux d\u00e9fis juridiques et institutionnels r\u00e9side dans la\u00a0non-ratification du Protocole de l\u2019UA sur la libre circulation des personnes\u00a0par de nombreux \u00c9tats membres. Cela refl\u00e8te des appr\u00e9hensions li\u00e9es \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 nationale, notamment les craintes d\u2019une migration irr\u00e9guli\u00e8re accrue, de la criminalit\u00e9 transnationale et d\u2019une pression sur les march\u00e9s du travail domestique. Pour r\u00e9pondre \u00e0 ces pr\u00e9occupations, il est n\u00e9cessaire de mettre en place des cadres juridiques solides garantissant une gestion des migrations align\u00e9e sur les int\u00e9r\u00eats nationaux, tout en respectant l\u2019esprit d\u2019int\u00e9gration continentale.<\/p>\n\n\n\n<p>Un autre obstacle r\u00e9side dans le\u00a0manque d\u2019infrastructures\u00a0et de capacit\u00e9s pour mettre en \u0153uvre une vision aussi ambitieuse. Par exemple, de nombreux \u00c9tats membres ne disposent pas des infrastructures techniques n\u00e9cessaires \u00e0 la d\u00e9livrance de\u00a0passeports biom\u00e9triques, essentiels pour faciliter une circulation transfrontali\u00e8re fluide tout en r\u00e9pondant aux pr\u00e9occupations en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>De plus, les\u00a0politiques migratoires fragment\u00e9es\u00a0\u00e0 travers le continent freinent l\u2019harmonisation. Bien que certaines r\u00e9gions, comme la Cedeao, aient fait des progr\u00e8s significatifs pour faciliter la mobilit\u00e9, d\u2019autres restent prudentes. La ZLECAf offre une opportunit\u00e9 unique de combler ces \u00e9carts en encourageant les \u00c9tats membres \u00e0 aligner leurs politiques sur le\u00a0<a href=\"https:\/\/au.int\/sites\/default\/files\/documents\/35956-doc-2018_mpfa_french_version.pdf\">Cadre de politique migratoire panafricain<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 ces d\u00e9fis, l\u2019Union africaine reste fermement engag\u00e9e envers cette vision. Le passeport africain symbolise bien plus que la mobilit\u00e9 ; il incarne l\u2019unit\u00e9, la solidarit\u00e9 et une identit\u00e9 africaine collective. \u00c0 cette fin, l\u2019UA travaille en \u00e9troite collaboration avec les \u00c9tats membres pour promouvoir le\u00a0renforcement des capacit\u00e9s, am\u00e9liorer la coop\u00e9ration r\u00e9gionale et r\u00e9pondre aux pr\u00e9occupations en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 des syst\u00e8mes partag\u00e9s de renseignement et de donn\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>En fin de compte, la concr\u00e9tisation de la libre circulation dans le cadre de la ZLECAf n\u2019est pas seulement un d\u00e9fi logistique, mais aussi une question de volont\u00e9 politique et de confiance. En tant que &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;conseill\u00e8re juridique de l\u2019Union africaine, je suis convaincue que la promotion continue du dialogue, l\u2019harmonisation juridique et le d\u00e9veloppement des infrastructures permettront de lib\u00e9rer ce potentiel, garantissant que la libre circulation des personnes devienne non seulement un principe juridique, mais aussi une r\u00e9alit\u00e9 v\u00e9cue pour tous les Africains.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ibrahima Kane et Mame-Penda Ba <\/strong><strong>: <\/strong>Quels sont les principaux enjeux li\u00e9s \u00e0 l\u2019int\u00e9gration de l\u2019\u00e9conomie num\u00e9rique dans le cadre de la ZLECAf ? Comment la ZLECAf envisage-t-elle d\u2019appuyer l\u2019\u00e9conomie num\u00e9rique et l\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale, en tenant compte des r\u00e9alit\u00e9s \u00e9conomiques des diff\u00e9rents \u00c9tats membres ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Hajer Gueldich<\/strong> : L\u2019int\u00e9gration de l\u2019\u00e9conomie num\u00e9rique\u00a0dans le cadre de la\u00a0ZLECAf\u00a0repr\u00e9sente \u00e0 la fois un d\u00e9fi et une opportunit\u00e9. L\u2019\u00e9conomie num\u00e9rique peut transformer le commerce en Afrique en facilitant le commerce \u00e9lectronique, en am\u00e9liorant l\u2019efficacit\u00e9 des cha\u00eenes d\u2019approvisionnement et en connectant entreprises et consommateurs au-del\u00e0 des fronti\u00e8res. Toutefois, plusieurs d\u00e9fis doivent \u00eatre relev\u00e9s pour garantir cette int\u00e9gration.<\/p>\n\n\n\n<p>Le premier d\u00e9fi majeur est la\u00a0fracture num\u00e9rique\u00a0entre les \u00c9tats membres. Alors que certains pays africains disposent d\u2019une infrastructure TIC avanc\u00e9e, d\u2019autres accusent un retard important. Cette disparit\u00e9 risque d\u2019exclure les nations moins d\u00e9velopp\u00e9es num\u00e9riquement des opportunit\u00e9s offertes par le commerce num\u00e9rique.<\/p>\n\n\n\n<p>Ensuite, les questions de\u00a0cybers\u00e9curit\u00e9 et de protection des donn\u00e9es\u00a0repr\u00e9sentent des pr\u00e9occupations juridiques et op\u00e9rationnelles cruciales. L\u2019harmonisation des r\u00e9glementations entre les \u00c9tats membres pour garantir des transactions num\u00e9riques s\u00fbres et fiables est essentielle, mais elle n\u00e9cessite une coordination et un renforcement des capacit\u00e9s significatifs. L\u2019absence de normes uniformes en mati\u00e8re de gouvernance des donn\u00e9es et de r\u00e9gulation du commerce num\u00e9rique constitue un obstacle majeur \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019un \u00e9cosyst\u00e8me commercial num\u00e9rique coh\u00e9rent.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, le\u00a0co\u00fbt du d\u00e9veloppement des infrastructures num\u00e9riques\u00a0reste prohibitif pour de nombreux \u00c9tats membres. Combler ce d\u00e9ficit infrastructurel n\u00e9cessite des m\u00e9canismes de financement innovants et des partenariats avec le secteur priv\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour r\u00e9pondre \u00e0 ces d\u00e9fis, la ZLECAf travaille \u00e0 l\u2019\u00e9laboration d\u2019un\u00a0Protocole sur le commerce num\u00e9rique, qui vise \u00e0 harmoniser les r\u00e9glementations, \u00e0 cr\u00e9er un environnement propice au commerce \u00e9lectronique et \u00e0 lever les obstacles juridiques et techniques au commerce num\u00e9rique transfrontalier. Par ailleurs, la\u00a0Strat\u00e9gie de transformation num\u00e9rique pour l\u2019Afrique (2020-2030)\u00a0de l\u2019UA compl\u00e8te ces efforts en mettant l\u2019accent sur la litt\u00e9ratie num\u00e9rique, l\u2019entrepreneuriat et l\u2019innovation, garantissant ainsi une croissance inclusive et durable de l\u2019\u00e9conomie num\u00e9rique en Afrique.<\/p>\n\n\n\n<p>La ZLECAf reconna\u00eet \u00e9galement l\u2019importance d\u2019aligner le commerce num\u00e9rique sur les objectifs d\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale. Gr\u00e2ce \u00e0 des initiatives de renforcement des capacit\u00e9s et une assistance technique, le Secr\u00e9tariat de la ZLECAf collabore \u00e9troitement avec les \u00c9tats membres pour que l\u2019\u00e9conomie num\u00e9rique devienne un moteur de l\u2019int\u00e9gration \u00e9conomique globale. En soutenant le commerce num\u00e9rique, la ZLECAf peut cr\u00e9er une \u00e9conomie africaine plus interconnect\u00e9e et r\u00e9siliente, capable de s\u2019adapter aux diverses r\u00e9alit\u00e9s de ses \u00c9tats membres.