<?xml version="1.0"?>
<oembed><version>1.0</version><provider_name>Global Africa</provider_name><provider_url>https://www.globalafricasciences.org/fr/</provider_url><author_name>Mame-Penda Ba</author_name><author_url>https://www.globalafricasciences.org/author/prmamependaba-2/</author_url><title>Afrostructurer l&#x2019;&#xE9;dition scientifique | Global Africa</title><type>rich</type><width>600</width><height>338</height><html>&lt;blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="CFrz525iNy"&gt;&lt;a href="https://www.globalafricasciences.org/fr/issues/numero-7/afrostructuring-scientific-publishing/"&gt;Afrostructurer l&#x2019;&#xE9;dition scientifique&lt;/a&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;iframe sandbox="allow-scripts" security="restricted" src="https://www.globalafricasciences.org/fr/issues/numero-7/afrostructuring-scientific-publishing/embed/#?secret=CFrz525iNy" width="600" height="338" title="&#xAB;&#xA0;Afrostructurer l&#x2019;&#xE9;dition scientifique&#xA0;&#xBB; &#x2014; Global Africa" data-secret="CFrz525iNy" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no" class="wp-embedded-content"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;script&gt;
/*! This file is auto-generated */
!function(d,l){"use strict";l.querySelector&amp;&amp;d.addEventListener&amp;&amp;"undefined"!=typeof URL&amp;&amp;(d.wp=d.wp||{},d.wp.receiveEmbedMessage||(d.wp.receiveEmbedMessage=function(e){var t=e.data;if((t||t.secret||t.message||t.value)&amp;&amp;!/[^a-zA-Z0-9]/.test(t.secret)){for(var s,r,n,a=l.querySelectorAll('iframe[data-secret="'+t.secret+'"]'),o=l.querySelectorAll('blockquote[data-secret="'+t.secret+'"]'),c=new RegExp("^https?:$","i"),i=0;i&lt;o.length;i++)o[i].style.display="none";for(i=0;i&lt;a.length;i++)s=a[i],e.source===s.contentWindow&amp;&amp;(s.removeAttribute("style"),"height"===t.message?(1e3&lt;(r=parseInt(t.value,10))?r=1e3:~~r&lt;200&amp;&amp;(r=200),s.height=r):"link"===t.message&amp;&amp;(r=new URL(s.getAttribute("src")),n=new URL(t.value),c.test(n.protocol))&amp;&amp;n.host===r.host&amp;&amp;l.activeElement===s&amp;&amp;(d.top.location.href=t.value))}},d.addEventListener("message",d.wp.receiveEmbedMessage,!1),l.addEventListener("DOMContentLoaded",function(){for(var e,t,s=l.querySelectorAll("iframe.wp-embedded-content"),r=0;r&lt;s.length;r++)(t=(e=s[r]).getAttribute("data-secret"))||(t=Math.random().toString(36).substring(2,12),e.src+="#?secret="+t,e.setAttribute("data-secret",t)),e.contentWindow.postMessage({message:"ready",secret:t},"*")},!1)))}(window,document);
//# sourceURL=https://www.globalafricasciences.org/wp-includes/js/wp-embed.min.js
&lt;/script&gt;
</html><thumbnail_url>https://www.globalafricasciences.org/wp-content/uploads/2026/03/GaindeSAT-1A.png</thumbnail_url><thumbnail_width>712</thumbnail_width><thumbnail_height>629</thumbnail_height><description>J&#x2019;ai stopp&#xE9; net ma danse de la victoire en relisant le texte de David Mills et de Toluwase Asubiaro dans ce num&#xE9;ro. Pourtant, depuis quelques jours, je baignais dans une liesse que rien ne semblait pouvoir perturber. Global Africa, revue que nous avons&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;cr&#xE9;&#xE9;e il y a&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; moins de trois ans, venait d&#x2019;&#xEA;tre index&#xE9;e successivement par African Journals OnLine (AJOL) et par Directory of Open Access Journals (DOAJ) &#xE0; une semaine d&#x2019;intervalle au mois d&#x2019;ao&#xFB;t&nbsp;2024. Cette double validation de la robustesse des processus &#xE9;ditoriaux, &#xE9;tablis pour assurer la qualit&#xE9;, la r&#xE9;gularit&#xE9;, la transparence, l&#x2019;accessibilit&#xE9;, valait bien quelques pas de danse de victoire&nbsp;! D&#x2019;autant plus qu&#x2019;avec cette