{"version":"1.0","provider_name":"Global Africa","provider_url":"https:\/\/www.globalafricasciences.org\/fr\/","author_name":"Mame-Penda Ba","author_url":"https:\/\/www.globalafricasciences.org\/author\/prmamependaba-2\/","title":"Koyo Kouoh, notre anc\u00eatre | Global Africa","type":"rich","width":600,"height":338,"html":"<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"ndlxTu3393\"><a href=\"https:\/\/www.globalafricasciences.org\/fr\/issues\/numero-10\/koyo-kouoh-our-ancestor\/\">Koyo Kouoh, notre anc\u00eatre<\/a><\/blockquote><iframe sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" src=\"https:\/\/www.globalafricasciences.org\/fr\/issues\/numero-10\/koyo-kouoh-our-ancestor\/embed\/#?secret=ndlxTu3393\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"\u00ab\u00a0Koyo Kouoh, notre anc\u00eatre\u00a0\u00bb &#8212; Global Africa\" data-secret=\"ndlxTu3393\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\" class=\"wp-embedded-content\"><\/iframe><script>\n\/*! This file is auto-generated *\/\n!function(d,l){\"use strict\";l.querySelector&&d.addEventListener&&\"undefined\"!=typeof URL&&(d.wp=d.wp||{},d.wp.receiveEmbedMessage||(d.wp.receiveEmbedMessage=function(e){var t=e.data;if((t||t.secret||t.message||t.value)&&!\/[^a-zA-Z0-9]\/.test(t.secret)){for(var s,r,n,a=l.querySelectorAll('iframe[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),o=l.querySelectorAll('blockquote[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),c=new RegExp(\"^https?:$\",\"i\"),i=0;i<o.length;i++)o[i].style.display=\"none\";for(i=0;i<a.length;i++)s=a[i],e.source===s.contentWindow&&(s.removeAttribute(\"style\"),\"height\"===t.message?(1e3<(r=parseInt(t.value,10))?r=1e3:~~r<200&&(r=200),s.height=r):\"link\"===t.message&&(r=new URL(s.getAttribute(\"src\")),n=new URL(t.value),c.test(n.protocol))&&n.host===r.host&&l.activeElement===s&&(d.top.location.href=t.value))}},d.addEventListener(\"message\",d.wp.receiveEmbedMessage,!1),l.addEventListener(\"DOMContentLoaded\",function(){for(var e,t,s=l.querySelectorAll(\"iframe.wp-embedded-content\"),r=0;r<s.length;r++)(t=(e=s[r]).getAttribute(\"data-secret\"))||(t=Math.random().toString(36).substring(2,12),e.src+=\"#?secret=\"+t,e.setAttribute(\"data-secret\",t)),e.contentWindow.postMessage({message:\"ready\",secret:t},\"*\")},!1)))}(window,document);\n\/\/# sourceURL=https:\/\/www.globalafricasciences.org\/wp-includes\/js\/wp-embed.min.js\n<\/script>\n","thumbnail_url":"https:\/\/www.globalafricasciences.org\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Anthea-Pokroy-South-Africa-Grande.jpeg","thumbnail_width":1025,"thumbnail_height":1280,"description":"Le 14 juin \u00e0 Dakar, les amis, la famille et les collaborateurs et partenaires de Koyo Kouoh se sont retrouv\u00e9s pour c\u00e9l\u00e9brer et honorer la vie et l\u2019\u0153uvre de Koyo Kouoh, r\u00e9cemment disparue. Toutes et tous ont rendu hommage \u00e0 une vie et \u00e0 une \u0153uvre centr\u00e9s sur l&rsquo;humain, o\u00f9 le collectif, l&rsquo;amour et l&rsquo;\u00e9thique relationnelle ont \u00e9t\u00e9 essentiels. En reconnaissance de l&rsquo;h\u00e9ritage qu\u2019elle nous laisse, Global Africa a souhait\u00e9 partager et amplifier cet hommage en publiant les textes d&rsquo;ouverture et de cl\u00f4ture de cette journ\u00e9e comm\u00e9morative. Biographie Koyo Kouoh a fond\u00e9 RAW Material Company en 2008 