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ibrahima Kane et Mame-Penda Ba <\/strong><strong>: <\/strong>De nombreux pays africains ont \u00e9labor\u00e9 des strat\u00e9gies nationales pour s\u2019aligner avec les objectifs de la ZLECAf. Quels m\u00e9canismes l\u2019Union africaine peut-elle mettre en place pour soutenir la mise en \u0153uvre effective de ces strat\u00e9gies ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Hajer Gueldich<\/strong>&nbsp;: L\u2019alignement des strat\u00e9gies nationales sur les objectifs de la ZLECAf refl\u00e8te un fort engagement des \u00c9tats membres en faveur de l\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale. Toutefois, la mise en \u0153uvre effective de ces strat\u00e9gies n\u00e9cessite des m\u00e9canismes de soutien robustes de la part de l\u2019Union africaine.<\/p>\n\n\n\n<p>Un m\u00e9canisme essentiel est l\u2019harmonisation des politiques. L\u2019UA peut faciliter cet alignement en d\u00e9veloppant des lignes directrices r\u00e9gionales et des lois types que les \u00c9tats membres peuvent adapter \u00e0 leurs contextes locaux. Cette approche garantit la coh\u00e9rence tout en permettant une certaine flexibilit\u00e9 pour r\u00e9pondre aux d\u00e9fis sp\u00e9cifiques \u00e0 chaque pays.<\/p>\n\n\n\n<p>Ensuite, l\u2019UA peut renforcer ses\u00a0cadres de suivi et d\u2019\u00e9valuation\u00a0pour suivre les progr\u00e8s et identifier les lacunes dans la mise en \u0153uvre des strat\u00e9gies align\u00e9es sur la ZLECAf. En fournissant un appui technique et des initiatives de renforcement des capacit\u00e9s, l\u2019UA peut aider les \u00c9tats membres \u00e0 relever les d\u00e9fis li\u00e9s, par exemple, \u00e0 l\u2019administration douani\u00e8re, \u00e0 la facilitation des \u00e9changes et au respect des protocoles de la ZLECAf.<\/p>\n\n\n\n<p>De plus, le\u00a0financement et la mobilisation des ressources\u00a0sont essentiels. L\u2019UA peut \u00e9tablir des fonds d\u00e9di\u00e9s ou des partenariats avec des institutions financi\u00e8res internationales pour soutenir les projets d\u2019infrastructure et de renforcement des capacit\u00e9s li\u00e9s \u00e0 la ZLECAf. Cela garantit que tous les \u00c9tats membres, quelles que soient leurs r\u00e9alit\u00e9s \u00e9conomiques, puissent pleinement participer \u00e0 l\u2019accord et en tirer profit.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, promouvoir la\u00a0collaboration et le partage des connaissances\u00a0est crucial. L\u2019UA peut cr\u00e9er des plateformes permettant aux \u00c9tats membres de partager des bonnes pratiques, des enseignements tir\u00e9s et des solutions innovantes pour mettre en \u0153uvre les strat\u00e9gies li\u00e9es \u00e0 la ZLECAf. En favorisant le dialogue et la coop\u00e9ration, l\u2019UA veille \u00e0 ce que le processus d\u2019int\u00e9gration reste inclusif et \u00e9quitable.<\/p>\n\n\n\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 ces m\u00e9canismes, l\u2019Union africaine peut renforcer la mise en \u0153uvre des strat\u00e9gies nationales et faire en sorte que la ZLECAf serve de catalyseur au d\u00e9veloppement \u00e9conomique durable sur tout le continent.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ibrahima Kane et Mame-Penda Ba <\/strong><strong>: <\/strong>Quelles sont, selon vous, les principales lacunes dans la r\u00e9gulation de l\u2019\u00e9conomie num\u00e9rique en Afrique, et comment l\u2019Union africaine s\u2019efforce-t-elle de les combler ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Hajer Gueldich<\/strong>\u00a0: L\u2019\u00e9conomie num\u00e9rique en Afrique poss\u00e8de un potentiel immense, mais son d\u00e9veloppement se heurte \u00e0 plusieurs lacunes r\u00e9glementaires, notamment l\u2019absence de politiques harmonis\u00e9es et de cadres juridiques, le manque de m\u00e9canismes d\u2019application et l\u2019insuffisance des infrastructures pour soutenir le commerce num\u00e9rique transfrontalier.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019une des lacunes les plus critiques est l\u2019incoh\u00e9rence dans la r\u00e9glementation du commerce \u00e9lectronique et du commerce num\u00e9rique\u00a0entre les \u00c9tats membres. Alors que certains pays ont adopt\u00e9 des lois compl\u00e8tes sur le commerce num\u00e9rique, d\u2019autres manquent de dispositions juridiques de base, cr\u00e9ant un environnement fragment\u00e9 qui freine les \u00e9changes num\u00e9riques fluides.<\/p>\n\n\n\n<p>Une autre lacune importante r\u00e9side dans la\u00a0cybers\u00e9curit\u00e9 et la protection des donn\u00e9es. L\u2019absence de normes unifi\u00e9es expose les donn\u00e9es personnelles et financi\u00e8res \u00e0 des risques, sapant la confiance dans les transactions num\u00e9riques. De m\u00eame, l\u2019absence de m\u00e9canismes juridiques pour r\u00e9soudre les litiges transfrontaliers dans le commerce num\u00e9rique constitue un obstacle pour les entreprises op\u00e9rant au-del\u00e0 des fronti\u00e8res africaines.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019Union africaine s\u2019attaque \u00e0 ces lacunes par des initiatives comme la\u00a0<a href=\"https:\/\/au.int\/sites\/default\/files\/treaties\/29560-treaty-0048_-_african_union_convention_on_cyber_security_and_personal_data_protection_f.pdf\">Convention de Malabo sur la cybers\u00e9curit\u00e9 et la protection des donn\u00e9es personnelles<\/a>. Bien que la ratification soit lente, cette convention offre un cadre complet permettant aux \u00c9tats membres de renforcer leurs \u00e9cosyst\u00e8mes num\u00e9riques tout en assurant la protection des donn\u00e9es personnelles et en favorisant des transactions en ligne s\u00e9curis\u00e9es. Par ailleurs, le\u00a0Protocole sur le commerce num\u00e9rique, pr\u00e9vu dans le cadre de la ZLECAf, vise \u00e0 harmoniser les lois r\u00e9gissant le commerce num\u00e9rique et \u00e0 surmonter les disparit\u00e9s r\u00e9glementaires.<\/p>\n\n\n\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 des programmes de renforcement des capacit\u00e9s et \u00e0 une coop\u00e9ration r\u00e9gionale, l\u2019UA encourage \u00e9galement les \u00c9tats membres \u00e0 adopter des\u00a0lois mod\u00e8les et des meilleures pratiques, cr\u00e9ant ainsi un environnement r\u00e9glementaire num\u00e9rique plus coh\u00e9rent.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ibrahima Kane et Mame-Penda Ba <\/strong><strong>: <\/strong>Quel type de gouvernance serait n\u00e9cessaire pour assurer un d\u00e9veloppement num\u00e9rique harmonis\u00e9 entre les \u00c9tats membres au vu de la diversit\u00e9 des syst\u00e8mes juridiques en Afrique ? En mati\u00e8re d\u2019\u00e9conomie num\u00e9rique, quelles mesures sont prises pour harmoniser les cadres juridiques nationaux \u00e0 l\u2019\u00e9chelle continentale ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Hajer Gueldich<\/strong>\u00a0: Un d\u00e9veloppement num\u00e9rique harmonis\u00e9 en Afrique n\u00e9cessite un cadre de gouvernance\u00a0inclusif, adaptable et sensible au contexte, capable d\u2019accommoder la diversit\u00e9 des syst\u00e8mes juridiques du continent. Ce mod\u00e8le de gouvernance doit trouver un \u00e9quilibre entre les objectifs continentaux et la souverainet\u00e9 nationale.