indexation, le S&#xE9;n&#xE9;gal venait de rentrer dans la liste des pays africains francophones repr&#xE9;sent&#xE9;s dans le DOAJ&nbsp;! Et pour partager ce succ&#xE8;s, ce titre glorieux, nous avons assailli les r&#xE9;seaux sociaux et communiqu&#xE9; dans toutes les langues cette heureuse nouvelle. Nous avions en effet presque touch&#xE9; le Graal des revues &#x2013;&nbsp;le Graal en l&#x2019;occurrence &#xE9;tant l&#x2019;indexation en cours pour Scopus, pour lequel nous attendions les r&#xE9;sultats de la soumission, mais avions &#xE9;t&#xE9; pr&#xE9;venus que cela prendrait plusieurs mois. Puis sont arriv&#xE9;es les &#xE9;preuves des articles du num&#xE9;ro&nbsp;7 qui, par une heureuse co&#xEF;ncidence, portait sur les d&#xE9;fis de l&#x2019;&#xE9;dition scientifique en Afrique. Sans &#xE9;videmment s&#x2019;y limiter, un certain nombre d&#x2019;articles montrent comment la g&#xE9;opolitique de l&#x2019;&#xE9;dition scientifique globale exclut l&#x2019;Afrique, ses langues et ses chercheurs. On y rappelle que les syst&#xE8;mes embryonnaires mis en place au lendemain des ind&#xE9;pendances ont &#xE9;t&#xE9; durablement d&#xE9;structur&#xE9;s par les ajustements structurels des ann&#xE9;es&nbsp;1980, l&#x2019;absence de financement, de ressources humaines sp&#xE9;cialis&#xE9;es et de strat&#xE9;gie. En cons&#xE9;quence les revues africaines restent anonymes, de pi&#xE8;tre qualit&#xE9; et absentes des index.&nbsp; Alors &#xE0; la fiert&#xE9; est venu s&#x2019;ajouter un m&#xE9;lange de malaise, de pudeur et de doute, dissipant presque mon euphorie. En faisant un rapide travail d&#x2019;introspection, j&#x2019;ai compris que ma g&#xEA;ne venait du fait que je c&#xE9;l&#xE9;brais &#x2013;&nbsp;de la m&#xEA;me fa&#xE7;on que mes coll&#xE8;gues nig&#xE9;rians Nnaji et Adibe (Mills &amp; Asubiaro, 2024)&nbsp;&#x2013;, au fond, la &#xAB;&nbsp;vraie&nbsp;&#xBB; naissance de Global Africa, &#xE0; savoir la garantie que nous serions enfin vus et reconnus par la communaut&#xE9; des chercheurs &#xE0; l&#x2019;&#xE9;chelle mondiale. Nous avions beau &#xEA;tre d&#xE9;j&#xE0; l&#xE0;, &#xEA;tre d&#xE9;j&#xE0; pertinents, &#xEA;tre d&#xE9;j&#xE0; &#xAB;&nbsp;beaux&nbsp;&#xBB;, peu&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;importait cette existence pr&#xE9;alable si elle n&#x2019;&#xE9;tait pas sanctionn&#xE9;e par notre ticket d&#x2019;entr&#xE9;e dans le club tr&#xE8;s ferm&#xE9;, dans l&#x2019;aristocratie tr&#xE8;s dandy des revues scientifiques (en open access pour DOAJ). Nous venions, parce que reconnus par les autres, d&#x2019;&#xEA;tre enfin &#xAB;&nbsp;visibles&nbsp;&#xBB; et donc pleinement l&#xE9;gitimes et dor&#xE9;navant fr&#xE9;quentables par tous les chercheurs. C&#x2019;est ce qu&#x2019;offre l&#x2019;indexation. Pour quelqu&#x2019;un qui pense la d&#xE9;colonialit&#xE9;, la pluriversalit&#xE9;, le d&#xE9;centrement et l&#x2019;existence en dehors du regard de l&#x2019;Occident, c&#x2019;&#xE9;tait une grande contradiction. Alors j&#x2019;ai stopp&#xE9; net ma danse de la victoire pour mesurer &#xE0; nouveau la lourdeur du fardeau et l&#x2019;immensit&#xE9; de la responsabilit&#xE9; qui est celle des &#xE9;diteurs africains. Je dirais, par souci de synth&#xE8;se et parce que le petit espace qu&#x2019;offre un &#xE9;ditorial ne permet pas de contenir les &#xE9;tats d&#x2019;&#xE2;me d&#x2019;une r&#xE9;dactrice en chef africaine, que sa mission consiste &#xE0; aller au-del&#xE0; des dilemmes et des contradictions. Je dis cela car ce qui ressort de ce num&#xE9;ro en fin de compte, c&#x2019;est que toutes les formules propos&#xE9;es pour construire des &#xE9;cosyst&#xE8;mes stimulants de recherche, de publication et de diffusion des r&#xE9;sultats scientifiques, prises dans leurs contextes, sont