et en a dirig\u00e9 les programmes avec soin et conviction jusqu\u2019en 2019, date \u00e0 laquelle elle a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9e directrice ex\u00e9cutive et conservatrice en chef du Zeitz Museum of Contemporary Art Africa (Zeitz MOCAA), au Cap, en Afrique du Sud. En 2024, elle a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9e directrice du d\u00e9partement des arts visuels de la 61\u1d49 exposition internationale d\u2019art de la Biennale de Venise, sur recommandation de son pr\u00e9sident Pietrangelo Buttafuoco. Tout en menant des expositions et des programmes dans sa propre institution, Koyo Kouoh a con\u00e7u des expositions percutantes et visionnaires \u00e0 travers le monde, telles que Body Talk: Feminism, Sexuality and the Body in the Works of Six African Women Artists, pr\u00e9sent\u00e9e pour la premi\u00e8re fois au Wiels, \u00e0 Bruxelles (Belgique) en 2015. Elle a \u00e9t\u00e9 commissaire de l&rsquo;exposition Still (the) Barbarians, lors de la 37e \u00e9dition d&rsquo;EVA International, la biennale d\u2019art contemporain d\u2019Irlande, \u00e0 Limerick, en 2016.&nbsp; Elle a particip\u00e9 \u00e0 la 57e Carnegie International \u00e0 Pittsburgh, en Pennsylvanie (\u00c9tats-Unis), avec l\u2019exposition Dig Where You Stand (2018-2019), fruit d\u2019une recherche approfondie : une exposition dans l\u2019exposition, con\u00e7ue \u00e0 partir des collections de Carnegie Museums of Art and Natural History. Elle a initi\u00e9 le projet de recherche Saving Bruce Lee: African and Arab Cinema in the Era of Soviet Cultural Diplomacy, pr\u00e9sent\u00e9 au Garage Museum of Contemporary Art \u00e0 Moscou et \u00e0 la Haus der Kulturen der Welt \u00e0 Berlin (2015-2018). Elle a \u00e9galement particip\u00e9 \u00e0 la curation de Douala Metamorphosis lors du Salon urbain de Douala, au Cameroun, en 2013, ainsi qu\u2019\u00e0 l\u2019exposition Make Yourself at Home: Contemporary Hospitality in a Changed World, con\u00e7ue en collaboration avec Charlotte Bagger Brandt pour le Kunsthal Charlottenborg \u00e0 Copenhague, en 2010. Tr\u00e8s active sur les sc\u00e8nes critiques, panafricaines et internationales, Koyo Kouoh a si\u00e9g\u00e9 au sein de plusieurs conseils d\u2019administration d\u2019organisations artistiques internationales, dont celui du DAAD (Service allemand d\u2019\u00e9changes universitaires). Elle a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 membre de jury de nombreux prix et distinctions, notamment du Celeste Prize en 2015, du Vera List Center for Art and Politics de 2018 \u00e0 2020, et des Art Basel Awards ce 2025, une initiative destin\u00e9e \u00e0 c\u00e9l\u00e9brer les artistes, commissaires et figures influentes qui transforment la sc\u00e8ne artistique mondiale. Koyo Kouoh laisse derri\u00e8re elle une \u0153uvre intellectuelle importante en tant qu\u2019autrice, \u00e9ditrice ou directrice de publication. When We See Us : A Century of Black Figuration in Painting (2022), qui a accompagn\u00e9 l&rsquo;exposition du m\u00eame titre inaugur\u00e9e au Zeitz MOCAA en novembre 2022 ; Shooting Down Babylon (2022), la premi\u00e8re monographie de l&rsquo;\u0153uvre de l&rsquo;artiste sud-africaine Tracey Rose ; Breathing Out of School : RAW Acad\u00e9mie (2021) ; Condition Report on Art History in Africa (2020) ; Word!Word?Word ! Issa Samb and The Undecipherable