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019Union africaine a mis en avant l\u2019importance d\u2019une\u00a0gouvernance \u00e0 plusieurs niveaux, o\u00f9 les communaut\u00e9s \u00e9conomiques r\u00e9gionales (CER) jouent un r\u00f4le central pour combler l\u2019\u00e9cart entre les cadres nationaux et continentaux. Par exemple, la Cedeao et la SADC ont r\u00e9alis\u00e9 des avanc\u00e9es significatives dans le d\u00e9veloppement de politiques r\u00e9gionales sur le commerce num\u00e9rique et la protection des donn\u00e9es, servant de mod\u00e8les pour d\u2019autres r\u00e9gions.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour harmoniser les cadres juridiques nationaux, l\u2019UA plaide pour l\u2019\u00e9laboration de\u00a0lignes directrices et de protocoles continentaux, tels que la Strat\u00e9gie de transformation num\u00e9rique pour l\u2019Afrique et le Protocole sur le commerce num\u00e9rique de la ZLECAf. Ces instruments encouragent les \u00c9tats membres \u00e0 aligner leurs lois nationales sur les meilleures pratiques internationales tout en tenant compte des r\u00e9alit\u00e9s locales.<\/p>\n\n\n\n<p>De plus, l\u2019UA promeut le\u00a0partage des connaissances et l\u2019assistance technique, permettant aux \u00c9tats membres d\u2019apprendre des succ\u00e8s et des d\u00e9fis rencontr\u00e9s dans la gouvernance num\u00e9rique. La cr\u00e9ation d\u2019un\u00a0Observatoire africain de la gouvernance num\u00e9rique\u00a0pourrait renforcer cette coordination, surveiller les progr\u00e8s et fournir des recommandations concr\u00e8tes pour harmoniser les politiques sur le continent.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ibrahima Kane et Mame-Penda Ba <\/strong><strong>: <\/strong>Comment la ZLECAf peut-elle concilier la promotion du commerce num\u00e9rique avec la protection des donn\u00e9es personnelles et l\u2019inclusion num\u00e9rique ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Hajer Gueldich<\/strong>&nbsp;: La ZLECAf doit relever le double d\u00e9fi de promouvoir le commerce num\u00e9rique tout en assurant la protection des donn\u00e9es personnelles et en favorisant l\u2019inclusion num\u00e9rique. Trouver cet \u00e9quilibre est essentiel pour cr\u00e9er une \u00e9conomie num\u00e9rique durable et \u00e9quitable en Afrique.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour concilier ces objectifs, le\u00a0Protocole sur le commerce num\u00e9rique\u00a0de la ZLECAf met l\u2019accent sur l\u2019importance des\u00a0normes de confidentialit\u00e9 et des r\u00e9glementations en mati\u00e8re de protection des donn\u00e9es, align\u00e9es sur la Convention de Malabo de l\u2019UA. Ces mesures visent \u00e0 renforcer la confiance dans les plateformes num\u00e9riques tout en permettant la libre circulation des informations, essentielle au commerce num\u00e9rique.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019inclusion constitue un autre pilier fondamental. La ZLECAf reconna\u00eet que le commerce num\u00e9rique doit \u00eatre accessible \u00e0 tous, y compris les communaut\u00e9s marginalis\u00e9es et les petites et moyennes entreprises (PME). \u00c0 cette fin, elle promeut des initiatives visant \u00e0 am\u00e9liorer l\u2019acc\u00e8s \u00e0 une bande passante abordable, \u00e0 soutenir les programmes de litt\u00e9ratie num\u00e9rique et \u00e0 encourager les innovations adapt\u00e9es au secteur informel africain.<\/p>\n\n\n\n<p>La ZLECAf favorise \u00e9galement la\u00a0collaboration avec le secteur priv\u00e9 et les partenaires internationaux\u00a0pour financer des projets d\u2019infrastructure et fournir une assistance technique aux \u00c9tats membres. Ces partenariats sont essentiels pour combler la fracture num\u00e9rique et garantir que les avantages du commerce num\u00e9rique atteignent toutes les r\u00e9gions du continent.<\/p>\n\n\n\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 ces efforts, la ZLECAf favorise non seulement une \u00e9conomie num\u00e9rique florissante, mais elle maintient \u00e9galement les principes d\u2019\u00e9quit\u00e9, de s\u00e9curit\u00e9 et de durabilit\u00e9, garantissant ainsi que l\u2019avenir num\u00e9rique de l\u2019Afrique soit inclusif et r\u00e9silient.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ibrahima Kane et Mame-Penda Ba <\/strong><strong>: <\/strong>Comment l\u2019Union africaine soutient-elle les \u00c9tats membres dans l\u2019adoption et la mise en \u0153uvre de lois sur la protection des donn\u00e9es personnelles, en particulier face aux g\u00e9ants technologiques mondiaux ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Hajer Gueldich<\/strong>\u00a0: L\u2019Union africaine reconna\u00eet que les\u00a0donn\u00e9es constituent une ressource cl\u00e9\u00a0du 21\u1d49 si\u00e8cle, avec des implications importantes pour le d\u00e9veloppement \u00e9conomique, la gouvernance et les droits individuels. Cependant, l\u2019influence croissante des g\u00e9ants technologiques mondiaux pose des d\u00e9fis uniques \u00e0 la protection des donn\u00e9es personnelles en Afrique, o\u00f9 les cadres r\u00e9glementaires sont encore en cours de d\u00e9veloppement.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour relever ces d\u00e9fis, l\u2019UA a adopt\u00e9 la\u00a0Convention de Malabo sur la cybers\u00e9curit\u00e9 et la protection des donn\u00e9es personnelles, qui fournit un cadre juridique solide permettant aux \u00c9tats membres d\u2019\u00e9laborer et de mettre en \u0153uvre des lois sur la protection des donn\u00e9es, la cybers\u00e9curit\u00e9 et les transactions \u00e9lectroniques. Cette convention met l\u2019accent sur l\u2019importance de prot\u00e9ger la vie priv\u00e9e tout en favorisant l\u2019innovation et la croissance num\u00e9rique.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019UA propose \u00e9galement des\u00a0programmes de renforcement des capacit\u00e9s\u00a0pour aider les \u00c9tats membres \u00e0 d\u00e9velopper et appliquer des lois sur la protection des donn\u00e9es. Ces programmes incluent une assistance technique, des ateliers de formation et le partage de bonnes pratiques. Par exemple, l\u2019UA travaille en \u00e9troite collaboration avec les communaut\u00e9s \u00e9conomiques r\u00e9gionales (CER) pour harmoniser les normes de protection des donn\u00e9es et garantir leur alignement sur les standards internationaux.<\/p>\n\n\n\n<p>En janvier 2024, le Conseil de paix et de s\u00e9curit\u00e9 de l&rsquo;Union africaine a adopt\u00e9 la\u00a0Position africaine commune sur l&rsquo;application du droit international \u00e0 l&rsquo;utilisation des technologies de l&rsquo;information et de la communication dans le cyberespace. Ce document historique souligne l&rsquo;engagement de l&rsquo;Afrique en faveur d&rsquo;un cyberespace s\u00fbr et stable, en insistant sur l&rsquo;applicabilit\u00e9 du droit international existant \u00e0 la conduite des \u00c9tats dans le cyberespace. Il met \u00e9galement en avant l&rsquo;importance du renforcement des capacit\u00e9s et de la coop\u00e9ration entre les \u00c9tats membres pour lutter efficacement contre les menaces cybern\u00e9tiques.