pertinentes. Elles ne s&#x2019;excluent pas mais se compl&#xE8;tent parce qu&#x2019;en r&#xE9;alit&#xE9;, nous devons &#xEA;tre pertinents et reconnus, grands ou petits (au choix) mais beaux toujours, nous devons c&#xE9;l&#xE9;brer toutes les reconnaissances faites &#xE0; un travail de qualit&#xE9; sans nous sentir coupables mais sans oublier l&#x2019;injustice du syst&#xE8;me, nous devons rendre disponibles toutes les possibilit&#xE9;s qui &#xE9;vitent l&#x2019;uniformit&#xE9;, le monolinguisme. Aller au-del&#xE0; des dilemmes consiste &#xE0; la fois &#xE0; assurer la qualit&#xE9;, la l&#xE9;gitimit&#xE9; et la cr&#xE9;dibilit&#xE9; (qui passent dor&#xE9;navant presque toujours par l&#x2019;inclusion dans les index) tout en maintenant notre devoir d&#x2019;indignation devant la violence incroyable qu&#x2019;un petit groupe de multinationales de l&#x2019;&#xE9;dition scientifique fait peser sur le Sud global et sur l&#x2019;Afrique en particulier (voir le texte de Madeleine Markey).&nbsp; Mais la v&#xE9;ritable t&#xE2;che qui est la n&#xF4;tre est de construire des infrastructures publiques diversifi&#xE9;es pour la recherche, sa publication et son utilisation, infrastructures qui ont en commun le partage des connaissances, l&#x2019;inscription de celles-ci au c&#x153;ur des projets de d&#xE9;veloppement du continent et l&#x2019;offre simultan&#xE9;e de r&#xE9;ponses face aux vuln&#xE9;rabilit&#xE9;s globales que produit l&#x2019;industrie &#xE9;ditoriale. C&#x2019;est ce que j&#x2019;appelle l&#x2019;&#xAB;&nbsp;afrostructure&nbsp;&#xBB; de l&#x2019;&#xE9;dition scientifique&nbsp;: penser, construire et financer l&#x2019;&#xE9;dition scientifique africaine &#xE0; partir de dispositifs intelligents (utilisant le num&#xE9;rique et l&#x2019;IA), collaboratifs, plurilingues, souverains (financements endog&#xE8;nes), ouverts &#xE0; tous les publics (scientifiques, d&#xE9;cideurs, soci&#xE9;t&#xE9; civile, citoyens, secteur priv&#xE9;, m&#xE9;dias) sensibles &#xE0; la diversit&#xE9; des valeurs, &#xE0; la pr&#xE9;sence des femmes, des jeunes, et proposant des formes de reconnaissance du travail scientifique qui d&#xE9;passent la seule production d&#x2019;articles. Si, comme je le crois, nous devons forger nos propres destins, modeler d&#xE8;s aujourd&#x2019;hui ce qui doit advenir, il faut penser aux conditions pour r&#xE9;aliser la pr&#xE9;sence africaine (Alioune Diop) des revues africaines dans le monde, pr&#xE9;sence qui n&#x2019;est pas imitation, int&#xE9;gration, assimilation dans les process des autres, mais pr&#xE9;sence qui permet d&#x2019;offrir une autre option que celle de la course effr&#xE9;n&#xE9;e dans la production industrielle des articles, dans l&#x2019;imposition d&#x2019;une langue h&#xE9;g&#xE9;monique, ou des standards occidentaux. Ce retour vers le sens, vers les gens, vers la discussion v&#xE9;ritable de ce qu&#x2019;on a (pas) trouv&#xE9;, dans une multiplicit&#xE9; de langues, de cultures scientifiques, de questionnements, c&#x2019;est aussi ce que l&#x2019;on esp&#xE8;re de l&#x2019;Afrique. On esp&#xE8;re aussi de l&#x2019;Afrique qu&#x2019;elle joue un r&#xF4;le fondamental pour un retour vers une science multilingue et un monde de la traduction. Nous devons et pouvons imposer aux g&#xE9;ants anglo-am&#xE9;ricains de l&#x2019;&#xE9;dition scientifique et aux grandes universit&#xE9;s qui dominent les classements internationaux, la traduction des articles, ainsi qu&#x2019;un nouveau cr&#xE9;do&nbsp;: moins d&#x2019;articles, mieux d&#x2019;articles. L&#x2019;exp&#xE9;rience de Global Africa montre que les co&#xFB;ts en traduction sont parfaitement supportables pour les revues appartenant aux grands groupes et aux grandes universit&#xE9;s, puisque la traduction</description></oembed>