Form (2013) ; et Condition Report on Building Art Institutions in Africa (2012), entre autres. Elle a \u00e9t\u00e9 commissaire du programme \u00e9ducatif et artistique de la foire 1-54 Contemporary African Art Fair \u00e0 Londres et \u00e0 New York de 2013 \u00e0 2017, et a fait partie des \u00e9quipes curatoriales de documenta 12 (2007) et documenta 13 (2012) \u00e0 Kassel, en Allemagne. En 2020, elle a re\u00e7u le Grand Prix Meret Oppenheim, la plus haute distinction artistique suisse, qui r\u00e9compense des personnalit\u00e9s embl\u00e9matiques de l&rsquo;art, de l&rsquo;architecture, de la critique et de leur mise en exposition. Durant son temps au Zeitz MOCAA, Koyo Kouoh a lanc\u00e9 des programmes novateurs et visionnaires, comme l&rsquo;Atelier Residency Program, qui \u00e9tend les activit\u00e9s du mus\u00e9e \u00e0 la production sur site, et le Museum Fellowship Program, en collaboration avec l&rsquo;universit\u00e9 du Western Cape, destin\u00e9 aux jeunes professionnel\u00b7l\u00b7e\u00b7s et chercheur\u00b7e\u00b7s des mus\u00e9es du continent. Son travail curatorial s\u2019est concentr\u00e9 sur des expositions monographiques approfondies d\u2019artistes africain\u00b7e\u00b7s et de la diaspora. Tout au long de sa carri\u00e8re, elle a offert une visibilit\u00e9 sans pr\u00e9c\u00e9dent aux artistes du continent africain et de ses diasporas. \u00c0 RAW Material comme ailleurs, elle a notamment organis\u00e9 des expositions avec des artistes comme Otobong Nkanga, Johannes Phokela, Senzeni Marasela, Abdoulaye Konat\u00e9, Tracey Rose et Mary Evans. K\u00ebr Koyo, par Marie H\u00e9l\u00e8ne Pereira Je m\u2019appelle Marie H\u00e9l\u00e8ne Pereira et je fais partie de l\u2019\u00e9quipe de RAW Material Company pr\u00eatant ma voix pour vous adresser ce message de bienvenue au nom de toute l\u2019\u00e9quipe&nbsp;: Fatima Bintou Rassoul Sy, Mame Farma Fall Borom Xaliss, Marie Ciss\u00e9, Filly Gueye, Haja Fanta, Kerry Etola Viderot, Marie Flavienne Sambou, Aminata Ciss\u00e9, Fatou San\u00e9, Omar Kon\u00e9.&nbsp; Daal len ak jaam, Nous vous souhaitons la bienvenue, Land in peace.&nbsp; Bienvenues \u00e0 RAW Material Company, centre pour l\u2019art, le savoir et la soci\u00e9t\u00e9 OUI, mais surtout K\u00ebr Koyo, la maison que Koyo Kouoh a b\u00e2tie de ses mains, avec une g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 et une rigueur intellectuelle sans pareil. Une maison o\u00f9 l\u2019humain est au centre de toute pens\u00e9e et de toute action. Un foyer d\u2019art et d\u2019humanit\u00e9.&nbsp; K\u00ebr Koyo en a connu du beau monde, mais la journ\u00e9e d\u2019aujourd\u2019hui est exceptionnelle, elle est remplie d\u2019amour, elle est charg\u00e9e en \u00e9motions tristes et d\u00e9sarroi mais elle est couverte d\u2019espoir et d\u2019\u00e9nergies protectrices.&nbsp; OUI, K\u00ebr Koyo est remplie d\u2019amour aujourd\u2019hui m\u00eame si sa voix et ses longs c\u00e2lins nous manquent \u00e9norm\u00e9ment. Vous \u00eates nombreux \u00e0 avoir fait le d\u00e9placement pour l\u2019honorer et la c\u00e9l\u00e9brer dans sa maison et nous vous en sommes tr\u00e8s reconnaissantes. Ceci nous montre que m\u00eame n\u2019\u00e9tant plus de ce monde, Koyo ne nous a pas laiss\u00e9es orphelines. Son esprit veille sur nous depuis qu\u2019elle a brusquement rejoint le monde des anc\u00eatres le 10 mai"}