<\/p>\n\n\n\n<p>En outre, l\u2019UA milite pour une\u00a0souverainet\u00e9 africaine dans l\u2019\u00e9conomie num\u00e9rique. En encourageant les \u00c9tats membres \u00e0 adopter des lois r\u00e9glementant les activit\u00e9s des g\u00e9ants technologiques dans leurs juridictions, l\u2019UA vise \u00e0 cr\u00e9er un terrain d\u2019entente qui prot\u00e8ge les consommateurs africains et favorise l\u2019innovation locale.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ibrahima Kane et Mame-Penda Ba <\/strong><strong>: <\/strong>Quels sont les principaux obstacles \u00e0 l\u2019inclusion num\u00e9rique en Afrique, notamment pour les femmes et les zones rurales, et quels efforts sont entrepris pour y rem\u00e9dier ? Quelles politiques doivent \u00eatre prioritaires pour garantir l\u2019acc\u00e8s \u00e9quitable au num\u00e9rique sur tout le continent ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Hajer Gueldich<\/strong>\u00a0: L\u2019inclusion num\u00e9rique\u00a0reste un d\u00e9fi majeur en Afrique, en particulier pour les\u00a0femmes\u00a0et les\u00a0communaut\u00e9s rurales, qui sont affect\u00e9es de mani\u00e8re disproportionn\u00e9e par la fracture num\u00e9rique. Les principaux obstacles incluent :<\/p>\n\n\n\n<ol start=\"1\" class=\"wp-block-list\">\n<li>Infrastructures num\u00e9riques limit\u00e9es\u00a0: de nombreuses zones rurales n\u2019ont pas acc\u00e8s \u00e0 un internet fiable ni \u00e0 l\u2019\u00e9lectricit\u00e9, ce qui complique leur participation \u00e0 l\u2019\u00e9conomie num\u00e9rique.<\/li>\n\n\n\n<li>Co\u00fbts \u00e9lev\u00e9s de la connectivit\u00e9\u00a0: le co\u00fbt des appareils et des services internet reste un obstacle pour les populations \u00e0 faible revenu.<\/li>\n\n\n\n<li>Illit\u00e9racie num\u00e9rique\u00a0: un manque de comp\u00e9tences num\u00e9riques, en particulier parmi les femmes et les groupes marginalis\u00e9s, limite leur capacit\u00e9 \u00e0 utiliser les technologies num\u00e9riques.<\/li>\n\n\n\n<li>Barri\u00e8res culturelles et syst\u00e9miques\u00a0: les disparit\u00e9s entre les sexes dans l\u2019\u00e9ducation et les opportunit\u00e9s d\u2019emploi aggravent l\u2019exclusion num\u00e9rique des femmes.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p>Pour rem\u00e9dier \u00e0 ces d\u00e9fis, l\u2019Union africaine a mis en \u0153uvre plusieurs initiatives :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>D\u00e9veloppement des infrastructures : gr\u00e2ce \u00e0 des programmes comme le\u00a0<a href=\"https:\/\/au.int\/sites\/default\/files\/pressreleases\/29682-other-pida_french_0107.pdf\"><strong>PIDA<\/strong><\/a><strong> <\/strong>(Programme de D\u00e9veloppement des Infrastructures en Afrique), l\u2019UA collabore avec les \u00c9tats membres et les partenaires internationaux pour \u00e9tendre l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la large bande dans les r\u00e9gions mal desservies\u00a0;<\/li>\n\n\n\n<li>Formation aux comp\u00e9tences num\u00e9riques\u00a0: l\u2019UA soutient des initiatives visant les femmes et les jeunes, telles que le programme\u00a0Digital Skills for Africa, pour les doter des connaissances n\u00e9cessaires dans l\u2019\u00e8re num\u00e9rique\u00a0;<\/li>\n\n\n\n<li>Acc\u00e8s abordable\u00a0: l\u2019UA travaille avec les parties prenantes pour r\u00e9duire le co\u00fbt de l\u2019acc\u00e8s \u00e0 internet par des r\u00e9formes r\u00e9glementaires, des partenariats public-priv\u00e9 et des subventions pour les communaut\u00e9s marginalis\u00e9es\u00a0;<\/li>\n\n\n\n<li>Politiques ax\u00e9es sur le genre\u00a0: l\u2019Agenda 2063 de l\u2019UA insiste sur la r\u00e9duction des \u00e9carts entre les sexes en encourageant les \u00c9tats membres \u00e0 adopter des politiques favorisant la participation des femmes \u00e0 l\u2019\u00e9conomie num\u00e9rique.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Pour garantir un acc\u00e8s num\u00e9rique \u00e9quitable,\u00a0les politiques doivent donner la priorit\u00e9 \u00e0 la couverture universelle en large bande, aux investissements publics dans l\u2019\u00e9ducation num\u00e9rique et au soutien cibl\u00e9 pour les femmes et les communaut\u00e9s rurales. L\u2019UA milite \u00e9galement pour l\u2019int\u00e9gration des objectifs d\u2019inclusion num\u00e9rique dans les strat\u00e9gies nationales de d\u00e9veloppement.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ibrahima Kane et Mame-Penda Ba <\/strong><strong>: <\/strong>Quelles sont ses relations avec les m\u00e9canismes sous-r\u00e9gionaux de r\u00e8glement des diff\u00e9rends \u00e9tatiques et avec la Cour africaine de justice et des droits de l\u2019Homme ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Hajer Gueldich<\/strong>\u00a0; L\u2019Union africaine joue un r\u00f4le central dans la promotion du\u00a0r\u00e8glement pacifique des diff\u00e9rends\u00a0sur le continent, en collaborant \u00e9troitement avec les m\u00e9canismes sous-r\u00e9gionaux et la\u00a0Cour africaine de justice et des droits de l\u2019Homme.<\/p>\n\n\n\n<p>Au niveau\u00a0sous-r\u00e9gional, des communaut\u00e9s \u00e9conomiques r\u00e9gionales telles que la Cedeao, la SADC et la CAE ont mis en place des m\u00e9canismes de r\u00e8glement des diff\u00e9rends adapt\u00e9s \u00e0 leurs r\u00e9gions respectives. Ces m\u00e9canismes traitent des questions allant des diff\u00e9rends commerciaux aux conflits politiques. L\u2019UA soutient ces efforts en facilitant la coordination, en partageant une expertise juridique et en offrant une assistance financi\u00e8re ou logistique si n\u00e9cessaire.<\/p>\n\n\n\n<p>La\u00a0Cour africaine de justice et des droits de l\u2019Homme, en tant qu\u2019organe juridique continental, joue un r\u00f4le compl\u00e9mentaire en offrant une plateforme pour les affaires d\u00e9passant les limites r\u00e9gionales ou n\u00e9cessitant un niveau sup\u00e9rieur d\u2019arbitrage. L\u2019UA \u0153uvre pour renforcer la capacit\u00e9 de la Cour, en encourageant les \u00c9tats membres \u00e0 ratifier son Protocole (qui n\u2019est pas encore entr\u00e9 en vigueur) et en fournissant le soutien institutionnel n\u00e9cessaire.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019UA met \u00e9galement en avant le\u00a0principe de subsidiarit\u00e9, qui garantit que les m\u00e9canismes sous-r\u00e9gionaux traitent les diff\u00e9rends au niveau local chaque fois que cela est possible, en r\u00e9servant \u00e0 la Cour africaine les affaires les plus complexes ou escalad\u00e9es. Cette approche \u00e0 plusieurs niveaux favorise l\u2019efficacit\u00e9 et renforce la confiance dans les cadres juridiques et institutionnels africains.<\/p>\n\n\n\n<p>En favorisant la collaboration entre les m\u00e9canismes sous-r\u00e9gionaux et la Cour africaine, l\u2019UA garantit un syst\u00e8me\u00a0coh\u00e9rent et efficace\u00a0pour r\u00e9soudre les diff\u00e9rends sur tout le continent. Ces efforts renforcent non seulement l\u2019\u00e9tat de droit mais contribuent \u00e9galement aux objectifs plus larges de l\u2019Afrique en mati\u00e8re d\u2019int\u00e9gration, de paix et de d\u00e9veloppement.