Pour sa première édition, 15 jeunes chercheurs issus de divers horizons ont été sélectionnés pour être formés à la rédaction scientifique par d'éminentes personnalités du monde universitaire africain et international, qui seront leurs mentors pendant et après l'atelier de formation.
Les candidats retenus ont été choisis sur la base de leurs candidatures soumises en réponse à l'appel à candidatures lancé par le programme quelques mois auparavant, sur le thème « Décoloniser l'avenir de l'administration publique en Afrique ». La diversité de leurs profils — couvrant les sciences politiques, le droit, la sociologie et les politiques publiques — reflète l'ambition multidisciplinaire qui est au cœur du programme.
La première session de l'Institut des jeunes chercheurs s'est tenue à Niamey du 4 au 12 février 2023. Cet atelier a réuni participants et mentors dans un cadre résidentiel, favorisant des échanges approfondis entre plusieurs générations de chercheurs. Il est lié au numéro 6 de la revue Global Africa Journal, consacré aux administrations publiques africaines et intitulé « Décoloniser l'avenir de l'administration publique en Afrique ».
Un tel objet suscite incontestablement l'intérêt des chercheurs soucieux de comprendre la dynamique de l'État, telle qu'elle se forme et évolue en Afrique. Il s'agit d'un sujet ouvert à la multidisciplinarité, qui se trouve aujourd'hui au cœur des réflexions en sciences sociales. Les questions d'héritage colonial, de réforme bureaucratique et de relations entre citoyens et État convergent ici d'une manière qui exige à la fois une perspective historique approfondie et une réflexion prospective.
En conséquence, les candidats sélectionnés entendent contribuer de manière valable au renouvellement des connaissances sur un sujet reconnu pour son contenu stratégique élevé dans les réflexions sur l'État en Afrique.
L’Institut des jeunes chercheurs offre une expérience immersive aux jeunes chercheurs qui explorent l’avenir de l’Afrique. Le thème de cette première édition, « Décoloniser l’avenir de l’administration publique en Afrique », a suscité des discussions approfondies sur la manière de repenser l’État africain à travers une perspective décoloniale et multidisciplinaire.