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ibrahima Kane et Mame-Penda Ba <\/strong><strong>: <\/strong>Quelle est la position de l\u2019Union africaine sur la taxation des activit\u00e9s num\u00e9riques, en particulier celles des multinationales op\u00e9rant sur le continent ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Hajer Gueldich<\/strong>\u00a0: L\u2019Union africaine reconna\u00eet que la\u00a0taxation des activit\u00e9s num\u00e9riques\u00a0est un aspect essentiel pour garantir un d\u00e9veloppement \u00e9conomique \u00e9quitable \u00e0 l\u2019\u00e8re num\u00e9rique. Avec la croissance rapide des activit\u00e9s num\u00e9riques et la domination des multinationales technologiques en Afrique, il est imp\u00e9ratif d\u2019\u00e9tablir des r\u00e9gimes fiscaux qui permettent une r\u00e9partition \u00e9quitable des revenus tout en encourageant l\u2019innovation.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019UA plaide pour une\u00a0approche harmonis\u00e9e de la taxation num\u00e9rique\u00a0entre les \u00c9tats membres afin d\u2019\u00e9viter l\u2019\u00e9vasion fiscale et d\u2019assurer des conditions de concurrence \u00e9quitables. Elle a soutenu <a href=\"https:\/\/www.oecd.org\/fr\/themes\/erosion-de-la-base-d-imposition-et-transfert-de-benefices-beps.html\">l\u2019initiative BEPS (Base Erosion and Profit Shifting)\u00a0<\/a>dirig\u00e9e par l\u2019OCDE, en particulier ses cadres du Pilier Un et du Pilier Deux, qui visent \u00e0 r\u00e9partir \u00e9quitablement les droits d\u2019imposition et \u00e0 \u00e9tablir un taux d\u2019imposition minimum global.<\/p>\n\n\n\n<p>Au niveau continental, l\u2019UA encourage les \u00c9tats membres \u00e0 \u00e9laborer des\u00a0cadres de taxation des services num\u00e9riques (DST)\u00a0adapt\u00e9s aux r\u00e9alit\u00e9s \u00e9conomiques africaines. En favorisant la collaboration entre les \u00c9tats membres via les communaut\u00e9s \u00e9conomiques r\u00e9gionales (CER), l\u2019UA veille \u00e0 ce que ces politiques fiscales soient coh\u00e9rentes, \u00e9vitent la double imposition et pr\u00e9viennent les fuites de revenus.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019UA met \u00e9galement l\u2019accent sur le\u00a0renforcement des capacit\u00e9s. \u00c0 travers <a href=\"https:\/\/www.ataftax.org\/fr\/home\">le\u00a0Forum sur l\u2019administration fiscale africaine<\/a> (ATAF), elle soutient les \u00c9tats membres dans le d\u00e9veloppement des comp\u00e9tences techniques n\u00e9cessaires pour mettre en \u0153uvre des politiques de taxation num\u00e9rique efficaces, n\u00e9gocier des accords \u00e9quitables avec les multinationales et mobiliser les recettes fiscales pour financer des projets de d\u00e9veloppement essentiels.<\/p>\n\n\n\n<p>En promouvant un cadre fiscal \u00e9quitable et transparent, l\u2019UA cherche \u00e0 \u00e9quilibrer le besoin d\u2019innovation avec l\u2019imp\u00e9ratif de garantir que l\u2019\u00e9conomie num\u00e9rique contribue de mani\u00e8re \u00e9quitable au d\u00e9veloppement durable de l\u2019Afrique.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ibrahima Kane et Mame-Penda Ba <\/strong><strong>: <\/strong>Comment l\u2019Afrique peut-elle renforcer sa souverainet\u00e9 num\u00e9rique tout en int\u00e9grant les innovations mondiales ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Hajer Gueldich<\/strong>\u00a0: La souverainet\u00e9 num\u00e9rique est au c\u0153ur de la vision africaine d\u2019un avenir num\u00e9rique plus autonome et r\u00e9silient. Renforcer cette souverainet\u00e9 tout en int\u00e9grant les innovations mondiales n\u00e9cessite un \u00e9quilibre strat\u00e9gique entre\u00a0ind\u00e9pendance et collaboration.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019approche de l\u2019UA commence par la\u00a0construction d\u2019infrastructures num\u00e9riques robustes. Des initiatives telles que le\u00a0Programme de D\u00e9veloppement des Infrastructures en Afrique (PIDA)\u00a0et la\u00a0Strat\u00e9gie de transformation num\u00e9rique pour l\u2019Afrique (2020\u20132030)\u00a0visent \u00e0 \u00e9tendre l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la large bande, \u00e0 d\u00e9velopper des centres de donn\u00e9es et \u00e0 garantir une connectivit\u00e9 s\u00e9curis\u00e9e et fiable \u00e0 travers le continent. Ces efforts r\u00e9duisent la d\u00e9pendance vis-\u00e0-vis des fournisseurs d\u2019infrastructures externes et posent les bases d\u2019un \u00e9cosyst\u00e8me num\u00e9rique souverain.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019harmonisation r\u00e9glementaire\u00a0constitue une autre priorit\u00e9. L\u2019UA promeut l\u2019adoption de cadres juridiques tels que la\u00a0Convention de Malabo sur la cybers\u00e9curit\u00e9 et la protection des donn\u00e9es personnelles, qui garantit que les \u00c9tats membres prot\u00e8gent les donn\u00e9es personnelles et la cybers\u00e9curit\u00e9 conform\u00e9ment aux priorit\u00e9s africaines. Parall\u00e8lement, l\u2019UA travaille \u00e0 harmoniser ces cadres avec les normes internationales, assurant leur compatibilit\u00e9 tout en maintenant le contr\u00f4le local.<\/p>\n\n\n\n<p>La souverainet\u00e9 num\u00e9rique de l\u2019Afrique repose \u00e9galement sur le soutien aux\u00a0innovations locales. L\u2019UA soutient activement les startups et les PME via des initiatives telles que l\u2019Alliance Smart Africa, qui favorise l\u2019entrepreneuriat num\u00e9rique et encourage la collaboration entre innovateurs africains et partenaires mondiaux.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, l\u2019UA plaide pour un\u00a0engagement multilat\u00e9ral. Bien qu\u2019elle insiste sur l\u2019importance de r\u00e9duire la d\u00e9pendance aux technologies \u00e9trang\u00e8res, elle encourage les partenariats avec les leaders mondiaux de la technologie pour transf\u00e9rer des connaissances, renforcer les capacit\u00e9s et adapter les technologies de pointe aux contextes africains. Gr\u00e2ce \u00e0 une int\u00e9gration \u00e9quilibr\u00e9e, l\u2019Afrique peut atteindre une souverainet\u00e9 num\u00e9rique sans s\u2019isoler de l\u2019innovation mondiale.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ibrahima Kane et Mame-Penda Ba <\/strong><strong>: <\/strong>Selon vous, quelles seront les priorit\u00e9s strat\u00e9giques pour l\u2019Union africaine en mati\u00e8re de num\u00e9rique au cours des cinq prochaines ann\u00e9es ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Hajer Gueldich<\/strong>\u00a0: Au cours des cinq prochaines ann\u00e9es, l\u2019Union africaine concentrera ses efforts sur\u00a0cinq grandes priorit\u00e9s strat\u00e9giques dans le domaine num\u00e9rique pour garantir que le continent reste comp\u00e9titif, r\u00e9silient et inclusif dans l\u2019\u00e9conomie num\u00e9rique mondiale :<\/p>\n\n\n\n<ol start=\"1\" class=\"wp-block-list\">\n<li>Extension des infrastructures\u00a0: construire et moderniser les infrastructures num\u00e9riques restera une priorit\u00e9 absolue. Des initiatives telles que le\u00a0Programme de D\u00e9veloppement des Infrastructures en Afrique (PIDA)\u00a0et le d\u00e9ploiement d\u2019un\u00a0acc\u00e8s abordable \u00e0 la large bande\u00a0dans les r\u00e9gions mal desservies seront essentielles. Cela inclura la cr\u00e9ation de centres de donn\u00e9es r\u00e9gionaux pour r\u00e9duire la d\u00e9pendance aux infrastructures externes et renforcer la souverainet\u00e9 num\u00e9rique.<\/li>\n\n\n\n<li>Harmonisation des politiques et cadres juridiques\u00a0: l\u2019UA acc\u00e9l\u00e9rera ses efforts pour\u00a0harmoniser les politiques et r\u00e9glementations nationales\u00a0dans le cadre de la\u00a0Strat\u00e9gie de transformation num\u00e9rique pour l\u2019Afrique. Cela concernera le commerce num\u00e9rique, la cybers\u00e9curit\u00e9, la gouvernance des donn\u00e9es et les droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle, afin de garantir un \u00e9cosyst\u00e8me num\u00e9rique continental unifi\u00e9 et s\u00e9curis\u00e9.<\/li>\n\n\n\n<li>Inclusion num\u00e9rique\u00a0: combler la fracture num\u00e9rique restera une priorit\u00e9, avec un accent particulier sur l\u2019autonomisation des\u00a0femmes, des jeunes et des communaut\u00e9s rurales. Des programmes visant \u00e0 promouvoir la litt\u00e9ratie num\u00e9rique, \u00e0 r\u00e9duire les co\u00fbts de connectivit\u00e9 et \u00e0 am\u00e9liorer l\u2019acc\u00e8s aux \u00e9quipements garantiront que personne ne soit laiss\u00e9 pour compte dans la r\u00e9volution num\u00e9rique.<\/li>\n\n\n\n<li>Encourager l\u2019innovation et l\u2019entrepreneuriat\u00a0: l\u2019UA continuera de soutenir les startups et les PME via des initiatives comme l\u2019Alliance Smart Africa\u00a0et d\u2019encourager les partenariats entre les innovateurs africains et les leaders mondiaux de la technologie. En cr\u00e9ant des environnements propices \u00e0 l\u2019entrepreneuriat num\u00e9rique, l\u2019Afrique peut se positionner comme un hub de l\u2019innovation technologique.<\/li>\n\n\n\n<li>Souverainet\u00e9 et s\u00e9curit\u00e9 des donn\u00e9es\u00a0: alors que les donn\u00e9es deviennent une ressource vitale, l\u2019UA donnera la priorit\u00e9 au renforcement des lois sur la protection des donn\u00e9es et des cadres de cybers\u00e9curit\u00e9, guid\u00e9e par la\u00a0Convention de Malabo. Cela inclut le renforcement des capacit\u00e9s pour aider les \u00c9tats membres \u00e0 mettre en \u0153uvre des syst\u00e8mes s\u00e9curis\u00e9s afin de prot\u00e9ger les donn\u00e9es personnelles et financi\u00e8res tout en gardant le contr\u00f4le des donn\u00e9es produites en Afrique.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p>En abordant ces priorit\u00e9s, l\u2019Union africaine vise \u00e0 b\u00e2tir un avenir num\u00e9rique\u00a0r\u00e9silient, inclusif et innovant\u00a0pour l\u2019Afrique, en ad\u00e9quation avec les aspirations de l\u2019Agenda 2063.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ibrahima Kane et Mame-Penda Ba <\/strong><strong>: <\/strong>Quel message adresseriez-vous aux chercheurs africains qui travaillent sur les questions de droit international et d\u2019\u00e9conomie num\u00e9rique ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Hajer Gueldich<\/strong>\u00a0: Aux chercheurs africains qui travaillent sur les questions de\u00a0droit international\u00a0et d\u2019\u00e9conomie num\u00e9rique, j\u2019aimerais souligner l\u2019importance de leurs travaux dans la construction de l\u2019avenir de l\u2019Afrique dans le paysage num\u00e9rique mondial. Vous \u00eates les architectes et les cadres qui orienteront la mani\u00e8re dont l\u2019Afrique interagit avec le monde et s\u00e9curise sa place dans l\u2019\u00e8re num\u00e9rique.<\/p>\n\n\n\n<p>Mon message se d\u00e9cline en trois points :<\/p>\n\n\n\n<ol start=\"1\" class=\"wp-block-list\">\n<li>Adoptez une perspective africaine\u00a0: ancrez vos recherches dans les d\u00e9fis et opportunit\u00e9s uniques du continent. Que vous abordiez le commerce num\u00e9rique transfrontalier, la protection des donn\u00e9es ou le r\u00e8glement des litiges, vos travaux doivent refl\u00e9ter les priorit\u00e9s de l\u2019Afrique et proposer des solutions pratiques et transformatrices.<\/li>\n\n\n\n<li>Collaborez au-del\u00e0 des disciplines et des fronti\u00e8res\u00a0: l\u2019\u00e9conomie num\u00e9rique se situe au croisement du droit, de la technologie, de l\u2019\u00e9conomie et de la gouvernance. Collaborez avec vos coll\u00e8gues issus de diverses disciplines et engagez-vous dans des r\u00e9seaux panafricains pour enrichir vos recherches gr\u00e2ce \u00e0 des perspectives vari\u00e9es et contribuer \u00e0 l\u2019avancement collectif de l\u2019Afrique.<\/li>\n\n\n\n<li>Soyez audacieux et visionnaires\u00a0: l\u2019avenir num\u00e9rique de l\u2019Afrique repose sur une pens\u00e9e novatrice. Ne vous contentez pas d\u2019analyser l\u2019\u00e9tat actuel des choses \u2013 proposez des id\u00e9es audacieuses pour r\u00e9former le droit international, \u00e9tablir des politiques commerciales \u00e9quitables ou renforcer la souverainet\u00e9 num\u00e9rique. Vos travaux peuvent influencer non seulement l\u2019Afrique, mais aussi les discussions mondiales sur la gouvernance num\u00e9rique.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p>Enfin, sachez que l\u2019Union africaine valorise vos contributions et est pr\u00eate \u00e0 soutenir les initiatives qui font progresser l\u2019harmonisation des lois, la\u00a0promotion des innovations dirig\u00e9es par l\u2019Afrique\u00a0et la\u00a0protection des int\u00e9r\u00eats num\u00e9riques du continent.<\/p>\n\n\n\n<p>Ensemble, nous pouvons cr\u00e9er une \u00e9conomie num\u00e9rique qui refl\u00e8te les aspirations de l\u2019Afrique et prot\u00e8ge sa souverainet\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":9639,"template":"","meta":[],"series-categories":[1346],"cat-articles":[1143],"keywords":[],"ppma_author":[436,441,422],"class_list":["post-25621","series-issues","type-series-issues","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","series-categories-numero-8","cat-articles-champ","author-hajer-gueldich-fr","author-ibrahima-kane-fr","author-mame-penda-ba-fr"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.5 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>Les chercheur\u00b7e\u00b7s africain\u00b7e\u00b7s sont les architectes qui orienteront la mani\u00e8re dont l\u2019Afrique s\u00e9curise sa place dans le monde \u00e0 l\u2019\u00e8re num\u00e9rique | Global Africa<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.globalafricasciences.org\/fr\/issues\/numero-8\/african-researchers-are-the-architects-who-will-guide-how-africa-secures-its-place-in-the-world-in-the-digital-age\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Les chercheur\u00b7e\u00b7s africain\u00b7e\u00b7s sont les architectes qui orienteront la mani\u00e8re dont l\u2019Afrique s\u00e9curise sa place dans le monde \u00e0 l\u2019\u00e8re num\u00e9rique | Global Africa\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Ibrahima Kane et Mame-Penda Ba : Professeure Gueldich, merci d\u2019avoir accept\u00e9 d\u2019\u00eatre interview\u00e9e dans le cadre de ce dossier th\u00e9matique de la revue Global Africa sur l\u2019\u00e9conomie num\u00e9rique. Nous aimerions commencer par un rappel de votre parcours scientifique. Pourriez-vous revenir sur votre trajectoire en tant que professeure de droit et conseill\u00e8re juridique de l&rsquo;Union africaine ? En quoi consiste le travail de la Commission de l\u2019Union africaine pour le droit international, quelles sont ses missions et ses domaines d\u2019intervention ? Hajer Gueldich&nbsp;: Du point de vue de mon engagement professionnel avec l\u2019organisation panafricaine, je suis membre \u00e9lue de la Commission de l\u2019Union africaine pour le Droit international (CUADI) depuis 2015 (\u00e9lue en 2015 et r\u00e9\u00e9lue en 2018). J\u2019ai \u00e9t\u00e9 le Rapporteur g\u00e9n\u00e9ral de la Commission de 2015 \u00e0 2019 et j\u2019ai \u00e9t\u00e9 \u00e9lue, de 2022 \u00e0 2023, Pr\u00e9sidente de la CUADI, ce qui a fait de moi la premi\u00e8re femme \u00e9lue \u00e0 ce poste prestigieux depuis la cr\u00e9ation de la Commission en 2009. La Commission de l&rsquo;Union africaine pour le Droit International (CUADI), en anglais African Union Commission on International Law (AUCIL), a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e le 4 f\u00e9vrier 2009. Elle est compos\u00e9e d&rsquo;experts en droit international \u00e9lus par les 55 \u00c9tats membres de l&rsquo;organisation. Son si\u00e8ge est \u00e0 Addis-Abeba, en \u00c9thiopie et ses activit\u00e9s ont commenc\u00e9 en mai 2010. La CUADI est compos\u00e9e de 11 membres \u00e9lus par le Conseil ex\u00e9cutif de l\u2019UA, dans le respect des principes de la repr\u00e9sentation g\u00e9ographique \u00e9quitable, de la repr\u00e9sentation des principaux syst\u00e8mes juridiques et de la repr\u00e9sentation des femmes. Les membres si\u00e8gent \u00e0 titre personnel. Ils sont \u00e9lus pour un mandat de cinq ans, renouvelable une seule fois. Cet organe statutaire remplit une double mission : d\u2019une part, une mission de conseil aupr\u00e8s des organes de l&rsquo;Union et d\u2019autre part une mission de prospection juridique. \u00c0 ce titre, la CUADI peut sugg\u00e9rer la r\u00e9vision de certains textes d\u00e9j\u00e0 adopt\u00e9s, voire des trait\u00e9s de l\u2019OUA\/UA. Notre Commission doit soutenir le travail quotidien de la Commission de l\u2019Union et de son d\u00e9partement juridique, lesquels doivent recourir \u00e0 la CUADI en cas de besoin. Elle a, ainsi, vocation \u00e0 devenir un v\u00e9ritable maillon fort de la prise de d\u00e9cision communautaire. C\u2019est un organe pivot dans le travail de prospection juridique, le seul organe \u00e0 vocation transversale et capable d\u2019assurer un r\u00f4le strat\u00e9gique dans l\u2019int\u00e9gration du continent. Ibrahima Kane et Mame-Penda Ba : S&rsquo;agissant pr\u00e9cis\u00e9ment d&rsquo;int\u00e9gration du continent, la Zone de Libre-\u00c9change Continentale Africaine (ZLECAf) est r\u00e9put\u00e9e jouer un r\u00f4le essentiel dans le d\u00e9veloppement \u00e9conomique de l\u2019Afrique et dans la r\u00e9alisation de l\u2019Agenda 2063. Comment cette vision strat\u00e9gique de l\u2019Union africaine va-t-elle r\u00e9pondre aux d\u00e9fis du commerce, du num\u00e9rique et de la libre circulation des personnes ? Hajer Gueldich\u00a0: La\u00a0Zone de Libre-\u00c9change Continentale Africaine(ZLECAf)\u00a0constitue une pierre angulaire de l\u2019Agenda 2063\u00a0de l\u2019Union africaine, qui aspire \u00e0 b\u00e2tir \u00ab L\u2019Afrique que nous voulons \u00bb. Ce cadre transformateur vise \u00e0 favoriser l\u2019int\u00e9gration \u00e9conomique, \u00e0 accro\u00eetre le commerce intra-africain et \u00e0 lib\u00e9rer le potentiel collectif du continent. La ZLECAf n\u2019est pas qu\u2019un simple accord commercial ; c\u2019est un v\u00e9ritable plan strat\u00e9gique con\u00e7u pour relever les d\u00e9fis majeurs de l\u2019Afrique en mati\u00e8re de commerce, de num\u00e9risation et de mobilit\u00e9. D\u2019un point de vue juridique, les protocoles de la ZLECAf relatifs au commerce des biens, aux services et aux investissements \u00e9tablissent un cadre juridique robuste facilitant la circulation fluide des biens, des services et des capitaux \u00e0 travers les fronti\u00e8res. Cette d\u00e9marche r\u00e9pond directement \u00e0 des probl\u00e9matiques de longue date, telles que les droits de douane \u00e9lev\u00e9s, les barri\u00e8res non tarifaires et les march\u00e9s fragment\u00e9s, qui ont frein\u00e9 le d\u00e9veloppement \u00e9conomique du continent. En ce qui concerne la\u00a0num\u00e9risation, l\u2019Union africaine a reconnu que le paysage commercial du XXIe si\u00e8cle ne peut prosp\u00e9rer sans exploiter les infrastructures num\u00e9riques. Gr\u00e2ce \u00e0 la\u00a0Strat\u00e9gie de transformation num\u00e9rique pour l\u2019Afrique (2020-2030), compl\u00e9mentaire \u00e0 la ZLECAf, l\u2019Union vise \u00e0 harmoniser les r\u00e9glementations sur le commerce num\u00e9rique, \u00e0 renforcer le commerce \u00e9lectronique transfrontalier et \u00e0 garantir que les outils num\u00e9riques soutiennent les entrepreneurs africains, notamment les petites et moyennes entreprises (PME). Cet alignement est crucial pour cr\u00e9er un \u00e9cosyst\u00e8me commercial inclusif, comp\u00e9titif et r\u00e9silient face aux chocs mondiaux. Concernant la\u00a0libre circulation des personnes, la ZLECAf s\u2019inscrit dans la continuit\u00e9 du\u00a0Protocole de l\u2019UA sur la libre circulation des personnes, le droit de r\u00e9sidence et le droit d\u2019\u00e9tablissement, adopt\u00e9 en 2018. Ce protocole vise \u00e0 \u00e9liminer les barri\u00e8res \u00e0 la mobilit\u00e9 et \u00e0 cr\u00e9er un march\u00e9 unique africain o\u00f9 les citoyens peuvent circuler librement, contribuant ainsi non seulement au commerce, mais aussi aux \u00e9changes culturels et professionnels. Ensemble, ces instruments juridiques marquent un tournant dans la gouvernance \u00e9conomique africaine, en int\u00e9grant commerce, technologie et mobilit\u00e9 humaine au c\u0153ur de la trajectoire de d\u00e9veloppement du continent. Ibrahima Kane et Mame-Penda Ba : Concernant la libre circulation des personnes, quels sont \u00a0selon vous, les principaux obstacles \u00e0 l\u2019exercice de cette libert\u00e9, sachant qu\u2019une des aspirations de l\u2019Agenda 2063 \u00e9tait d\u2019introduire le passeport africain d\u00e9livr\u00e9 par les \u00c9tats membres, en tirant parti de la migration dans le monde par l\u2019\u00e9mission de passeports \u00e9lectroniques, avec la suppression de l\u2019obligation de visa pour tous les citoyens africains dans tous les pays africains en 2018 ? Hajer Gueldich\u00a0: Bien que la vision de la\u00a0libre circulation des personnes\u00a0dans le cadre de l\u2019Agenda 2063 soit \u00e0 la fois ambitieuse et n\u00e9cessaire, sa r\u00e9alisation a rencontr\u00e9 des obstacles significatifs. L\u2019introduction du\u00a0passeport africain, ainsi que l\u2019\u00e9limination des exigences de visa, a progress\u00e9 plus lentement que pr\u00e9vu, principalement en raison de pr\u00e9occupations politiques, s\u00e9curitaires et \u00e9conomiques. L\u2019un des principaux d\u00e9fis juridiques et institutionnels r\u00e9side dans la\u00a0non-ratification du Protocole de l\u2019UA sur la libre circulation des personnes\u00a0par de nombreux \u00c9tats membres. Cela refl\u00e8te des appr\u00e9hensions li\u00e9es \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 nationale, notamment les craintes d\u2019une migration irr\u00e9guli\u00e8re accrue, de la criminalit\u00e9 transnationale et d\u2019une pression sur les march\u00e9s du travail domestique. Pour r\u00e9pondre \u00e0 ces pr\u00e9occupations, il est n\u00e9cessaire de mettre en place des cadres juridiques solides garantissant une gestion des migrations align\u00e9e sur les int\u00e9r\u00eats nationaux, tout en respectant l\u2019esprit d\u2019int\u00e9gration continentale. 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Nous aimerions commencer par un rappel de votre parcours scientifique. Pourriez-vous revenir sur votre trajectoire en tant que professeure de droit et conseill\u00e8re juridique de l&rsquo;Union africaine ? En quoi consiste le travail de la Commission de l\u2019Union africaine pour le droit international, quelles sont ses missions et ses domaines d\u2019intervention ? Hajer Gueldich&nbsp;: Du point de vue de mon engagement professionnel avec l\u2019organisation panafricaine, je suis membre \u00e9lue de la Commission de l\u2019Union africaine pour le Droit international (CUADI) depuis 2015 (\u00e9lue en 2015 et r\u00e9\u00e9lue en 2018). J\u2019ai \u00e9t\u00e9 le Rapporteur g\u00e9n\u00e9ral de la Commission de 2015 \u00e0 2019 et j\u2019ai \u00e9t\u00e9 \u00e9lue, de 2022 \u00e0 2023, Pr\u00e9sidente de la CUADI, ce qui a fait de moi la premi\u00e8re femme \u00e9lue \u00e0 ce poste prestigieux depuis la cr\u00e9ation de la Commission en 2009. La Commission de l&rsquo;Union africaine pour le Droit International (CUADI), en anglais African Union Commission on International Law (AUCIL), a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e le 4 f\u00e9vrier 2009. Elle est compos\u00e9e d&rsquo;experts en droit international \u00e9lus par les 55 \u00c9tats membres de l&rsquo;organisation. Son si\u00e8ge est \u00e0 Addis-Abeba, en \u00c9thiopie et ses activit\u00e9s ont commenc\u00e9 en mai 2010. La CUADI est compos\u00e9e de 11 membres \u00e9lus par le Conseil ex\u00e9cutif de l\u2019UA, dans le respect des principes de la repr\u00e9sentation g\u00e9ographique \u00e9quitable, de la repr\u00e9sentation des principaux syst\u00e8mes juridiques et de la repr\u00e9sentation des femmes. Les membres si\u00e8gent \u00e0 titre personnel. Ils sont \u00e9lus pour un mandat de cinq ans, renouvelable une seule fois. Cet organe statutaire remplit une double mission : d\u2019une part, une mission de conseil aupr\u00e8s des organes de l&rsquo;Union et d\u2019autre part une mission de prospection juridique. \u00c0 ce titre, la CUADI peut sugg\u00e9rer la r\u00e9vision de certains textes d\u00e9j\u00e0 adopt\u00e9s, voire des trait\u00e9s de l\u2019OUA\/UA. Notre Commission doit soutenir le travail quotidien de la Commission de l\u2019Union et de son d\u00e9partement juridique, lesquels doivent recourir \u00e0 la CUADI en cas de besoin. Elle a, ainsi, vocation \u00e0 devenir un v\u00e9ritable maillon fort de la prise de d\u00e9cision communautaire. C\u2019est un organe pivot dans le travail de prospection juridique, le seul organe \u00e0 vocation transversale et capable d\u2019assurer un r\u00f4le strat\u00e9gique dans l\u2019int\u00e9gration du continent. Ibrahima Kane et Mame-Penda Ba : S&rsquo;agissant pr\u00e9cis\u00e9ment d&rsquo;int\u00e9gration du continent, la Zone de Libre-\u00c9change Continentale Africaine (ZLECAf) est r\u00e9put\u00e9e jouer un r\u00f4le essentiel dans le d\u00e9veloppement \u00e9conomique de l\u2019Afrique et dans la r\u00e9alisation de l\u2019Agenda 2063. Comment cette vision strat\u00e9gique de l\u2019Union africaine va-t-elle r\u00e9pondre aux d\u00e9fis du commerce, du num\u00e9rique et de la libre circulation des personnes ? Hajer Gueldich\u00a0: La\u00a0Zone de Libre-\u00c9change Continentale Africaine(ZLECAf)\u00a0constitue une pierre angulaire de l\u2019Agenda 2063\u00a0de l\u2019Union africaine, qui aspire \u00e0 b\u00e2tir \u00ab L\u2019Afrique que nous voulons \u00bb. Ce cadre transformateur vise \u00e0 favoriser l\u2019int\u00e9gration \u00e9conomique, \u00e0 accro\u00eetre le commerce intra-africain et \u00e0 lib\u00e9rer le potentiel collectif du continent. La ZLECAf n\u2019est pas qu\u2019un simple accord commercial ; c\u2019est un v\u00e9ritable plan strat\u00e9gique con\u00e7u pour relever les d\u00e9fis majeurs de l\u2019Afrique en mati\u00e8re de commerce, de num\u00e9risation et de mobilit\u00e9. D\u2019un point de vue juridique, les protocoles de la ZLECAf relatifs au commerce des biens, aux services et aux investissements \u00e9tablissent un cadre juridique robuste facilitant la circulation fluide des biens, des services et des capitaux \u00e0 travers les fronti\u00e8res. Cette d\u00e9marche r\u00e9pond directement \u00e0 des probl\u00e9matiques de longue date, telles que les droits de douane \u00e9lev\u00e9s, les barri\u00e8res non tarifaires et les march\u00e9s fragment\u00e9s, qui ont frein\u00e9 le d\u00e9veloppement \u00e9conomique du continent. En ce qui concerne la\u00a0num\u00e9risation, l\u2019Union africaine a reconnu que le paysage commercial du XXIe si\u00e8cle ne peut prosp\u00e9rer sans exploiter les infrastructures num\u00e9riques. Gr\u00e2ce \u00e0 la\u00a0Strat\u00e9gie de transformation num\u00e9rique pour l\u2019Afrique (2020-2030), compl\u00e9mentaire \u00e0 la ZLECAf, l\u2019Union vise \u00e0 harmoniser les r\u00e9glementations sur le commerce num\u00e9rique, \u00e0 renforcer le commerce \u00e9lectronique transfrontalier et \u00e0 garantir que les outils num\u00e9riques soutiennent les entrepreneurs africains, notamment les petites et moyennes entreprises (PME). Cet alignement est crucial pour cr\u00e9er un \u00e9cosyst\u00e8me commercial inclusif, comp\u00e9titif et r\u00e9silient face aux chocs mondiaux. Concernant la\u00a0libre circulation des personnes, la ZLECAf s\u2019inscrit dans la continuit\u00e9 du\u00a0Protocole de l\u2019UA sur la libre circulation des personnes, le droit de r\u00e9sidence et le droit d\u2019\u00e9tablissement, adopt\u00e9 en 2018. Ce protocole vise \u00e0 \u00e9liminer les barri\u00e8res \u00e0 la mobilit\u00e9 et \u00e0 cr\u00e9er un march\u00e9 unique africain o\u00f9 les citoyens peuvent circuler librement, contribuant ainsi non seulement au commerce, mais aussi aux \u00e9changes culturels et professionnels. Ensemble, ces instruments juridiques marquent un tournant dans la gouvernance \u00e9conomique africaine, en int\u00e9grant commerce, technologie et mobilit\u00e9 humaine au c\u0153ur de la trajectoire de d\u00e9veloppement du continent. Ibrahima Kane et Mame-Penda Ba : Concernant la libre circulation des personnes, quels sont \u00a0selon vous, les principaux obstacles \u00e0 l\u2019exercice de cette libert\u00e9, sachant qu\u2019une des aspirations de l\u2019Agenda 2063 \u00e9tait d\u2019introduire le passeport africain d\u00e9livr\u00e9 par les \u00c9tats membres, en tirant parti de la migration dans le monde par l\u2019\u00e9mission de passeports \u00e9lectroniques, avec la suppression de l\u2019obligation de visa pour tous les citoyens africains dans tous les pays africains en 2018 ? Hajer Gueldich\u00a0: Bien que la vision de la\u00a0libre circulation des personnes\u00a0dans le cadre de l\u2019Agenda 2063 soit \u00e0 la fois ambitieuse et n\u00e9cessaire, sa r\u00e9alisation a rencontr\u00e9 des obstacles significatifs. 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Pour r\u00e9pondre \u00e0 ces pr\u00e9occupations, il est n\u00e9cessaire de mettre en place des cadres juridiques solides garantissant une gestion des migrations align\u00e9e sur les int\u00e9r\u00eats nationaux, tout en respectant l\u2019esprit d\u2019int\u00e9gration continentale. 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